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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

chroniques michel bordat

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT

Michel Bordat qui fut longtemps directeur d'école à Pornic, correspondant Ouest-France et initiateur des "Dictées-folies" est mort dans la nuit de vendredi à samedi. Il m'avait demandé, il y a quelques années, d'héberger ses chroniques. C'est ce que j'ai fait. Vous les trouverez dans la catégorie #Chroniques Michel Bordat, de mon blog. Il en a écrit 23 qui resteront à la disposition des lecteurs... Adieu Michel, Tu avais encore beaucoup de beaux souvenirs à écrire...

Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.

Beaucoup de tristesse parmi les enfants et les adultes quand Cécile Capron, maîtresse à l’école Kerlor depuis deux décennies, leur a appris qu’elle quittait Pornic pour aller dans une ville du soleil où il fait si bon vivre. Elle a été nommée à l’école Mermoz à Marseille.

C’était ma collègue pendant de longues années. J’ai beaucoup apprécié sa gentillesse, son sourire continuel, ses compétences pédagogiques et sa grande disponibilité pour rendre service à tous ceux qui partageaient son engagement dans l’enseignement. C’est une personne en qui j’avais entièrement confiance et auprès de qui je me sentais bien. Cela était très réconfortant. Tout dernièrement j’ai interrogé ses élèves et leur ai posé la question : « Que pensez-vous de votre maîtresse ? » Les réponses étaient unanimes et toutes allaient dans le même sens : «Elle a toujours été très gentille et juste avec tout le monde. C’est une bonne maîtresse. Elle nous a bien appris ! Elle a toujours le sourire. Elle est très sympathique. Elle est correcte. Elle est stricte mais aussi tolérante. Elle n’interroge pas toujours les mêmes élèves et ça c’est bien ! Elle ne se moque pas de nous. Par contre elle a raison quand elle ne répète pas les explications aux élèves qui n’ont pas écouté. C’est à eux de faire des efforts. Elle est juste avec tous les élèves. Parfois elle est un peu sévère mais c’est à nous de faire des efforts, même si on n’ est pas toujours d’accord ! Elle aide toujours les élèves en difficulté .Elle ne nous gronde que quand nous le méritons .Ce que j’aime c’est qu’elle nous apprend beaucoup de choses très intéressantes et on y prend goût !Moi je l’aime beaucoup ! »

Une action publique très appréciée

Cécile a multiplié ses actions en direction pédagogique et dans sa vie publique. Éducation physique aussi bien en individuel que scolairement. Installation et initiation d’ateliers mathématiques. Participation à la chorale de l’école. Histoire des arts. Collaboration en mettant en place le travail en équipe. Si Cécile avait de bons rapports avec le personnel communal elle apportait aussi beaucoup d’amitié à ses collègues. Sa passion aussi c’était le basket. Elle était très accroc et faisait partie régulièrement d’une équipe loisir où elle apportait sa bonne humeur et abandonna pour des raisons de santé. Pour elle, ces soirées basket furent de formidables moments de convivialité et par l’esprit et par le cœur. Cécile a aussi éprouvé beaucoup de bonheur à Pornic en y élevant ses deux garçons, dont la gentillesse, tout comme celle de leur maman, fait l’unanimité !!!

La grande prêtresse des Dictéefolies

Cécile se souvient parfaitement quand l’idée des fameuses Dictéefolie a germé et m’a raconté ses souvenirs: « C’était au cours d’une fête de fin d’année qui se déroulait à la salle dite du Canal. Tes élèves avaient écrit, à leur façon, le même texte mais phonétiquement, donc rempli de fautes !!Il y avait 8 moutures différentes et avec tes élèves tu les avais affichées sur le mur du fond de la salle municipale. Et 8 tables d’écoliers avaient été installées. Le but c’étaient que les parents devaient réécrire sans faute le texte bourré de fautes, puisqu’écrit phonétiquement. Ce sont 25 personnes qui se sont prêtés au jeu dont Catherine Pasquier la première adjointe. Du coup, les Dictéefolies qui ne portait pas encore cette appellation étaient nées.»

Ensuite ce fut la grande épopée des Dictéefolies :cette aventure a duré 15 ans et 5300 personnes se sont déplacées au lycée du Pays de Retz et se sont affrontées à cet exercice très redoutable dont le niveau était supérieur aux dictées de Bernard Pivot (Le super champion des 20 ans de Bernard Pivot est venu 3 fois à Pornic pour récrire des textes farfelus et chaque fois il est tombé dans les pièges que j’avais tendus). Nous avions besoin d’aide et j’avais une équipe bien structurée pour réussir l’organisation. Cécile faisait partie des acteurs de l’événement. Elle avait une tâche redoutable : c’est elle qui avait la responsabilité de la grande salle des adultes qui participaient par équipe de 2 ne rendant qu’une copie. Après la dictée folle une dictée traditionnelle était proposée et c’est Cécile qui officiait avec une lecture majestueuse et avec aisance. « Je la relisais plusieurs fois toute seule pour m’entraîner à donner le ton tout en repérant les mots que je ne connaissais pas afin de les prononcer correctement. A la fin de la dictée des participants faisaient leurs commentaires sur le sens de certains mots. Une seule fois il y a eu des contestations. C’était la dictée sur le thème de la musique. Particulièrement sur « Jojo » la si belle chanson de Jacques Brel qui avait inventé le verbe si rempli de sens « Jojo tu frères encore ». Protestation d’une participante : « Madame le verbe frèrer n’existe pas ! ». Certes mais il est si beau et rempli de tant d’humanité et de sensibilité !! »

J’avais donné entièrement raison à Cécile que j’avais baptisé la « Grande Prêtresse des Dictéefolies.» En effet, elle menait sa tâche d’animatrice avec un talent inégalé, maîtrisant plus d’une centaine d’adultes, avec beaucoup de gentillesse et de compréhension, d’une main de fer.

Cécile, tu pars à Marseille mais aussi, pour nous tu « Frèreras » toujours à Pornic !

Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.
Cécile, la si gentille maîtresse et la grande prêtresse des Dictéefolies, quitte Pornic.

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Huîtres : un  rare plaisir du goût !

 

Depuis mon adolescence, j’ai un goût très prononcé pour les huîtres. Et chaque fois que l’occasion s’est présentée j’ai pu satisfaire mon grand plaisir pour se coquillage que je trouvais vraiment délicieux.

C’est au cours du voyage d’adieu avec le pays ou je suis né, le Maroc, que j’ai découvert ce prodigieux coquillage digne de la table des rois. J’avais alors 15 ans. C’était la 7éme fois que nous faisions la traversée en transatlantique pour rejoindre la France (le Maroc n’était plus sous protectorat et avait conquis son indépendance). Ce retour vers la France avait été ‘’ folklorique ’’ et plein de rebondissements.

 Nous avions fait une riche étape dans la ville internationale et si originale : Tanger. J’ai beaucoup aimé cette halte de quatre heures et apprécié avec délice le génie des jeunes marocain. Super doués aussi bien en calcul mental -maîtrisant plusieurs monnaies- ils parlaient aussi plusieurs langues et étaient les rois du marchandage pour vendre leurs bibelots. J’étais totalement admiratif : ces jeunes  arabes étaient incroyablement persuasifs.

Nous sommes arrivés à Marseille la veille du jour de l’an. Nous devions rejoindre dans la nuit, en train, Chateauroux.  Nous avons fait une halte de 4 heures à Toulouse. Mon père, avec gentillesse, nous proposa : ‘’ Et si nous fêtions la nouvelle année par un repas au restaurant de la gare ? ‘’. Evidemment tous étaient d’accord ! Le repas était chaleureux. Mon père nous a déclaré que nous allions découvrir un coquillage merveilleux et très  goûteux, des huîtres. Ce fut vraiment le cas.

‘’ Ça se mange tout vivant ! ‘’ En effet en mettant un peu de jus de citron sur la chair celle-ci se mit légèrement  à bouger. Farceur, mon père déclara ‘’ N’ayez pas peur, elle ne vous mangera pas ! ‘’.

Le goût était inattendu, agréable, salé, rappelant la noisette. C’était, à mes yeux et à mon palais, savoureux ! Depuis ce jour-là j’ai adoré les huîtres. Malheureusement je n’avais guère l’occasion d’y goûter à nouveau !

Ma 2ème rencontre  avec les huîtres est une histoire très amusante. Marié à 20 ans et allant devenir papa bien prématurément, avec ma femme nous fûmes obligés de travailler. Nous avons été nommés instituteur dans une toute petite école de campagne : Notre – Dame – des - Langueurs. Nous logions au 1er étage au-dessus des 2 classes de l’école. Le 2ème samedi soir une étrange voix nous interpela dans le hall du rez-de- chaussée : ‘’ Marchand d’huîtres !!’’.

Nous étions surpris. Imaginez un personnage haut en couleur avec sa casquette, son sac à dos et son vélo qui nous demanda, avec gentillesse, si nous voulions des huîtres. Avec ma femme nous nous sommes regardés et n’avons pas caché notre surprise. Nous étions d’accord, à condition que le vendeur nous ouvre les coquillages. Et ce cérémonial du samedi soir avec ce vendeur à vélo,

allant  de village en village, avec ses porte-bagages avant et arrière, ainsi que  son sac à dos remplis d’huîtres, s’est renouvelé pendant plus de 2 ans. Un excellent souvenir et une excellente expérience avec les huîtres.

Après un intermède de plusieurs années, j’ai multiplié mes contactes avec ce coquillage. Au moment des grandes marées nous rejoignions l’estuaire de la Vilaine ou l’huître poussait à foison directement sur les rochers. Avec des amis nous les récoltions à la pioche et au couteau et nous remplissions un grand sac d’une quarantaine de kilos. De retour dans notre village (Malville), nous  faisions une distribution aimable à nos voisins, tout heureux du cadeau. Nous évitions évidemment de faire du massacre (il faut protéger la nature).

Ensuite, c’est en venant à Pornic que ma passion pour les huîtres éclata. J’avais découvert un ostréiculteur au port du Collet, aux Moutiers, un professionnel de l’huître enthousiaste et sachant partager sa passion. Chaque fois que je voulais des huîtres je lui téléphonais pour le prévenir de ma venue. Et chaque fois c’était le même cérémonial. Le professionnel allait chercher plusieurs casiers remplis d’huîtres et je décidais quelle huître j’allais prendre.

Mon choix se portait toujours sur une huître bien formée comme une grande coquille profonde et d’une couleur marron foncé. A mes yeux et à mon goût c’étaient les meilleures.

Ensuite, c'était la grande distribution. Les huîtres du Collet allaient devenir célèbres. Dans mes déplacements chez des amis ou en famille j’apportais toujours dans mes bagages entre 20 et 40 douzaines d’huîtres. J’avais beaucoup de succès. Ainsi des Auvergnats (Clermont), des Parisiens, des habitants de l’Île de France, de la Bourgogne (Autun) et bien d’autres ont apprécié ce coquillage de Loire-Atlantique. A Autun ce fut même fabuleux. Imaginez, j’avais apporté plus de cinquante douzaines pour le mariage de ma fille aînée. Mais encore plus exceptionnel, le monde de la médecine de la cité bourguignonne (Autun) a voulu faire une grande fête pour le nouvel an. Une grande propriété avait été réquisitionnée surplombant la grande cité gallo-romaine. Chacun amenait sa quote-part. Pour moi c’était des huîtres du Collet. Elles ont eu un formidable succès !...

Une histoire amusante s’est déroulée à Paris chez des amis d’une de mes filles au cours de la nuit de Noël. Il gelait à moins 10°. On avait mis les huîtres dehors pour qu’elles se conservent bien. Qu’elle ne fut pas notre étonnement quand on a voulu les récupérer le matin de Noël : les huîtres avaient gelé. J’ai téléphoné à mon ostréiculteur au Collet. Il m’a tranquillisé : ‘’ laissez-les se réchauffer. Vous allez voir elles vont se mettre à bouger !’’. Ce fut le cas ! Ouf, nous étions sauvés.

Une autre fois,  mon frère qui habitait dans la région parisienne avait invité de nombreux amis dans la mouvance chiraquienne dont un grand restaurateur suisse. Tous appréciaient les huîtres du Collet que j’avais amenées. Le restaurateur me déclara : ‘’ ce sont les meilleures que j’ai mangées ».

Une des grandes difficultés rencontrée avec les huîtres c’est leur ouverture. Le pire ce fut au cours d’une fête familiale dans ma belle famille ou 36 personnes étaient réunies. Tous étaient allés à un office religieux sauf moi qui était de corvée pour ouvrir une quarantaine de douzaines d’huîtres. Cela dura plus de deux heures ! Ce que je craignais le plus c’était de me blesser. Ouf, cela s’est toujours bien passé !

J’ai encore de nombreuses péripéties à raconter dont celle du départ (triste) en retraite de l’ostréiculteur du Collet, mais aussi une histoire drôle : celle du ‘’ Cent d’huîtres’’ vécue avec un ami, ses enfants et les miens. Georges et moi nous avions décidé de manger un cent d’huîtres. Le scénario était le suivant : nous étions allongés sur une couverture disposée sur le gazon de son jardin, les bourriches disposées devant nous. Les deux mamans et les huit enfants étaient les spectateurs de cette étrange scène qui se déroulait dans la campagne malvilloise. Nous, les papas nous ouvrions les huîtres une à une et nous et les arrosions avec un jus de citron et nous les gobions avec délice ! De temps en temps nous avalions une gorgée de muscadet à laquelle nous ajoutions un morceau de pain de seigle avec du beurre demi-sel. Une formidable expérience et un très heureux souvenir  qui sont restés marqués dans nos mémoires.

Huîtres : un  rare plaisir du goût !
Huîtres : un  rare plaisir du goût !
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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Chronique de Michel Bordat. Court-métrage “Sous mes yeux” : J’ai passé une heure merveilleuse avec Anny Duperey

Tout le monde connaît la grande actrice  d’ “Une Famille Formidable”, cette série qui a la faveur d’un immense public français. Anny  Duperey est très sensible aux problèmes des jeunes. Ainsi le 21 septembre 2006 elle est venue sur notre côte pour tourner le Court-Métrage de Stéphanie Vasseur “Sous mes yeux”, avec pour actrice la jeune Salomé Godin qui s’est parfaitement intégrée au scénario proposé. »

Pascal Leray, un ami de Préfailles et écrivain, complètement fou de cinéma, m’a fait une proposition incroyable : Il m’a demandé si j’étais intéressé par un reportage pour Ouest-France sur Anny Duperey qui doit tourner au cours de l’après-midi sur la plage de l'Étang à Pornic. Il m’a donné l’occasion de passer une heure et demie avec l’actrice dans une crique pornicaise, assis chacun sur une chaise longue et échangeant sur de nombreux sujets.

Tout de suite nous nous sommes entendus et sentis à l’aise. Les propos étaient chaleureux. Elle m’a expliqué ce qu’elle était venu faire : réaliser une de ses motivations essentielles : son engagement auprès des enfants et des jeunes. En tournant ce court-métrage elle exprimait fortement sa foi dans la jeunesse et  son engagement pour elle. Elle m’a appris qu’elle militait auprès de nombreuses associations comme “SOS Villages d’Enfants”, “Le Rire Médecin”, et “Le Clown à L’Hôpital”.

Elle m’a parlé aussi de sa vie, de son enfance, de ses désirs, de ses projets et aussi de ses envies d’écrire. Les propos étaient très riches. Elle m’a appris également qu’elle aimait autant que possible retourner tous les week-end dans la maison qu’elle s’était faite construire au  cœur du département le plus pittoresque et le plus sauvage de France : la Creuse.

Pour moi cela a été un véritable coup de foudre. La Creuse a été mon premier lieu de vacances en France quand j’avais 7 ans (venant directement du Maroc). Nous avons échangé avec passion sur la Creuse. Allongés sur nos chaises longues nous partagions  notre amour sur ce département si rude et si attachant. Je lui disais ce que je savais sur la Creuse : les lacs et les rivières poissonneuses, les formidables lieux pour aller se baigner, les chemins sauvages, les villes si pittoresques et attachantes comme Chambon-sur-Voueize avec son château maléfique de Barbe Bleu. Chaque fois nous trouvions des qualificatifs élogieux et chaque fois nous tombions d’accord.

Nous avions évoqué d’autres lieux prestigieux, comme le barrage d’Eguzon qui  avait été le premier barrage de France à produire de l’électricité, ou bien les marmites des géants de la rivière La Creuse, ainsi que les chemins creux remplis de mystères où se cachent les serpents et même les dahus ces animaux imaginaires que l’on peut capturer, la nuit avec un grand sac !!! Tous ces détails nous ont amusés et fait passer un très heureux  moment. Elle  a ajouté aussi qu’elle aimait jardiner et récolter ses fruits et légumes ce qui me la rendue encore plus sympathique !

Fin gourmet aussi  la grande actrice…Elle avait commandé, avant le tournage, une douzaine d’huîtres au bar du château. Elle s’y rendit vers 17 heures et dégusta avec plaisir les délicieux coquillages. Pour elle aussi, la halte à Pornic a été l’occasion d’un plaisir gastronomique dont elle gardera un heureux souvenir !!!

(photo, aimablement prêtée par mon ami Pascal Leray, correspondant du Courrier du Pays de Retz)

 

Chronique de Michel Bordat. Court-métrage “Sous mes yeux” : J’ai passé une heure merveilleuse avec Anny Duperey
Chronique de Michel Bordat. Court-métrage “Sous mes yeux” : J’ai passé une heure merveilleuse avec Anny Duperey

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Michel Bordat : pour libérer Nelson Mandela, Jessye Norman a chanté aussi un peu pour moi

Incroyable l’histoire que j’ai vécue à l’Espace 44 à Nantes ou j’ai écouté la superbe chanson « Amazing Grace » interprétée par Jessye Norman à l’issue du concert  pour libérer de prison, en Afrique du Sud, le prisonnier Nelson Mandela victime du racisme !
J’ai toujours été sensibilisé par les problèmes du racisme dans le monde et particulièrement en Afrique du Sud. Un concert de soutien avait été donné à Wembley et avait  réuni un public extraordinaire. Plus de 600 millions  de personnes y ont assisté, par écran interposé !   Nelson Mandela a vécu, de sa prison, ce merveilleux spectacle qui a duré 11h, avec les plus belles voix et formations mondiales qui sont venues en soutien pour libérer  le prisonnier politique. Ce concert a ouvert un écho mondial douloureux au bénéfice de Nelson Mandela. Un nombre incroyable d’artistes, (interprètes, musiciens, voix superbes) ont participé a l’événement. Il y avait des rockeurs, des musiciens de numérique, de la musique ghetto, de la musique ivoirienne, Dire Straits, Eric Clapton, Peter Gabriel et Simple Minds qui avait interprété pour la première fois Harry Belafonte. Plus de 60 formations dont Jessye Norman avec Amazing grace. Toute cette  musique pour défendre la cause de Nelson  Mandela, avec une musique Free et obtenir sa libération.
Pour moi défendre les victimes du racisme et condamner le ghetto où sont enfermées certains noirs, victimes de l’intransigeance, est essentiel. Au cours de mon enseignement j’ai sensibilisé mes élèves sur ces problèmes de racisme. Au moment de l’arrestation de Nelson Mandela par la police blanche sud-africaine, j’ai été très affligé par le problème. J’avais lu dans l’édition du Courrier de l’UNESCO des renseignements sur Nelson Mandelas et les avais communiqués à mes  élèves et chaque année ils voulaient en savoir plus sur la vie du prisonnier. Pour le concert je me rappelle que je les avais prévenus qu’il serait question de Nelson Mandela dans la soirée musicale mondiale. Apparemment beaucoup avaient regardé la télévision et j’en ai été très heureux. Ce concert était vraiment formidable.
Plusieurs mois plus tard mes amis de Ouest-France (Thierry Balu et Pierre Gadbit) ainsi que Pierre Gire, responsable du festival de la Plaine, m’avaient dit que Jessye Norman serait à l’Espace 44 à Nantes et participerait au festival plainais, un concert ou elle chantera pour Nelson Mandela. Je m’y suis rendu et mes 3 compères amis m’ont guidé dans la salle qui contenait 2500 personnes, représentatives de la Loire-Atlantique. Ils m’ont dit de descendre jusqu’à la scène. Nous avons longé le bord et exactement au milieu il y avait une place de libre, une place d’honneur : « Michel c’est là ta place ! » Quand Jessye Norman est arrivée, elle m’a regardé et a fait un petit geste amical dans ma direction. Sans doute avait-elle mis au courant de mon vœux par mes trois amis, dont Pierre Gire, le président du Festival de La Plaine ! J’étais très agréablement surpris et honoré. En sortant je suis allé demander à qui était la place que j’avais occupée. On m’a répondu : « la place laissée libre par la ministre Jupette qui est actuellement absente !!! »
 Cette chanson « Amazing Grace » reste toujours marquée dans mon esprit, cela reste un formidable souvenir, une merveilleuse aventure que j’ai eu la chance de vivre !!!

Michel Bordat : pour libérer Nelson Mandela, Jessye Norman a chanté aussi un peu pour moi

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
la chronique de Michel Bordat

 « Coucou ! Me revoilà ! Bonjour les amis, ça va faire plus de 7 mois que je vous avais abandonnés, bien malgré moi. Aux cours d’une visite médicale chez mon médecin traitant, j’avais signalé des traces de sang dans mes selles. Ce médecin m’a envoyé chez un spécialiste pour trouver l’origine de ces saignements. Contact a été pris pour une analyse  radio et les conclusions, pour moi, étaient épouvantables : j avais un cancer du rectum avec une tumeur très mal placée et en plus des problèmes de vessie (une sonde a été placée, douloureusement) ainsi que l’aorte abdominale qui présentait des gonflements très dangereux pour mon avenir.
De nombreux rendez-vous médicaux on été pris dont des traitements par la chimio et des rayons. Ceci au  sein de la clinique Mutualiste de l’Estuaire sous la responsabilité de l’oncologue Saliou Marie avec qui je me suis parfaitement bien entendu. Au cours de plusieurs séances de chimio, celle-ci m’a téléphoné en me demandant de cesser l’opération, de jeter les médicaments et  la solution bicarbonate de sodium à la poubelle. Il s’est  produit un très grave danger pour ma santé, et j’ai dû être hospitalisé en extrême urgence. En fait mon sang était empoisonné. Par contre, les séances de rayons se  sont poursuivies sur plus d’une trentaine d’actes et tout dernièrement, après une interruption de 2 mois une seconde série a suivi. Ceci n’était pas sans conséquence sur mon équilibre particulièrement avec des absences très forte et surtout une mémoire qui s’est dégradée très défavorablement tant et si bien que j’avais parfois oublié même les noms de mes enfants et petits-enfants. Pour moi c’était dramatique. 
Je suis resté enfermé plus de 4 mois dans la chambre de la clinique. Bien des fois j’ai pensé à vous tous. Mes 5 enfants et mes 11 petits-enfants  sont venus me rendre visite ainsi que quelques Pornicais et j’ai beaucoup apprécié leur gentillesse et toutes les gourmandises qu’ils m’ont offertes. Même Jean-Michel BRARD, le Maire, m’a entretenue au téléphone pendant presque une demi-heure, avec beaucoup de gentillesse, me donnant de très bonnes nouvelles sur Pornic. Ce  que j’ai beaucoup apprécié. 
Je dois reconnaitre que j’ai été bien choyé par le personnel de la clinique de l’Estuaire qui s’est bien occupé de moi, avec une extrême gentillesse. Les contacts étaient chaleureux et je me suis senti bien parmi les médecins, les infirmières et infirmiers (dont Marie-Christine et Fabien) et le kinésithérapeute Hugo avec qui je me suis lié d’amitié. Un seul reproche : la qualité de la nourriture. Franchement ce n’était pas bon. J’ai discuté avec  le spécialiste. En réalité j’avais réellement maigri, je ne pesais plus que 55 kg. Cela devenait critique. Je lui ai demandé d’élaborer tous les jours une soupe riche façon grand-mère et une salade verte. C’était un  bon point de départ, qu’il a accepté et les résultats ont été heureux.  
Après cent vingt jours d’hospitalisations j’étais rendu à ma famille sans que l’on ne m’ait donné  d’explications sur mon état. Il m’a fallu attendre d’être à Pornic et de rencontrer mon médecin. Il était heureux le lundi 18 juin 2018 de m’annoncer avec le sourire : « Mr Bordat, votre tumeur a disparu ; c’est le résultat des chimios et des rayons intensifs que vous avez suivis. » J’ai toujours des vertiges mais, comme me l’a indiqué mon médecin traitant : ils vont s’estomper et disparaître. Par ailleurs, je souffre de façon irréversible et très douloureuse d’une rupture complète et ancienne de coiffe au niveau de l’épaule droite.
Je suis très heureux de mon retour a Pornic et j’ai beaucoup d’idées pour alimenter ma chronique que plusieurs d’entre vous attentaient. Dans mon prochain message il sera question de Nelson Mandela, du concert donné à Wembley pour sa libération, l’extraordinaire chant final interprété  par Jessy Norman. Ce qui n’était pas prévu c’est que la grande cantatrice allait venir à Nantes  pour le grand concert du festival  de la Plaine sur Mer. Les responsables étaient  mes amis et je leur  avais fait  écouter la merveilleuse voix de jessy Norman.Ils m’ont fait le plus beau cadeau qui soit. Je vous le raconterai dans ma prochaine  chronique. 
Ce concert sera le deuxième élément de la reprise de ma chronique. Cent vingt thèmes seront abordés par la suite !
A bientôt. 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)

François Effling a multiplié au cours de sa vie bien des occasions pour animer joyeusement la cité pornicaise. Insatiable, il a  inventé de nombreux concepts qui ont toujours fait la joie d’un grand public. Il a créé le 1er marathon de Loire Atlantique. Les jeux d’eau ont aussi eu ses faveurs dans le vieux port : courses de pédalos,  joutes aquatiques. Les spectateurs, en grand nombre, étaient ravis. Il a été aussi un des principaux artisans de l’amitié entre les deux villes jumelées, Linz et Pornic. Autre aspect de la personnalité de François : son incroyable passion pour le football : même à 70 ans il est non seulement toujours fan mais aussi il aime toujours faire des dribbles astucieux et à l’occasion marquer des buts. Également, il a été pendant 33 ans président national des saisonniers indépendants de l’hôtellerie française.


La grande histoire de François avec les courses des garçons de café.
Il a importé cette animation de La Baule où il habitait alors. C’était en 1972. Il aime rappeler : «Il y a un bail déjà. J’avais imaginé cette course humoristique. C’était une première. Elle a eu beaucoup de succès. Même Europe 1 était présent pour un reportage. J’étais enchanté ! Cette première compétition s’était faite en patins à roulettes. Pour les plateaux avec leurs verres remplis d’eau, bonjour l’équilibre ! A cette compétition du Nord Loire il y avait une cinquantaine de participants. C’était vraiment folklorique ! On partait de Guérande et le périple comique atteignait l’avenue De Gaule qui avait exceptionnellement été fermée pour l’occasion grâce à la compréhension de l’ancien ministre, maire de La Baule, Olivier Guichard ! »


L’épopée pornicaise  
François en a en mémoire tous les détails : « J’avais quitté La Baule et me suis installé à Pornic. Tout de suite, dès 1977, j’ai organisé ma première course des garçons de café. Départ dans le style des 24 heures du Mans, on partait du Wiking situé à la Plage du Porteau. Même France 3 participait à l’événement. C’est dire la formidable ambiance qui régnait ! Joseph Girard, l’ancien maire apprécié de pratiquement toute la population, avait facilité l’organisation de cette course et j’en avais été très reconnaissant ! Ce qui était amusant c’est que ce jour-là tous les concurrents étaient chaussés de patins à roulettes et que pour se protéger en cas de chute chacun avait utilisé des oreillers fixés par des ceintures aux coudes et aux genoux !
Ensuite on longeait la côte du Porteau aux  Sablons. C’était épouvantable avec les montées et descentes et des virages dangereux ! Dur ! Dur ! Il fallait avoir la santé ! On poursuivait ensuite jusqu’au nouveau port pour un premier contrôle avec vérification de la quantité et de la qualité de liquide restant dans les verres et bouteilles. On notait également le temps partiel. On repartait ensuite sans les plateaux pour une authentique course à pied  avec une arrivée quai l’Herminier.
Les années suivantes des modifications heureuses ont été apportée : « Des courses déguisées ! Bonjour la rigolade. Et pour augmenter la difficulté, chaque participant devait répondre à un questionnaire sur la connaissance des boissons de bar et sur des exercices spécifiques des garçons de café. 
J’ai été obligé d’arrêter ma participation à ces courses en 1981, devant m’occuper du marathon. Plusieurs Pornicais se sont proposés pour poursuivre. Particulièrement le Casino de Pornic et je me souviens de Marie, cette jeune fille formidable et si gentille du Casino qui a pris le relais avec succès ! »


Prochaine course : le 24 août, en nocturne, organisée par le Casino
Mikaël Le Clec’h, responsable de la communication du Casino de Pornic, nous a présenté la nouvelle mouture de la course des garçons de café : «Elle aura lieu jeudi 24 août à partir de 22 h. Le circuit est entièrement renouvelé. Il suit un parcours dans les rues sur le vieux port, dans la zone piétonne estivale : un peu plus de 3 km. Partant du parking du Casino vers le Petit Nice les coureurs prendront la rue des Sables, puis la rue de la Marine, tourneront devant la poste pour  rejoindre le parking du Casino par le quai Leray. Passage obligatoire pour augmenter les difficultés : les fameuses marches des escaliers Fouquet et de la ruelle Galipaud. Il y aura 4 points de contrôle obligatoire : Poissonnerie du Môle et l’Antre Amis par exemple. »
« Cette soirée sera également festive avec une animation musicale par Laurent André le Monsieur Carnaval de Pornic, mais aussi des démonstrations de combats amicaux pour les enfants, de 19h30 à 21h30, avec l’association pornicaise Cœurs de Lames qui avait fait un tabac lors des Clionnades Médiévales.»  L’association Les Godillots Pornicais apportera son aide en tant que commissaires de course.   

  

  

François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)
François Effling, inventeur et passionné des courses de garçons de café (chronique Michel Bordat)

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique


Eric Chartier est insuffisamment connu sur la place de Pornic mais sa renommée parisienne dépasse les frontières. Il a fait un tabac aux USA où il s’est produit avec succès dans de nombreuses villes.
Portrait d’Eric, l’homme de théâtre
Très jeune Eric a été atteint par le virus du théâtre. A 18 ans il suit les cours de la Rue Blanche, l’École Nationale des Arts et Techniques du Théâtre. Tout de suite il devient comédien. Pendant une saison il joue à la Comédie Française et y tient, entre autres, le rôle de d’Artagnan dans Cyrano  d’Edmond Rostand et se sent très à l’aise dans ce milieu, une troupe classée pratiquement, à l’époque, première de France. 
Ensuite il a fait parti du début du grand Magic-Circus et a participé, en tant qu’acteur, à des pièces d’avant-garde. Il reconnaît : « Pour moi ce fut très formateur ! Mais ensuite j’ai eu un passage à vide. J’ai fait de la Télé puis joué dans des films publicitaires. C’est tout après que j’ai écrit une comédie musicale : « Jérémy au jardin magique »
En 1980 Eric part pour un long séjour en Amérique. Il raconte : « J’ai rencontré Paul Auster, l’un des plus grands écrivains américains et l’un des plus lus en France. C’est là qu’est venue la révélation qui a eu beaucoup d’importance pour mon existence : j’ai inventé un concept personnel qui a beaucoup plu aux Américains. Il s’agissait de transcrire l’écriture manuelle en spectacle vivant. J’avais été le premier, toutes nationalités confondues,  à produire cette forme d’art.»
« J’ai commencé par une œuvre superbe : Voyage au bout de la nuit, écrite par le très discuté Céline. Ensuite j’ai voyagé dix années en Amérique où j’ai fait beaucoup de rencontres heureuses : de très grands écrivains, des Prix Nobel et autres grands prix littéraires. Tous ont eu beaucoup d’influence sur mon art, ma pensée, mes réflexions. Ceci m’a poussé à persévérer, les Américains trouvant dans mon art une voix unique et innovante. »
« De retour en France j’avais le choix entre Paris ou la province. Finalement j’ai choisi Pornic qui pour moi  représentait un terrain à défricher. Le château des Brefs était un endroit idéal avec un passé littéraire de très grande qualité. Je m’y suis tout de suite senti heureux. C’était pour moi des retrouvailles de bonheur. J’y ai mis mon théâtre en prolongeant la tradition Gallimard, Saint-Exupéry et surtout Albert Camus. J ‘ai beaucoup agi pour sauver le château des Brefs qui était sur le déclin et risquait de disparaître. J’ai refait la toiture, l’assainissement et lutté pour faire disparaître les parasites .»
La grange a été entièrement refaite et est devenue un lieu de théâtre respectant totalement les normes d’urbanisme. 
Eric a aussi conçu un concept original : « J’ai inventé une manière de faire vivre  les œuvres en les entrant dans un format exploitable pédagogiquement. Depuis 1985 J’utilise les nouvelles technologies : la réalité  virtuelle, l’holographie et l’intelligence artificielle. » 
Anecdotes originales vécues avec Eric
Eric est un « bonhomme » au caractère très tranché. Je l’apprécie beaucoup et il me rend cette amitié. J’avoue que je lui ai souvent fait la morale et il l’a toujours bien pris. Homme entier il lui est arrivé des aventures amusantes.
Un jour, après avoir donné son spectacle à la Thalasso, en sortant de nuit, je le vois marchant sur le trottoir. «Où vas-tu ainsi ?-Au château des Brefs-Tu ne vas pas faire 12 kilomètres à pied de nuit ! Monte, je t’y conduis ! »
Eric a reçu en stage de nombreux jeunes : des Américains, des Italiens. Mais aussi 13 étudiants polonais. Le château est loin de tout et j’ai eu de la compassion pour ces Polonais. Avec un ami nous les avons transportés chez moi pour passer une agréable soirée et goûter à ma cuisine . Cette petite fête sympathique s’est achevée vers 4 heures du matin et tout le monde était ravi. J’ai gardé des contacts avec certains membres de ce groupe de Polonais. 
Eric a donné de nombreux spectacle au siège culturel français de l’UNESCO à New York. Je voulais avoir des détails et Eric m’a donné un N° de téléphone. J’ai téléphoné à 2 heures du matin en Amérique et les informations sur Eric étaient très flatteuses : « Nous avons beaucoup apprécié les prestations d’Eric Chartier ! Ses spectacles ont comblé tous ceux qui y ont assisté ! »

Un matin, vers 7h 30, au mois d’août, j’avais entendu qu’on avait  frappé à ma porte : c’était Eric accompagné d’un homme que je ne connaissais pas. « Je te présente mon ami, professeur d’Harvard ! me dit-il.-Entrez, je vais vous préparer un petit déjeuner ! » J’ai été très honoré de recevoir une telle personnalité ! 
Eric est vraiment un acteur génial. Il a réussi à faire apprécier Proust à des enfants. Il faut le faire !!! Personnellement il m’a fait découvrir Céline et apprécier Julien Gracq.
Actuellement, au cours de l’hiver, Eric donne ses spectacles au Théâtre de l’île Saint-Louis à Paris et « l’ acteur PORNICAIS » y est très apprécié. Une belle publicité pour Pornic !!!
Spectacles actuels à la grange du Château des Brefs
Madame Bovary à 21 h tous les mercredis jusqu’au 16 août.
Manon Lescaut (une création) tous les jeudis et vendredis à 21 h jusqu’au 18 août.    

Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique
Eric Chartier : la perle de l’art dramatique

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais

J’ai toujours été admiratif en observant le vol des martinets au-dessus de la cour de mon école rue Sainte-Anne/rue du Chabut. Durant plus de 15 ans, pendant des centaines d’heures, j’ai beaucoup apprécié leurs incroyables voltiges. Ils suivaient souvent le même scénario. Venant du Quartier Arabe (situé dans la haute ville vers la Faïencerie) ils fonçaient comme des éperdus, longeant la rue de l’église, dessinant une belle courbe au-dessus de la  place du Marchix,  puis se dirigeant vers l’ancien hôpital (avant sa réfection). Ils saluaient au passage l’ancienne maternité (établissement pour lequel nous avions été très nombreux à manifester pour son maintien, mais inutilement). Ensuite ils franchissaient un ultime obstacle : les 2 classes à l’étage de l’école dont j’étais le directeur. Et c’est à ce moment que commençait l’incroyable spectacle dont je ne me lassais jamais.
Une farandole remplie  d’une incroyable fougue
Le scénario de vol était parfaitement au point. Par groupe de 3, 4 et plus, avec des crissements assourdissants, ils piquaient sur la cour, décrivaient une belle courbe et montaient en chandelles avant de poursuivre leur course effrénée et survoler d’autres quartiers. Ce spectacle aérien se déroulait souvent l’après-midi et durait jusqu’à la tombée de la nuit. Dernièrement on pouvait les observer et les admirer au-dessus du quartier arabe. Là le spectacle était féerique. Imaginons une immense sphère dans laquelle les oiseaux par groupes évoluent décrivant à toute vitesse et sans relâche, des figures circulaires, ceci dans un jacassement joyeux et ininterrompu. On se serait cru à un spectacle de ballet avec ses arabesques, enchaînements et entrechats. Ce qui était remarquable c’est qu’il n’y avait jamais de collisions entre eux. Les martinets volent jusqu’à 200 kilomètres à l’heure. Plus vite que la patrouille de France, toute proportion gardée ! En effet, ces oiseaux mesurent environ 17 centimètres de taille pour une envergure de 42 à 48 centimètres, avec un poids de 38 à 45 grammes. Leur cerveau est plus petit qu’une noisette, de la taille d’un petit pois. Mais il abrite un formidable ordinateur lui permettant de contrôler un vol d’une complexité inégalée, réagissant au centième de seconde pour réussir sans embûche leur « feuille de route ». Comparé aux Rafales, en plus petit certes, mais s’ils mesuraient 1 ,70 mètres, 10 fois plus grand au lieu de 17 centimètres, ces oiseaux voleraient à 2 000 kilomètres à l’heure au lieu de 200 kilomètres. C’est, toute proportion gardée un véritable record de vitesse !
Autres records des martinets
Ils vivent 8 mois en Afrique et 4 mois chez nous. Ils passent  presqu’entièrement leur vie dans les airs. Ils peuvent voler 10 mois sans se poser et détiennent le record absolu du plus long vol sans interruption. Leur vol est incroyablement précis comme j’ai pu l’observer dans ma cour d’école. Souvent j’étais assis sur les marches d’entrée de ma maison. Au-dessus de moi une toute petite anfractuosité à la base du toit. Par moment, sans ralentir sa vitesse spectaculaire de vol, un martinet rejoignait son nid par un orifice incroyablement petit. J’étais sidéré en constatant la performance     mais j’ai lu par la suite que ce comportement était coutumier de la part des martinets.
Ils se nourrissent de plancton aérien qu’ils récupèrent en volant en groupes de façon circulaire, à 1 500 mètres de hauteur.
Des couples fidèles
J’ai observé des heures le vol des martinets haut dans le ciel. C’est caractéristique. Si vous voyez un point noir qui se déplace à vive allure, quelques secondes plus tard vous en voyez un deuxième qui le rejoint. C’est un couple « formé pour la vie ». Les martinets atteignent leur maturité sexuelle vers 3 ans. Ils construisent leur nid dans les anfractuosités des maisons. Le nouveau né peut rester 48 heures sans manger. Les parents les abandonnent et débutent aussitôt  leur longue migration. Aux oisillons de se débrouiller tout seuls ! Ils apprennent à chasser et d’une façon innée réussissent à survivre et vivre : ils passeront deux années, sans se poser et réussiront à acquérir tous les gestes vitaux.
Grande tristesse
Les martinets c’était une de mes passions. Le soir je leur rendais souvent visite. Ils avaient fait leur nid sous le préau des 2 classes qui dominent la maternité de Pornic dans un matelas de mousse synthétique qui servait d’isolation ! La nuit ces oiseaux ronflaient en cœur et je trouvais cela pathétique. Souvent je communiais la nuit avec ce concert tout-à-fait naturel mais ô combien mystérieux. Malheureusement ce lieu de dortoir avait un inconvénient assez désagréable. Par leur rejet de crottes en grand nombre ils souillaient le dessous du préau : un lieu de vie pour les écoliers. Je ne sais pas qui en avait donné l’ordre, mais un mercredi matin des employés municipaux ont supprimé tous les nids et ainsi mis fin à toutes les couvées en cours. C’était une destruction plutôt nécessaire mais ô combien elle faisait mal au  cœur !!!
Deux des lieux de nichoir ont disparu : mon ancienne école et une grande partie de l’ancien hôpital. D’où une translation des martinets vers la vieille ville et le quartier arabe. Ici on peut encore les observer et les admirer. Mais ils sont peu nombreux.
Dernière nouvelle réconfortante toute fraîche
Aujourd’hui mercredi 2 août j’ai rencontré mon ami François Effling à la terrasse du casino et lui ai raconté le sujet de l’article que j’étais en train d’écrire. Il m’a donné une information qui m’a apporté beaucoup de baume au cœur : « Michel, sais-tu qu’une action de sauvetage de martinets est en cours à Préfailles ! Plusieurs couples de martinets ont été préservés et ont donné des petits. Certains sont revenus sur Pornic !! » Bravo et merci François pour cette heureuse nouvelle !!!

Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
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Adorables martinets : par leur vols gracieux ils embellissent le ciel pornicais
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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 

L’ancien Papagayo reste marqué dans la mémoire des anciens. Tous se rappellent les moments de joie et de bonheur partagés avec les irrésistibles personnages et si sympathiques qu’étaient Alain et son compère Markus. Ces 2 drôles avaient donné à leur restaurant,situé au-dessus de la mer à la plage du Portmain, une ambiance si chaleureuse et si remplie d’humour que chaque visiteur s’y sentait heureux. Pendant plus de deux décades ces deux faiseurs de joie, artisans du bonheur, ont su remplir le cœur de tous. Malheureusement une application stricte de la loi littorale a mis fin à ce formidable conte de fée. C’est la mort dans l’âme que les deux héros ainsi que les très nombreux amis du Papagayo ont vu cet havre de paix et de joie, disparaître sous les coups mortels du bulldozer.

Personne n’a oublié !

Bien des aventures exceptionnelles et inédites ont été vécues au Papagayo. Tout d’abord par tous ceux qui voulaient passer une agréable soirée, comme nombre de mes amis de la rédaction de Nantes et Paris de Ouest-France, mais aussi de grands personnages nationaux tel Michel Field. Pour tous le lieu était exotique et chaleureux. Ce restaurant se partageait en une terrasse dominant joliment la mer et une salle à la décoration extravagante et inattendue qui faisait le bonheur de tous. Imaginons une sorte de magasin d’antiquité avec un incroyable nombre de bibelots récupérés par nos deux compères ou offerts par des amis, tous aussi originaux les uns que les autres. Pour les clients c’était l’occasion de découvrir dans ce fourmillement un monde plein de secrets. 


Une cuisine savoureuse
Le cuistot c’était plutôt Markus. Je me souviens des moules à sa façon qu’il avait inscrit sur sa carte. C’était délicieux ! Mais le plus exceptionnel que j’ai découvert au Papagayo ce sont ces filets crus de sardines fraîches, marinés au citron et à l’huile d’olive : une merveille !!


Un repas en chanson
 Souvent les repas d’amis se faisaient en chantant. Ce fut particulièrement le cas le jour de l’inauguration du nouveau casino (l’ancien avait totalement brûlé). Après la cérémonie beaucoup d’entre nous s’étaient donné rendez-vous au Papagayo, dont des élus. Il y avait par exemple une certaine Brigitte qui, aujourd’hui est adjointe au maire de Pornic. Cette soirée a été fabuleuse. Alain était un grand maître de cérémonie, un véritable faiseur de joie. Par moment nous étions tous debout et chantions à tue-tête un couplet des Blues Brothers. Ce fut mémorable !


Le feu d’artifice du Papagayo
En même  temps que la ville tirait à Pornic son feu d’artifice du 15 août, le Papagayo tirait le sien plage du Portmain. C’était un peu archaïque, non professionnel. Mais ce qui comptait c’était justement cette ambiance bon enfant. L’artificier était évidemment Markus qui faisait fi des réclamations du public !!! Moi, personnellement, comme beaucoup, j’appréciais cet aspect artisanal et familial. Rien à voir avec l’entassement humain des quais !!!


La solidarité des amis du Papagayo
Si on dégustait de bons plats au Papagayo on y écoutait aussi de la belle musique le soir, et même assez tard dans la nuit. Alain invitait toujours des groupes musicaux de grande valeur et chacun y trouvait totalement  son plaisir. Sauf le seul voisin du Papagayo qui a porté plusieurs plaintes. Est arrivé ce qui devait arriver : présenté au tribunal le Papagayo a été condamné à verser une très importante amende (amende qu’il ne pouvait régler !) Tous les amis du fameux restaurant se sont émus et un grand élan de solidarité a couru. Chacun y allant de sa petite aumône. Mieux ! Certains ont eu l’idée d’organiser une fête nocturne sur la plage du Portmain. Il y a  eu foule et tous les bénéfices des boissons, saucisses et sardines ont été versé pour payer l’amende. Même des élus pornicais participaient à cet élan de solidarité !!


Une nouvelle organisation et 2 repreneurs très sympathiques
Le Papagayo N° 1 a été démoli. Un N° 2 a suivi, mais malheureusement lui aussi a été démoli. Aujourd’hui c’est la 3e mouture. Deux jeunes, Laetitia et Alexandre, ont repris le flambeau. Ils sont animés de beaucoup de courage et veulent rendre à cet établissement l’aura qu’il avait autrefois. Tous deux ne manquent ni de cœur, ni d’enthousiasme ni d’idées. Peu à peu ils redonneront à leur établissement ses lettres de noblesse. On peut leur faire confiance et nous leur souhaitons toute réussite. 

Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 
Avec Alain et Markus, le Papagayo était un haut lieu de bonheur 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Chroniques Michel BORDAT
La chronique de Michel Bordat : Claude Chauvin, roi du fou-rire !

Claude Chauvin, roi du fou-rire, ce conteur n’avait de cesse de nous amuser et de nous faire sourire

L’écrivain de la joie

La première fois que j’ai rencontré Claude Chauvin, c’était en 1997 et tout de suite j’avais senti que j’allais vivre avec lui de nombreux moments remplis de joie et de drôlerie. Le « bonhomme » était inlassable : à tout instant il sortait une rigolade, un jeu de mots astucieux, parfois une bouffonnerie. Ce qui était sûr, c’est qu’en l’écoutant et le regardant nous avions continuellement, ainsi que le décrit si bien avec pertinence le langage populaire, une « banane » au milieu du visage. Pour lui tout était motif pour nous faire rire.

Ce sens de l’humour, Claude avait aussi du génie pour le « fixer » par écrit. Ce professeur de collège technique était aussi un écrivain qui excellait dans des histoires drôles à mourir de rire ! Véritables scénarios de films, il nous transportait dans des situations les plus loufoques. Et nous y prenions bien du plaisir !

La commune libre de la Birochère

Ce « rigolard » était bien implanté dans la vie pornicaise. Il était l’un des acteurs de la « commune libre de la Birochère ». Le grand ordonnateur de cette institution illustre était Jacky Née, restaurateur, propriétaire de l’établissement l’Aiglon. Ce restaurant était devenu la « mairie » de la commune libre. Et chaque année, des milliers d’habitants du quartier, des Pornicais mais aussi des visiteurs et passants s’y réunissaient pour participer à une grande fête populaire, en l’honneur de la commune libre. C’était toujours au début de l’automne.

En effet, l’Aiglon, aujourd’hui malheureusement totalement disparu, avait une immense terrasse recouverte d’une treille de plus de 100 m². Cette vigne était exceptionnelle et très généreuse : son raisin était un délice ! Et chaque année, pour fêter la commune libre une grande fête des vendanges y était organisée en respectant intégralement les coutumes des temps passés. Il y avait d’abord les vendangeurs avec leur tablier et leur sécateur, montés sur de petites échelles et des « vigneronnes », joliment habillées, leur tendaient un seau pour récupérer les grappes. Les grains étaient versés dans un fût en bois sans couvercle. Ensuite, c’était un moment folklorique : pieds nus, des hommes foulaient les grappes pour en extraire le jus. Claude était l’un des premiers à participer à cet exercice qui provoquait de l’admiration et de nombreux sourires. Bien entendu, boissons, gourmandises et chansons apportaient encore plus de joie à l’événement. Ce qui est triste c’est que Jacky a tragiquement disparu : le restaurant a été vendu, puis démoli. Nous sommes bien nombreux à le regretter. Plus jamais, le rond-point de la Birochère qui avait connu une vie si intense n’amusera les Pornicais.

Sculpture de Bès, le joyeux Dieu égyptien

Claude était aussi un sculpteur de talent. En effet au moment où je préparais ma première édition des Dictéefolies je lui avais indiqué que le thème serait « Heureuses les filles et femmes égyptiennes ». J’avais réussi à lui transmettre mon enthousiasme pour cette civilisation exemplaire et je lui avais montré plusieurs de mes livres sur l’Égypte et particulièrement sur l’un de mes Dieux égyptiens préférés : Bès. Sa figuration est un Dieu nain. C’est une divinité protectrice, souvent portée en amulette, apportant joie, amour et bonheur. L’accouchement et ses suites, de même que l’art de la parure et de la musique étaient de son ressort. Avec Bès, Claude a retrouvé un « ami d’enfance » : ce dieu convenait parfaitement à sa personnalité. Coup de foudre pour ce Dieu étrange, au visage pouvant rappeler l’art chinois. Ce qui est sûr c’est que si tous les foyers avaient ce dieu dans leur demeure le monde en serait meilleur !!! Claude m’a fait une proposition : « Michel, je vais faire une sculpture du Dieu Bès que j’offrirai comme lot pour les Dictéefolies ». Ainsi fut fait ! Mon enthousiasme pour ce Dieu a été constant et connu de tous. Tant et si bien, qu’à mon départ en retraite collègues et parents d’élèves m’avaient offert un séjour d’une semaine en Égypte. J’étais comblé et j’en avais profité pour trouver une reproduction de la statue de Bès : ce fut le cas et aujourd’hui je suis fier de montrer cet exemplaire à mes visiteurs.

Au Sandier : le vénérable Chêne de la Tocnaye

L’imagination ne tarissait pas dans l’esprit de Claude. Observant le paysage rural pornicais proche de chez lui, il avait remarqué un très vieux et immense chêne. Les riverains l’appelaient le chêne de La Tocnaye. Claude avait appris qu’il allait être abattu. Cela l’avait considérablement attristé. Comment sauver cette sculpture naturelle si typée et donner une vie « éternelle » à ce très vénérable patriarche. Il a soumis une idée au conseil municipal : « Si vous êtes d’accord, je retravaillerai la forme de ce chêne et lui donnerai l’aspect d’un vieillard dans une attitude débonnaire, montrant qu’au-delà de sa faiblesse transparaît une grande bonté ».Cela rappelait totalement le caractère du Dieu Bès. Les conseillers ont accepté le projet et aujourd’hui cette sculpture en bois trône sur le rond-point du Sandier. Elle est vue chaque jour par des milliers d’habitants. C’est une consécration pour Claude et Bès. Quand vous passez par là, rien ne vous empêche de lever le bras gauche pour saluer Claude, ce faiseur de joie, malheureusement disparu.

La chronique de Michel Bordat : Claude Chauvin, roi du fou-rire !
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