Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #recits catégorie

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
Fougères

En regardant par la fenêtre le voile blanc de givre sur l'herbe gelée, un souvenir d’enfance m’est revenu. Lorsque nous nous réveillions, à cette époque, de grandes fougères de givre décoraient les carreaux de la chambre dépourvue de chauffage. Je grattais avec l’ongle pour voir ce qui se passait derrière. Les toits étaient gelés et le coteau, en face, était lui aussi recouvert d’une mince pellicule blanche….
Ce matin, il fait moins 4°, un croissant de lune éclaire faiblement le ciel, l’herbe est toujours gelée, mais il n’y a pas de fougères sur les vitres et une douce chaleur règne dans les pièces. 
J’allume la radio. EDF demande de n’allumer que ce qui est nécessaire pour ne pas surcharger le réseau !...
Parfois je me demande comment nous avons fait pour survivre quand nous étions enfants ?.....

Fougères
Fougères
Fougères

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
Illusions
Illusions
Illusions

les deux ronds noirs sont de même taille. Et même quand on sait la vérité - il suffit de mesurer - on continue de persister dans l’erreur ! La perception erronée est plus forte que notre raison. Non, ce n'est pas un coup des complotistes, des conspirationnistes ou de gens qui veulent nous faire prendre les vessies pour des lanternes, c’est une erreur de notre propre cerveau. Il fait une approximation en comparant, sur les deux dessins, le rond noir du milieu avec ceux qui l’entourent. Cette approximation est suffisante dans la vie quotidienne même si elle n'est pas exacte. L’évolution nous a doté de moyens rapides et efficaces de survie et non pas d’outils scientifiques d’évaluation. Ces derniers ne sont pas innés mais acquis laborieusement par la culture.
 Il existe ainsi de nombreuses “illusions visuelles” qui n’ont, en réalité, rien de visuel, mais qui correspondent à des approximations erronées de notre cerveau. Cela devrait nous inciter à ne pas prendre nos convictions pour la vérité. La vérité est le résultat d’une longue recherche de preuves et de contre preuves. Les débats scientifiques autour de la covid en sont un bon exemple. Ils se sont déroulés dans une grande confusion et ce n’est que peu à peu que quelques certitudes commencent à se dégager. Pour cela il a fallu utiliser des expérimentations et des protocoles précis comme “le double aveugle” qui consiste à administrer un traitement et un placebo à deux groupes sans que les expérimentateurs connaissent l’identité des receveurs. Pour l’instant les résultats sont bien minces (principalement oxygénothérapie et cortisone pour les cas graves) et seuls les vaccins ont fait preuve de leur efficacité.

Illusions
Illusions
Illusions
Illusions

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
vrilles
vrilles
vrilles

Comment bouger quand on est une plante ? La vigne a inventé un moyen extraordinaire, des sortes de lasso qu’elle lance dans les airs autour d’elle : les vrilles ! Elles ont la même origine que les feuilles, mais forment un long filament qui balaye l'air en aveugle à la recherche d’un support. Quand elle en trouve un, elle est programmée pour s’enrouler, en poussant d’une façon dissymétrique. Si la vrille ne trouve rien où s’accrocher, elle possède son propre "terminator" qui arrête sa croissance et elle meurt. Cela évite à la vigne de dépenser de l’énergie pour rien.
En hiver, ces vrilles desséchées sont bien visibles et forment de fascinantes sculptures, œuvres d’art spontanées de la nature dont se sont inspirés certains artistes !

vrilles
vrilles
vrilles

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
Tyto alba

Tyto alba, quel joli nom pour un oiseau. On l’appelle encore “la dame blanche" ou “effraie des clochers”. Certains ont peur des chouettes et je me souviens en avoir vu dans les campagnes, clouées sur les portes de grange. Pourtant le nom “effraie” ne vient pas du verbe “effrayer”, mais d’un vieux mot latin qui signifie “briseur d'os''. En effet les effraies mangent des campagnols, mulots, souris et musaraignes et les avalent tout rond puis rejettent une pelote de poils et d'os brisés !
Elles sont d’une beauté fascinante avec leur masque de plumes blanc en forme de coeur dans lequel brille deux perles noires.
Il m’est arrivé d’en voir la nuit dans la lumière des phares et cela suffisait pour me redonner du courage pour terminer le voyage.

 

Tyto alba

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
La tartine de mojettes

Dans les années de l’après-guerre, la viande était rare. Je me souviens des conseils que le médecin donnait aux mamans pour leurs enfants quand il passait au village pour visiter des malades : “la viande coûte cher, donnez-leur donc des tartines de mojettes !”
Ma mère ainsi que celles de mes petits camarades suivaient ce conseil à la lettre. C’était un très grand plaisir au retour de l’école d’avoir une tartine avec des haricots dessus et le plaisir était encore plus grand si le pain était d’abord grillé et que - mieux qu’une cerise sur le gâteau - il y avait un peu de beurre sur les mojettes ! On ne parlait plus alors d’une tartine, mais d’une “graissette”. Ce mot faisant sans doute référence à la “graisse” c'est -à -dire au beurre !
Bon, je sais, si vous demandez cela dans une moderne sandwicherie, vous risquez d’attendre longtemps, mais si ça vous dit voici une recette.
Trier les mogettes, ne garder que les grains lisses.
Les mettre à tremper toute une nuit dans un faitout rempli d'eau pour qu'elles soient bien gonflées.
Le lendemain :
Ajoutez de l'eau jusqu'à ce qu'elles soient recouvertes par 5 cm.
Mettre le faitout sur le feu et faites bouillir les mogettes, arrêter le feu, vider les mogettes dans votre égouttoir et rincez-les à l'eau froide en prenant soin d'évacuer toute l'écume formée par l'ébullition.
Nettoyer votre faitout, puis remettez les mogettes à cuire dans de l'eau chaude.
Porter à nouveau votre faitout à ébullition, puis laisser cuire en y ajoutant le sel la carotte épluchée et l'ail. On peut ajouter un peu de bicarbonate de soude pour les rendre plus digests.

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits

Température de la mer à Pornic : 11°, température de l’air : 6°. Y’a pas photo, si on veut avoir plus chaud il faut aller dans l’eau ! C’est ce qu’on fait des birochériens et des birochériennes sous l’oeil admiratif de nombreux spectateurs…
Avis aux célèbres “Ours blancs” de Biarritz, vous avez de sérieux concurrents à la Biro !

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
fuchsia
fuchsia
fuchsia

Depuis le mois de juin le fuchsia est en fleur. Bien sûr les fleurs sont moins nombreuses, mais elles sont toujours aussi belles et se balancent gracieusement dans le vent d’automne comme des ballerines en tutu.
Quelle est le secret de leur résistance ? Au sud de la Loire certaines espèces peuvent passer l'hiver dehors et si le pot est suspendu il suit les mouvements du vent sans en subir les fureurs.
Ainsi les fleurs qui semblent si fragiles, sont toujours là aujourd’hui et j’espère qu’elles le seront encore pour le jour de l'an ! Ce serait un beau cadeau !

fuchsia
fuchsia

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
crèche de noël

Ma mère, dans un livre de souvenirs, évoque les noëls de son enfance , dans les années 1920. Pas de “père noël” ni de sapin, mais une crèche du “petit Jésus”.
“J'aimais décembre malgré son long cortège de grisaille, de jours sombres et froids car Noël illuminait ce mois. Nous y pensions avec délice et nous vivions les derniers jours dans une ambiance fiévreuse.
 Ma sœur, qui a toujours été la plus courageuse pour braver le froid, allait ramasser de la mousse dans les environs. Pas n'importe quelle mousse, un tri judicieux était fait !  Et puis, mon frère sortait d'une cachette, une crèche en bois, fabriquée de ses mains. Un vulgaire papier gris l'entourait mais il était drapé artistiquement autour. L'ensemble était fait avec beaucoup de soin et d'amour. Étant la plus jeune, j'étais un peu écartée des préparatifs mais j'étais une spectatrice fervente.
 Enfin le soir de Noël arrivait ! La coutume des sapins décorés ne s'était pas encore développée. Le père Noël était pour nous un inconnu. Nous attendions tout simplement le petit Jésus, qui devait descendre par la cheminée, nous n'en doutions pas ! D'ailleurs, une amie, dont nous ne pouvions mettre la sincérité en doute, avait aperçu un coin d'aile rose ! Alors voilà, le grand soir nous portions nos sabots, bien cirés, chez les tantes et nous en gardions une paire pour chez nous !
 Le lendemain matin, nous découvrions, toujours avec la même joie, de jolies bougies roses et bleues et quelques santons qui compléteraient notre crèche, et aussi, des oranges. C'était autrefois un fruit rare. Il y avait une grande veillée jusqu'à la messe de minuit. Maman, pour l'occasion, faisait mijoter un grand faitout de chocolat onctueux. Brioches et gâteaux à volonté !...
 Ah, c'était une belle fête dans sa simplicité ! Et nous savions que huit jours plus tard, ce serait le nouvel an. Comme je me sentais le cœur heureux en ce temps là et comme les jours passaient lentement à mon gré alors que maintenant je voudrais les retenir ! “


Lorsque j’étais enfant dans les années 1940-50, la tradition avait encore fort peu changée, mais déjà Tino Rossi chantait “petit papa noël”.


Pour mes enfants, dans les années 1970-80, le petit papa noël était devenu un grand bonhomme à cape rouge avec une hotte sur le dos. Noël était l’occasion d’une réunion de famille et les jouets étaient plus nombreux.


A l’époque de mes petits enfants, noël était toujours l’occasion d’une grande réunion de famille et d’une abondance de jouets, devenue excessive !


En 2020, les réunions de famille sont redevenues plus restreintes et les jouets plus modestes, mais virus oblige !

Bon noël à tous !

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
La déroute de Cholet Jules Girardet, 1883, Musée d'art et d'histoire, Cholet.

La déroute de Cholet Jules Girardet, 1883, Musée d'art et d'histoire, Cholet.

Après la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, les vendéens traversent la Loire pour se rendre à Granville espérant rejoindre des renforts venus d’Angleterre, mais ils sont repoussés par les républicains. Ils refluent jusqu'au Mans où ils sont de nouveau battus et chassés jusqu’à Savenay où les républicains commandés par Westerman les massacrent sans pitié le 23 décembre 1793.
Les guerres de Vendée feront 150 000 morts sur une population de 800 000 habitants.
Le vainqueur écrivit triomphalement au Comité de Salut Public cette lettre abominable :
« Il n’y a plus de Vendée, citoyens républicains. Elle est morte sous notre sabre libre, avec ses femmes et ses enfants. Je viens de l’enterrer dans les marais et les bois de Savenay. Suivant les ordres que vous m’aviez donnés, j’ai écrasé les enfants sous les sabots des chevaux, massacré les femmes qui, au moins pour celles-là, n’enfanteront plus de brigands. Je n’ai pas un prisonnier à me reprocher. J’ai tout exterminé ».
Et Westerman ajouta : « Nous ne faisons pas de prisonniers, il faudrait leur donner le pain de la liberté et la pitié n’est pas révolutionnaire  » Cette remarque est d'autant plus choquante que peu de temps auparavant, le général Bonchamps avait accordé la vie sauve à 5000 soldats républicains !...
Cette phrase horrible “ la pitié n’est pas révolutionnaire” sera appliquée à la lettre par de nombreux révolutionnaires dans de nombreux pays par la suite !

"La pitié n'est pas révolutionnaire !"

Voir les commentaires

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits

Depuis 20 000 ans le niveau de la mer est monté de 120 mètres, oui, vous avez bien lu, 120 mètres ! C’est la conséquence d’un réchauffement climatique qui a mis fin à une très rude période glaciaire. Il y a 6000 ans, le niveau de la mer a commencé à se stabiliser avec une augmentation très faible qui s’accélère légèrement aujourd’hui. C’est vers cette période que nos ancêtres venus du Moyen-Orient, où ils avaient inventé l’agriculture et l’élevage, sont arrivés par vagues successives et se sont installés sur nos côtes.
 Autour de Pornic, de l’île d’Yeu jusqu’à la bordure nord de la Brière, des tribus ayant la même culture se sont établies. Elles ont élevé des menhirs et construit des dolmens transeptés comme celui des Mousseaux : un couloir avec des chambres latérales.
Cette culture s’est répandue également à l’Est de Pornic, en particulier à Chauvé où l’on trouve des menhirs et dolmens très intéressants.

 

Le menhir de la Pierre Lematz
Il est impressionnant avec ses 3,70 mètres de hauteur et 2,10 mètres de largeur ! Il est orné de cupules
 

Le dolmen des Platennes 
Les 3 pierres principales faisaient partie d’une allée couverte. 9 autres blocs plus ou moins dispersés en font également partie.
 

Le menhir du Chevanou 
On suppose que nos ancêtres néolithiques ont essayé de le déplacer vers le dolmen des Platennes et qu’il s’est brisé en 2 morceaux ! Le morceau le plus grand est resté dressé. Il mesure 4,20 mètres de haut.
 

Pas de problème pour les visiter. Ils sont en accès libre ! Il suffit de prendre sa voiture et de se munir d’un bon GPS… Bonne visite.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 > >>

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog