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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Articles avec #poesie et chansons d'ici et d'ailleurs... catégorie

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Laisse béton !
Laisse béton !
Laisse béton !

J’étais tranquille, j’étais peinard
accoudé à la mangeoire
à grignoter mon p’tit bout lard
et faire une pose casse graines
quand y’a un type qui s’ramène
- j’vais t’tirer l’portrait 
mon p’tit
qui’m’dit
- tu chercherais pas la baston
Des fois qu’j’lui répond ?
Laisse béton !
On n’est pas au zoo
et j’me suis tiré illico !
La morale de cette pauvre histoire
C'est qu'quand t'es tranquille et peinard
Faut pas trop traîner à la mangeoire.
La prochaine fois, j’irai au bar !

Laisse béton !
Laisse béton !
Laisse béton !

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Bon noël

Bon noël aux enfants sans parents
aux parents sans enfants
aux anciens sans leurs petits enfants

Aux petits-enfants sans leurs grands parents
Bon noël à ceux qui sont seuls
loin de leurs amis ou de leurs familles
Bon noël à ceux qui ont faim, à ceux qui ont froid
Bon noël à ceux qui n’ont pas de travail

et qui ne peuvent pas en trouver
Bon noël à ceux qui ont un travail 
mais qui ne peuvent pas l’exercer
Bon noël à ceux qui pleurent devant 
leurs théâtres fermés ou leurs restaurant désertés
Bon noël à ceux qui doivent être hospitalisés
et à ceux qui ne peuvent pas être opérés
Bon noël à ceux qui sortent guéris
et à ceux qui les ont soignés
Bon noël aux camionneurs, aux caissières
aux policiers
à tous ces héros du quotidien
qui font que notre terre n’arrête pas de tourner
Bon noël à toutes les femmes, tous les enfants
et tous les hommes de bonne volonté !...

 

Bon noël
Bon noël

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

1941, les allemands ont envahi la France, un instituteur, René-Guy Cadou se rend à son école. En chemin il croise trois camions qui transportent les 27 otages qui seront fusillés le 22 octobre dans la sablière de Châteaubriant. Le poète a immortalisé leur sacrifice dans un hymne à la liberté et à la fraternité.

René-Guy Cadou :les fusillés de Châteaubriant

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel,
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour

Ils n’ont pas de recommandation à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René-Guy Cadou

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
couleurs d'automne
couleurs d'automne
couleurs d'automne
couleurs d'automne
couleurs d'automne

Bienvenue à l’automne
à ses couleurs chaudes qui étonnent
ses dégradés jaune, orange, rouge qui claironnent
Bienvenue à l’automne
à sa pluie monotone
Si longuement attendue
par les fleurs et l'herbe menue
Bienvenue à l’automne
aux feuilles qui frissonnent
tombent et tourbillonnent...
La page brûlante de l'été est tournée
Un nouvel équinoxe est arrivé !...

couleurs d'automne
couleurs d'automne
couleurs d'automne

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

René-Guy Cadou était instituteur, fils d’instituteur et poète. Il est mort en 1951.

Dans l'un de ses poèmes il décrit une rentrée scolaire dans l'école tenue par son père. Il retrouve les bancs de l'école avec bonheur...

La rentrée des classes avec René Guy Cadou

Odeur des pluies de mon enfance
Derniers soleils de la saison !
A sept ans comme il faisait bon,
Après d'ennuyeuses vacances,
Se retrouver dans sa maison !

 

La vieille classe de mon père,
Pleine de guêpes écrasées,
Sentait l'encre, le bois, la craie
Et ces merveilleuses poussières
Amassées par tout un été

 

O temps charmant des brumes douces,
Des gibiers, des longs vols d'oiseaux,
Le vent souffle sous le préau,
Mais je tiens entre paume et pouce
Une rouge pomme à couteau.

 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
On ne sait pas avant d’aimer…

On ne sait pas avant d’aimer…
Quelles grandes joies
quelles grandes peines on va trouver

On se tient coi, on est tranquille
Une flèche de Cupidon
Vise le cœur, touche en plein mille

On quitte le monde des gisants
On entre dans le monde des vivants
Et rien ne sera plus comme avant…

Finie la belle au bois dormant
Plus de regrets ni de soupirs
Pour le meilleur et pour le pire
Immenses joie et grands tourments ?
Commence la vraie vie des amants !...

 

On ne sait pas avant d’aimer…

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Le poète Ronsard écrivait cette ode en 1545 pour conquérir le cœur de la belle Cassandre :
"Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait éclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
N'a point perdu cette vesprée*
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au votre pareil...."

Mignonne

(*vesprée du latin vesper=soir, prières de la fin d'après-midi ou du soir chez les catholiques)
Pour la petite histoire, Cassandre était la fille d'un banquier italien et Ronsard ne pouvait l'épouser car il était clerc et tonsuré. Il se consola en écrivant des sonnets pour Hélène, Marie... Avec son ami Joachim Du Bellay et quelques autres, il créa "la pléiade" destinée à illustrer la langue française. Pari réussi ! Aujourd'hui la collection "la Pléiade" existe toujours, on se souvient encore de Cassandre et il existe une superbe rose "Ronsard" !

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

Posséder un buffle était souvent la plus grande richesse d’un paysan chinois autrefois. Le poète Koa Ki, au VIIIème siècle a chanté avec affection les louanges du sien !


"Mon Buffle a de vieilles cornes jaunies,
mon buffle a la queue pelée
s'il est fatigué, il marche lentement,
s'il a faim,il sait que je sais qu'il a faim
La nuit, je dors à ses côtés et il me tient chaud
je suis un très vieil homme
et rien ne me tourmente,
sinon que le percepteur, pour payer mes impôts,
me prenne, un jour, mon vieux buffle et le mette en vente !..."

(extraits du poème "le buffle" de Kao Ki)

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Le buffet

Je sais que les jeunes générations ne jurent que par Ikea, comme dans les années 1960 on ne jurait que par le formica, personnellement je préfère les vieux meubles en vrais bois, en merisier couleur de miel de préférence, patinés par le temps et les passages du chiffon, les coups malencontreux lors de déménagements, percés par endroits par les cossons… Ils ont toute une histoire que Rimbaud, alors jeune poète de 16 ans a magnifiquement raconté dans son poème daté de 1870, intitulé sobrement “le buffet”

Le buffet

“C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre,
Très vieux, a pris cet air si bon des vieilles gens ;
Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre
Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ;

Tout plein, c'est un fouillis de vieilles vieilleries,
De linges odorants et jaunes, de chiffons
De femmes ou d'enfants, de dentelles flétries,
De fichus de grand'mère où sont peints des griffons ;

- C'est là qu'on trouverait les médaillons, les mèches
De cheveux blancs ou blonds, les portraits, les fleurs sèches
Dont le parfum se mêle à des parfums de fruits.

- Ô buffet du vieux temps, tu sais bien des histoires,
Et tu voudrais conter tes contes, et tu bruis
Quand s'ouvrent lentement tes grandes portes noires.”

 

Le buffet

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...
Han Shan : Les choses simples sont-elles donc si difficiles à comprendre ?
Han Shan : Les choses simples sont-elles donc si difficiles à comprendre ?

Les choses simples sont-elles donc si difficiles à comprendre ?
Tout le monde adore la douceur du miel
et recrache avec dégoût la saveur du fiel.
Flattez les gens en leur donnant de l’argent
et vous obtenez leur assentiment
mais les contrarier suscite leur haine
Alors regardez-les défiler !...
Une fois la séance terminée, ils sont si fatigués…

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(Traduction libre d’un poème d’Han Shan, un moine zen du VIIe siècle en Chine. Il est toujours honoré par les bouddhistes et les taoïstes. On peut visiter un temple qui lui est dédié dans la ville de Suzhou. L'écrivain américain Jack Kerouac l'a fait connaître à la Beat generation et aux hippies, puis les Beatles en on fait une chanson)

Han Shan : Les choses simples sont-elles donc si difficiles à comprendre ?
Han Shan : Les choses simples sont-elles donc si difficiles à comprendre ?

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