Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
6 Mai 2012
Comme prévu, celui que Mélenchon appelait avec mépris "le capitaine de pédalo", est au commande du paquebot France ! Belle revanche, après un parcours sans faute ! L'écart : 52-48 est net et sans appel sans être humiliant pour l'UMP et sans accorder une victoire écrasante au PS. C'est heureux car cela donne les coudées franches au PS mais n'autorise pas les idéologues ou les extrémistes de la gauche à imposer leurs néfastes idées !

Ainsi ce que son ex compagne, Ségo, n'avait pu faire, Hollande l'a réussi ! Bravo !
Il faut remarquer toutefois que sa victoire est autant un rejet de Sarkozy qu'une adhésion à sa personne et à son programme (De ce point de vue, le ralliement en dernière minute de Bayrou est significatif).
A vrai dire, son programme, malgré des différences réelles, ressemble beaucoup à celui de son adversaire : des dépenses absolument certaines et des recettes aléatoires. Alors en dehors de leurs personnalités, il y aurait peu de différences entre les deux ? Sur le" fond, oui ! L'un était un autoritaire-libéral, l'autre est un libéral-autoritaire. "Autoritaire" étant utilisé ici dans le sens ou l'autorité de l'Etat prime sur l'initiative privée ou associative. Tous les deux entonnent le même fallacieux refrain : "L'Etat fait (ou a fait ou fera) ceci, l'Etat fait (ou a fait ou fera) cela" mais, dans la réalité, sans les travailleurs et les entrepreneurs, l'Etat ne fait rien, l'Etat n'est rien, l'Etat ne sait que dépenser (pire, il emprunte pour cela) !

Donc notre nouveau capitaine - qui ne pilote pas un pédalo - devra être modeste et ne pas trop écouter les idéologues de son parti, il devra être réaliste, rechercher les bons courants, éviter les récifs et apprendre à naviguer quand la tempête sera là, une fois passé l'état de grâce et que l'on constatera que les caisses sont encore plus vides qu'avant !...
Son pélerinage sur la tombe de Bérégovoy, il y a quelques jours est, de ce point de vue, un signe encourageant et fait preuve d'une certaine humilité... Pour rappel, voici ce que disait Raymond BARRE de BEREGOVOY : « Courageux parce que, compte tenu de son équation personnelle, il a été amené à prendre des décisions qui devaient nécessairement susciter des réactions chez ceux dont il était le plus proche. Responsable parce qu'il mesurait la nécessité, sur le plan national et international, de prendre des mesures douloureuses et rigoureuses. ».
Hollande a choisi un bon modèle. Bon vent capitaine !