C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre les nombreuses querelles, altercations plus ou moins violentes, affaires avec la justice que Caravage aura jusqu’à la nuit fatale du 28 mai 1606.
- 24 avril 1604, il est accusé par un garçon d’auberge de lui avoir lancé à la figure un plat d’artichauts
brûlants.
- En octobre et novembre 1604,
il est incarcéré pour insulte à la milice urbaine.
- Le 28 mais 1605, il est arrêté pour port d’armes illégal.
- En juillet 1605, il est accusé par un notaire de l’avoir blessé d’un coup d’épée à l’occasion d’une querelle à
propos d’une femme.
- En septembre 1605, il est accusé par sa logeuse (qui l’a mis à la porte) d’avoir démoli ses volets à coups de
pierres.
- Le 24 octobre 1605, il est soigné pour une blessure qu’il s’est faite, soi-disant, en tombant sur son épée
!...
- Aucun doute, Caravage a un tempérament violent, mais replacé dans le contexte de son époque et de son milieu, cela n’est pas vraiment exceptionnel.
Le sens de « l’honneur » explique beaucoup de ces comportements qui étaient courants dans la noblesse de son temps, noblesse à laquelle Caravage aspirait comme celui qui semble lui avoir servi d’exemple en la matière et dans
l’atelier duquel il a travaillé, le Cavalier d’Arpin (qui fut emprisonné également pour port d'armes illicites).