Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
31 Décembre 2010
La crise nous met au pied du mur et les agences de notation descendent un à un les canards boiteux : Grèce, Irlande, Portugal…nous sommes dans la ligne de mire (nous le sommes un peu moins depuis l’allongement de l’âge de départ en retraite). Comment rembourser nos dettes ? Trois solutions :
1- La rigueur : dépenser moins et gagner plus, pour la France cela consistera à faire payer un peu plus ceux qui ont le plus bénéficié de l'Etat-providence, les fonctionnaires en particulier (en Angleterre, 500 000 postes supprimés, par exemple !). La réforme est déjà dans les tuyaux et l'on comprend que ceux-ci aient été nombreux dans les dernières grandes manifestations même si elles ne les concernaient pas directement !
2- Faire défaut en tant qu’Etat, c'est-à-dire se déclarer en faillite et faire payer les banques. Le risque encouru est celui des faillites en cascade et l'actuel gouvernement a écarté cette solution préconisée par certains libéraux et par l'extrème gauche. Cela n'empêchera pas de les faire payer tout de même par l'impôt !
3- Laisser filer l’inflation ce qui permet de rembourser nos créanciers avec de la monnaie de singe tout en vidant les poches des classes moyennes (grand réservoir assez docile mais qui n'est pas inépuisable) . Le danger en réalité est immense car l’inflation « c’est comme le dentifrice, qui une fois sorti du tube, n’arrive pas à y rentrer… » Souvenons-nous de l’Allemagne après la crise de 1929, pour acheter un steak il fallait une brouette de billets !...

Des solutions existent-t-elles ? Il va sans doute nous falloir accepter de travailler plus pour gagner moins (rigueur) et apprendre à consommer d’une façon plus intelligente pour la planète et moins égoïste envers les populations des pays émergents. Il va nous falloir également remettre en ordre de marche notre machine de production, favoriser la recherche et l’éducation.
Nous avons usé tous les faux-semblants politiciens, nous sommes au pied du mur. La question n'est plus de savoir s'il y a besoin de rigueur ou non mais de savoir sur qui elle sera répartie. Cela doit être fait avec le plus de justice possible sans céder à ceux qui ont les plus gros moyens de pression (lobbys financiers, patronaux et syndicaux). Dure épreuve de vérité pour les partis politiques de droite et de gauche et voie royale pour les démagos populistes : la fille Le Pen et Mélenchon. Les années 2011 et 2012 s'annoncent être années de tous les dangers en France où les réformes essentielles sont encore à venir !...
Bonne année, oui bonne année, tout va très bien madame la marquise !...