Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
29 Mars 2009
La jalousie n'a pas la même valeur biologique pour un homme que pour une femme. L'infidélité de la femme menace l'homme de ne pas avoir de descendance, ce n'est pas
le cas pour une femme. Cette dissymétrie suffit pour expliquer que dans toutes les civilisations traditionnelles, les hommes s'attachent à verrouiller la vertu de leurs femmes.
Quand on dit « verrouiller » il faut comprendre ce mot également au
sens littéral, comme en témoignent les nombreuses ceintures de chasteté inventées par des maris inquiets de la fidélité de leurs femmes !
Le changement sur ce point, ne peut venir que par un effort de culture et une
reconnaissance de droits fondamentaux.
Ces différence d'intérêts biologiques entre hommes et femmes permettent de comprendre que la jalousie des hommes et des femmes s'expriment assez différemment. Les hommes redoutent plutôt l'infidélité sexuelle de leur épouse et les femmes, l'infidélité émotionnelle. L'infidélité sexuelle peut priver l'homme de descendance, l'infidélité émotionnelle peut priver la femme de ressources (ou l'obliger à les partager).
La jalousie n'a donc rien d'anormal en soi, elle a des racines biologiques et son expression est modulée par la personnalité de chacun et la culture dans
laquelle on vit. Deux stratégies sont développées par les jaloux : l'une consiste plutôt à couvrir le partenaire de cadeaux pour se l'attacher et l'autre à utiliser des moyens
de contrôles et/ou de coercition.
("Palais des vents" à JAIPUR, en INDE. Construit par le sultan pour que les femmes de son harem puissent voir ce qui se passe dans la rue sans être vues. Les deux premières photos représentent des "jalousies" ou "moucharabieh. Tous ces dispositifs sont destinés à soustraire les femmes aux regards des autres hommes !)
La personnalité plus ou moins pathologique du jaloux et la culture dans laquelle il baigne vont influencer énormément son comportement. Une personnalité
sadique et/ou narcissique entrera ainsi facilement dans des activités de contraintes, de soumission de l'autre et de destruction. C'est ce qui s'est passé dans une banlieue parisienne, il y a 2
ans. « L'amoureux » éconduit (de culture pakistanaise) a jeté un bidon d'essence sur sa petite amie pour la punir, se venger et la faire disparaître dans les flammes purificatrices :
http://www.parismatch.com/Actu-Match/Societe/Actu/Il-ecope-de-20-ans-pour-avoir-brule-vive-Chahrazad-Belayni-Amer-Mushtaq-Butt-78589/
Une lectrice de ce blog me signale un fait moins grave mais révoltant. Un chanteur de rap, sans talent, a trouvé un moyen pour faire parler de lui : mettre en
chanson les tortures qu'il infligerait à sa petite amie qui l'a quitté ! La jalousie se double, dans ce cas, de sadisme (en mots) et sans doute du désir narcissique d'être une vedette
en "osant" franchir un interdit.
Comme d'habitude, hélas, l'apologie de la violence et de la haine, marche ! il semblerait même qu'il soit invité au printemps de Bourges et son clip a été visité par des centaines de milliers de curieux sur internet ! Quand on n'a pas suffisamment de talent pour se faire connaître par quelque chose de bien, il arrive que l'on cherche la gloire en se faisant connaître par ses forfaits. Répugnant marché de la haine !