Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
7 Juillet 2026
Sur les 7 kilomètres de la plage de Pesaro, le dimanche matin, on peut voir des milliers de gens en maillots de bain. Ils semblent plutôt heureux, sans souci, relax. Leurs visages et leurs attitudes expriment une certaine béatitude sereine…
En les observant une idée m’a traversée l’esprit : dans l’imaginaire occidental le paradis ressemble sans doute à ces immenses plages de l'Adriatique ou de la Méditerranée : des hommes et des femmes de tous âges qui marchent sans but précis, sur des kilomètres de sable, les pieds dans l'eau, la tête au soleil, puis quand il fait trop chaud, vont se réfugier sous des parasols…
À vrai dire ce paradis simple, presque naïf, ne m’enthousiasme pas beaucoup, mais il me paraît plus respectueux des femmes et des hommes d'aujourd'hui que celui de certains musulmans qui le voient peuplé de 72 vierges consentantes !
Cette vision m’a fait sourire pendant un instant, puis réfléchir : et moi comment est-ce que je vois l'éternité ? C’est une question que l’on ne se pose pas quand on est dans l’insouciance de la jeunesse, mais qui s’impose de plus en plus quand on prend de l’âge.
Un philosophe de l’antiquité grecque, Epicure, disait déjà en son temps : les dieux ne s'occupent pas de nous, ne nous occupons pas d'eux !
Alors que nous arrivera-t-il quand nous serons morts lui demandaient ses disciples ? Epicure répondait : avant de naître, étiez vous malheureux ? Quand vous serez mort, vous retrouverez le même état !
A vrai dire cela me rassure car je ne me voyais pas marcher pendant une éternité sur une plage - et comme on le sait, l'éternité c'est long, surtout vers la fin* - même si cette plage est magnifique !
(*mot attribué à Woody Allen, mais revendiqué aussi par le comique américain Groucho Marx)