Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
21 Juin 2026
Aujourd’hui 21 juin, premier jour de l’été, jour le plus long de l’année — sans doute aussi l’un des plus chauds : seize heures de lumière !
Solstice d’été, miroir inversé du solstice d’hiver.
Dès demain, les jours commenceront à décroître — pas en chaleur, mais en durée de clarté…
Pas besoin de monter dans une fusée pour comprendre que tout est lié.
L’océan qui se réchauffe ici agit là-bas ; chaque souffle, chaque onde, chaque battement de lumière nous relie.
Nous ne sommes qu’un point minuscule dans l’infini, embarqués dans ce mouvement d’horlogerie céleste qui culmine aujourd’hui, rappelant que nous sommes d’étranges passagers sur une planète fragile, dans un océan de mystère.
Et pourtant, nous vivons comme si ce mystère n’existait pas.
Plongés dans nos affaires, nos chicaneries politiques ou personnelles, nous oublions l’essentiel — jusqu’au jour où rien ne va plus.
Il est bon de se rappeler parfois que l’univers a commencé sans nous et qu’il continuera sans nous.
Pour mieux faire sentir la chaleur sur le vieux port, je l’ai photographié sous une lumière blanche, volontairement surexposée.
Les bateaux, immobiles, semblent retenir leur souffle, tandis qu’une brume de chaleur enveloppe les quais.
Des passants avancent lentement, comptant leurs pas dans cette lumière presque irréelle.
La vie continue…