Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
3 Avril 2020
A partir de là, le mal se répandit à une vitesse folle. On ne pouvait plus marcher dans la rue sans recevoir l’accolade chaleureuse de parfaits inconnus. Au magasin, les vendeuses vous offraient des petits cadeaux supplémentaires, la fleuriste vous couvrait de fleurs, le boucher vous offrait son coeur en plus de sa viande, gardiens et détenus jouaient aux cartes dans les couloirs des prisons. Les policiers vous verbalisaient encore mais avec le sourire ou ne vous faisaient qu’une petite remontrance. Les cours de la Bourse s’effondrèrent, plus aucun trader n’essayant de spéculer sur le malheur des autres…
Les hôpitaux assurèrent être prêts à accueillir les victimes, mais à vrai dire, personne ne se présentait et même, les malades déjà hospitalisés pour diverses causes, spontanément, allaient mieux… Le pire du pire fut atteint quand le chef d’état-major qui s’était déplacé sur le front fut filmé en train de pactiser avec les terroristes ! A vrai dire, il n’y avait plus vraiment de guerre, certains terroristes étaient retournés dans leur pays d’origine, d’autres s'étaient intégrés à la population et avaient refait leur vie…