Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
1 Janvier 2019
Déjà 2019 ! j’ai du mal à me faire l’idée que nous sommes déjà en 2019 !... Je me souviens en 1948 -ou on me l’a raconté- être tombé la tête la première dans un grand baquet d’eau. Je me souviens en 1951 que la maîtresse avait écrit au tableau une poésie d’un certain Edmond Rostand, “Le chant du coq”, à apprendre par coeur pour le lendemain Je me souviens que, le curé, en chaire avait annoncé avec des tremblements dans la voix, la mort d’un homme qui n’était pas du village : Staline ! Je me souviens des duels à l’épée en bois avec un protège main fait d’un couvercle de boîte de conserve, dans les ruines du vieux château, j’étais le plus petit de la bande et pas souvent vainqueur ! Je me souviens de l’entrée au lycée, blouse grise, réfectoire gris, dortoir gris et pas chauffé en hiver. Je me souviens des livres de la “bibliothèque verte” que j'essayais de cacher dans un cahier au lieu d’apprendre mes leçons. Je me souviens de l’entrée en quatrième, j’avais l’impression d’être un grand. Je me souviens des interminables parties de bridge sous un coin du préau. Je me souviens des escapades sur le toit du lycée pour voir le vol des hirondelles. Je me souviens des des interminables discussion avec un ami pendant que nous faisions les cent pas au travers de la cour. je me souviens, je me souviens et tout cela maintenant est si loin et tout cela est si près...Hier encore j’avais cinq ans, dix ans, certains de ceux que j’aimais sont disparus et d’autres sont restés sur le quai et me font des signes comme lorsque le train s’éloigne… je me souviens, je me souviens et maintenant 2019 est là ...
En avant vers cette nouvelle année qui commence avec les courageux Optimists de l’école de voile de la Noëveillard sous une pluie battante de décembre....