Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !
26 Novembre 2021
Je n’ai jamais eu peur de la nuit. Je la considère même comme une amie. Je ne parle pas de certaines rues de Nantes qui sont devenues des coupe-gorge, mais de nos campagnes et de nos petites villes du pays de Retz.
Elle enveloppe d’ombre les êtres et les choses et ne laisse plus distinguer que l’essentiel et au-dessus de nous, l’immensité du ciel piqueté d’étoiles…
La vue de Pornic que je préfère alors est celle que l’on découvre quand on se promène à Gourmalon.
La ville ancienne s’étale devant nous, du château à l’église Saint-Gilles, formant un arc de façades judicieusement éclairées qui se reflètent, à marée basse, dans le bassin du vieux port.
Tout est calme, apaisé. Les bateaux, penchés sur le côté, semblent dormir sur leur lit de vase et parfois quelques rares passants traînent encore sur le quai Leray…
Quelques vers d’un vieux poème de Victor Hugo me reviennent alors à l’esprit :
“Les astres sont plus purs, l’ombre paraît meilleure ;
Un vague demi-jour teint le dôme éternel ;
Et l’aube douce et pâle, en attendant son heure,
Semble toute la nuit errer au bas du ciel.”