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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
Maintenant que le plus gros de la bataille électorale est passé, je pense qu’il est possible, de se livrer à quelques réflexions politiques. Elles seront étalées sur 3 chroniques.

1- Le capitalisme financier
Nous sommes entrés dans l'ère du capitalisme financier. Le mouvement est commencé depuis une vingtaine d'années, il domine les grands groupes et touche de plus en plus les entreprises de taille moins importante. Cela signifie quoi ? Contrairement au capitalisme industriel pour lequel les capitaux étaient détenus essentiellement par des familles et des actionnaires individuels, dans le capitalisme financier, l'argent provient de grands groupes financiers, d'assurances, de fonds de pension qui courent de bourses en bourses à travers la planète, pour trouver les meilleurs placements. L'entreprise perd alors sa valeur en elle-même, seul le rapport financier qu'elle peut produire est intéressant mais ce qu'elle produit, pour qui elle le produit, et qui produit deviennent des questions secondaires. On comprend alors que le sort des salariés dans ce type de configuration compte bien peu et que les délocalisations soient la règle ! Certains se prennent alors à regretter le capitalisme de papa, de grand-papa et même d'arrière-grand-papa, où le but était évidemment le profit (pourquoi créer une entreprise sinon ?) mais dans le cadre de la pérennité et de l'extension sur place de l'entreprise elle-même. Faut-il revenir à cette forme de capitalisme ? On semble oublier la misère extrême des ouvriers du XIXème siècle (voir Zola et Marx pour se rafraîchir la mémoire). On ne le regarde avec un peu de nostalgies aujourd'hui que parce qu'il s'est adouci progressivement au prix d'intense luttes sociales et politiques. Il a fait son temps, il est fini ou finissant et il entraîne dans son agonie les avantage si durement acquis !
 Alors que faire ? Faut-il se déclarer contre le capitalisme en considérant que c'est lui « le pelé, le galeux d'où nous viennent tous nos maux »? À vrai dire une autre solution a été essayée : le communisme, et le remède est pire que le mal. Comme le disait Wilson, un spécialiste de l'étude des fourmis : « Le communisme est une superbe idée, dommage qu'elle n'ait pas été appliquée à la bonne espèce ! ». Plus subtilement aujourdhui, certains se proclament contre le libéralisme : c'est même devenu une mode de se dire "antilibéral ". Mais on oublie alors qu'être libéral c'est être d'abord pour la liberté de créer de s'exprimer, d'entreprendre et de critiquer. Il serait plus simple de dire dans ce cas que l'on est pour le goulag, le parti unique, et la police politique pour surveiller les déviants ! Certains candidats n'hésitent pas à nous faire avaler de telles couleuvres en nous assurant que c'est pour notre bien ! Merci, on a déjà donné !

Oui mais, comme aurait dit LACORDAIRE (reprit par la suite par JAURES) la liberté ne doit pas être celle du « renard libre dans un poulailler libre ! » (http://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_Lacordaire ) Lacordaire et Jaurès ont raison et plutôt que de regretter le temps du capitalisme de grand-papa il vaut mieux essayer de faire comme eux : s’attaquer au capitalisme financier d'aujourd'hui, tenter de le réguler, de faire respecter la dignité des travailleurs (pas seulement dans notre pays), contrôler l'intérêt des produits que l'on fabrique et la manière dont ils sont faits (environnement).
Cela a pris des dizaines d'années pour le capitalisme industriel et ne s'est pas fait sans douleur. Il en ira de même pour le capitalisme financier avec autant sinon plus de combats car c'est maintenant toute la planète qui est concernée ! Puissent les errements, les impasses et les réussites d'autrefois nous éclairer dans le cheminement périlleux d'aujourd'hui. A suivre...

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alain barré 26/04/2007 12:37

Ceux qui nous dirigent n'ont pas autant de pouvoir qu'on le croit (et peut-être qu'ils le croient ?...). Au mieux ce qu'ils peuvent faire c'est accompagner les changements.. Ils peuvent aider la réalité à accoucher des évènements dont elle est grosse : faciliter les choses ou les perturber, mais l'histoire n'est pas (essentiellement ) faite par eux . Les électeurs ont donc essentiellement un choix : celui d'écarter "un accoucheur" maladroit !
ab

lasidonie 25/04/2007 21:07

souhait qu'on ne peut que partager, encore fauit-il que nos gouvernants futurs fassent la même analyse et là je suis extrèmement sceptique. je pense sincèrement que nous nous acheminons vers le renard libre dans le poulailler ! on ne peut revenir au temps des charrues, certes, mais ce qu'on nous propose c'est non pas de freiner, mais d'accélerer...

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