Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Léa et le terminal du port au bois (feuilleton)

Elle est à l’extrémité de la plateforme, près du terrain vague, accroupie, tenant son parapluie d’une main et tentant de prendre des notes sur son calepin de l’autre. La situation est très inconfortable !...

  Non, elle n’a pas rêvé, il lui a bien semblé entendre des bruits dans les taillis, comme des piétinements, une lutte feutrée entre deux bêtes ou deux personnes qui s’affrontent sans un cri... Tout à l’heure déjà elle avait cru remarquer des sons insolites. Ça recommence…quelqu’un se débat ! C’est sûr maintenant, ce n’est pas un animal, c’est une personne… elle se redresse, prête à bondir et à partir en courant lorsque retentissent des pleurs d’enfant …

Léa a peur, sa première réaction est de fuir. Mais elle n’a pas le temps de se relever et de se mettre à courir. Les pleurs reprennent de plus belle et une voix d’homme, sourde et impérative menace :

-          Non, reviens… reviens !…

Léa reste figée sur place, terrorisée. Elle pense aussitôt à un sadique, à l’un de ces violeurs d’enfants dont on entend maintenant si souvent parler à la radio et à la télévision et son sang se glace. Elle sent l'angoisse monter en elle et l'envahir brutalement... Elle voudrait crier : « Qui va là ! au secours ! à l'aide.. » mais aucun mot, aucun son ne sort de sa bouche... Elle est tétanisée... 

Un fracas de tôle qui tombe, des pas, une course… Léa n’en peut plus. Elle jette son parapluie, son carnet tombe de sa main, elle ferme les yeux, elle plaque, précipitamment, ses mains contre son visage et se tient recroquevillée sur une grume… Elle attend, elle ne sait pas quoi… qu’un agresseur bondisse sur elle, la plaque au sol, lui fasse du mal…et elle ne saura pas se défendre. Elle attend comme une victime innocente, prête pour un sacrifice…

Elle n’a toujours pas ouvert les yeux, redoutant le pire. Quelques secondes passent qui lui paraissent une éternité, puis elle sent…une main qui tire sa robe…. un hurlement sort de sa bouche…

Commenter cet article

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog