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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Poèmes

Autrefois les cochons ne finissaient pas leur vie à l'abattoir, mais dans une cour de ferme et l'on invitait toute la famille, y compris la famille élargie, pour cette joyeuse fête qui était synonyme de festin et de ripailles !...

 

 

 

Pierrot lève son grand couteau

Léon brandit son gros marteau…

Et pan ! le maillet s’est abattu !

En un clin d’œil le cochon est assommé, saigné, le poil passé au chalumeau…

 

 

 

Et tout le monde de s’affairer, les bassines de valser, les faitouts de sauter, les chaudrons de tourner !…

Pas une minute à perdre

C’est le jambon qu’il faut découper, les côtes qu’il faut trancher, les tripes qu’il faut détripailler et le sang qu’il faut baratter !…

Vaguement écœurés mais prodigieusement intéressés, nous les gamins, nous regardons tonton Léon et cousin Pierrot faire preuve de leur fabuleuse dextérité.

Notre attente ne reste pas longtemps vaine 

Bientôt nous héritons de la bousine 

Vessie encore toute dégoulinante de pisse 

Que nous gonflons comme un ballon ! 

Elle couine en se vidant :

C’est l’âme du cochon

Qui s'envole en tire-bouchoin

Et pousse son dernier soupir en montant au ciel…  

 

Ouais, ça on peut le dire 

C’est une sacrée journée

La journée de la tuaison du cochon !

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Lasidonie 15/11/2006 19:52

J'ai aussi connu çà chez mez grands-parents dans les Pyrénées, Je n'en avais pas de souvenirs précis autres que les odeurs et les cris de la pauvre bête.. ta description m'a tout remis en mémoire. je revois les jambons pendus dans une pièce sombre, les boudins, ma grand-mère toute vêtue de noire avec le fichu sur la tête façonnant les saucisses. Bien loin ...Bonne soirée, alain. Sido

OZENNE Brigitte 15/11/2006 12:33

Bonjour Alain,Tu as vécu dernièrement cette "journée du cochon" ?Moi aussi mais lorsque j'avis 8-10 ans et je m'en souviens très bien.Malheureusement à cette époque on ne faisait pas de photo comme aujourd'hui. Je crois que ma maman a quelques photos du cochon pendu, et du grattage des poils avec une boite de conserves dont on avait relevé les aspérités afin que cela gratte; puis on passait un brulis de paille afin que les poils grattés disparaissent et pour désinfecter la peau. Je me souviens du cochon égorgé, de ses cris, de ses tremblements pendant son agonie, et de la raideur de sa mort. Et puis c'était en effet la fête. " Le dîner de cochon", quel évènement. Les tripailles, la courrée dans l'assiette.....beurk et après on repartait avec le boudin tout frais et les saucisses et quelques mois plus tard avec le "petit salé" sorti du pot à lard pour manger avec des galettes ou des frites. Et voilà, souvenir, souvenir.....!!!BRIGITTE

alain barré 15/11/2006 16:37

Chère Brigitte,
 
Merci pour ton message sur la tuaison du cochon. Je n'y ai pas assisté dernièrement mais des souvenirs me sont revenus en voyant de la "fressure" (orthographe approximative). Ma tante la préparait dans un grand chaudron à linge en barattant du sang et des déchets de viande. Elle nous autorisait de temps à autre à tourner !
Tu décris mieux que moi les détails de l'opération. J'avais oublié le brûlis de paille mais en te lisant, l'odeur m'en revient au nez et je revois la scène... C'était très impressionnant pour les gamins que nous étions. La dextérité de mon cousin était extraordinaire. Il savait exactement le geste qu'il fallait faire. Tout était précis et rapide !... C'était vraiment une fête et je revois encore les bocaux de délicieux rillons, alignés sur l'étagère, signes de bombances futures. Pendant l'hiver on se régalait en étalant le rillon sur de grosses tartines. Hmmm !...

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