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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Un lecteur de ce blog, Claude Barré, m'envoie 2 beaux poèmes. C'est avec plaisir que je les publie :

Tu me fais peur...moi je veux

Je ne veux pas aller dans ce monde de peur

Je veux rester dans mes chiffons, dans mes crayons

Tu me fais peur quand tu parles d'argent

Je ne veux acheter que pour manger et  pour chanter

Je ne veux pas aller partout où l'on crie "paix"

Je veux rester parmi mes frères et mes paroles

Tu me fais peur quand tu parles carrière

Je ne veux travailler que pour l'utilité et pour créer

Je ne veux pas aller où Dieu règle chaque mot

Je veux garder mes doutes et des bougies d'espérance

Tu me fais peur quand tu parles gouvernement

Je veux frôler la liberté, croire encore à la fraternité

Je ne veus pas aller dans ton monde normé, techno-cadré

Je veux : "l'amour... de l'aube claire jusqu'à la fin du jour"

Tu me fais peur au quotidien tricoté de cadavres

A ton demain meilleur de technicité, d'individualité

A tron avenir friqué tout gluant de pollué

Sans savoir que bâtir est geste grâve

Je ne veus pas aller parmi les apprentis sorciers

Je veux sentir ta main chaude et tendre au lever

Et partir à deux pas... "ensemble pour pêcher la tendresse"

 

Gris à l'âme ou ballade en ciel d'automne...

Je connais ces matins où le ciel est enfui

Des aubes où l'air est embrumé de pluie

Des horizons ouatés tout moutonneux de gris

Où se lever se confond à la nuit...

Je dirai ces grisailles du coeur

Ces lourds nuages qu'on porte dans la peur

Cette pluie fine qui tape et qui pénètre

Les matins où je ferme la fenêtre...

Je rêverai cesjours pareil à une couette

Où languir des heures est futile mais bien-être

Où l'agir est heureux dans le seul jeu des mots

Où la plume ensoleille et colmate mes maux.

Ces matins où l'on tisse un frêle et long projet

De "je vais faire" de "demain j'oserai"

Ces agonies du jour qui s'étiole à pleurer

Où au goûter déjà l'espoir s'est évadé

Mais...

Je connais aussi ces matins où dans le ciel enfui

Perce une aube secrète, où le jour tel un cri

Frappe les horizons d'un corps tout moutonneux d'ennui

Martèle le lever pour un m... à l'ennui !

Claude Barré

septembre 2006

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