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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ANGELO t'allait si bien ! (feuilleton)

Le gardien, ne semble pas être surpris outre mesure par l’arrivée de cette curieuse troupe. Il ouvre tranquillement, les laisse entrer et referme la porte. Puis avec une vivacité inouïe il sort une matraque spéciale antiémeute et fauche les jambes de l’un des bandits.

- Attaque crie-t-il à ses chiens qui se précipitent sur l’autre.

 Il entraîne Léa vers son refuge et lui met un pistolet entre les mains. Il redescend vers la grille. Les chiens maîtrisent les bandits, leurs crocs sont profondément enfoncés dans les bras de chacun d’entre eux. Il donne l’ordre à ses molosses de relâcher leur étreinte. Les autres bandits sont là, de l’autre côté de la grille, l’arme à la main, impuissants. Le gardien les avertit :  

- Les flic sont prévenus. Ils vont faire une descente d’un instant à l’autre. Vous allez récupérer ces deux fripouilles et disparaître avec eux. Mes chiens n’ont pas la rage et j’espère que ces deux ordures ne leur ont pas transmis de maladie ! Si jamais je vous revois vous êtes morts.

Il ouvre la grille. Les deux comparses récupérèrent leurs amis plutôt mal en point accompagnés par les grognements féroces des chiens. Le moteur de la voiture vombrit, elle disparaît au coin de la rue.

Pendant que Léa soigne Angelo, celui-ci la remercie et remercie le gardien. Il s'explique :

- Je ne m’appelle pas Angelo, ni Mohamed, je m’appelle Nathan et je suis un agent israélien. J’avais infiltré un réseau terroriste qui devait commettre une série d’attentats contre des restaurants juifs, cette nuit. C’est moi qui avais les détonateurs et j’ai cherché à m’en débarrasser auprès de vous Léa car je me suis rendu compte, au dernier moment que mon contact avait été éliminé. Je les ai mis dans votre cabas, au café, sans que vous vous en rendiez compte. Après l’orage, quand nous allions au restaurant, j’ai voulu vous prévenir, mais il était trop tard, j’ai senti que nous étions repérés. Quand les terroristes m’ont kidnappé et qu’ils n’ont rien trouvé sur moi, ils se sont dits que vous travailliez pour moi et ils vous ont volé votre sac pendant que vous étiez abasourdie et que vous essayiez d’interpeller les passants. Puis ils ont cherché à faire pression sur vous…  

Léa qui commençait à en avoir assez de s’être fait ainsi continuellement mener en bateau, déclara d’un ton sec...

 - Tout ceci est bel et bon mais je ne vais pas laisser ma bébé, plus longtemps toute seule à la maison !

- Non, répondit Angelo, ne retourne pas à la maison, ton appartement est sûrement surveillé !

 - Tant pis, je ne peux pas laisser ma bébé toute seule ! reprit-elle sur un ton qui ne supportait pas de réplique.

Elle embrassa son vieil ami le gardien, flanqua le pistolet dans la main valide de Nathan en lui disant « Tu auras peut-être à t'en servir ! ». Puis elle le prit par le bras en grommelant :

- Nathan... Nathan... Dommage... Angelo t'allait si bien ! Allez, viens à la maison que je soigne ces vilaines plaies !

Angelo dont les lèvres étaient tuméfiées et un oeil tout gonflé, mit le pistolet dans sa poche, sourit maladroitement en levant les yeux au ciel et la suivit sans dire un mot !

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- Alors Léa, êtes-vous retournée dans votre appartement lui demandé-je ? Et, pensant faire un peu d'humour, j'ajoutai : votre chatte a du être contente ?

- Non, elle n'était pas dans l'appartement. La porte était ouverte, ma voisine l'avait recueillie. Elle m'a signalé que trois hommes étaient rentrés chez moi. Comme ils avaient les clefs, elle ne s'est pas inquiétée, elle a cru qu'ils étaient de mes amis.

Nous avons passé la nuit dans l'appartement et le lendemain nous avons déménagé pour un quartier sûr. Nous sommes restés trois semaines ensemble, trois semaines de bonheur parfait !

- Tout est pour le mieux alors ?

- Non, Nathan est reparti pour une autre mission. Il devrait être ici depuis deux jours. Nous avions rendez-vous dans ce café, à cette même place... S'il revient ajouta Léa avec détermination, il va entendre parler du pays et cette fois je ne le laisserai pas repartir !

Depuis quelques jours je n'ai plus revu Léa. Je pense qu'Angelo, pardon, je veux dire Nathan, est de retour ? Si je la revois un jour je vous tiendrai au courant de ses prochaines aventures.

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chris 06/09/2006 09:08

Bravo, quel talent !Vivement les prochaines aventures de Léa !

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