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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ANGELO t'allait si bien ! (feuilleton)

 ...Nous nous sommes dirigés vers le quartier de la Juiverie, en face du château, où les restaurants sont à touche-touche. Nous avons marché côte à côte. Je lui ai pris la main. Une petite bousculade, …il s’est tourné vers moi, m’a regardé intensément comme s’il voulait me dire quelque chose, ses lèvres ont remué…. J’attendais, le souffle coupé, émue à l’extrême,qu’il me dise je t’aime ou me fasse une belle déclaration, mais ses lèvres se sont refermées comme s’il se retenait et il a simplement posé délicatement un baiser sur ma bouche.

Angelo…ai-je murmuré…

Il n’a rien répondu. J’ai seulement senti ses lèvres caresser ma nuque, me procurant des frissons d’une infinie douceur.

- Si nous choisissions un restaurant a-t-il dit.

- Oui, Angelo. Tu as une préférence ?

- Non, Léa, je te laisse choisir. Mais pas en terrasse, plutôt en intérieur s’il te plaît.

Il faisait encore chaud et une terrasse m’aurait bien plue mais je n’ai pas insisté.  

La rue était violemment éclairée et Angelo entraîna Léa vers les artères adjacentes, un peu plus calmes. Angelo semblait chercher quelque chose. Il passait devant les restaurants parfois même sans les regarder, par contre, à chaque fois qu’ils arrivaient près d’une ruelle sombre, il paraissait inquiet et aux aguets. Alors que Léa se croyait enfin arriver au but, il fit brusquement demi-tour, l’entraînant dans une autre rue. Léa lui fit remarquer avec une pointe d’agacement : « Angelo, j’ai faim, il est peut-être temps de se décider ! »

Ils s’apprêtaient à rentrer dans un restaurant, un peu à l’écart de la cohue, à l’angle d’une petite rue, quand deux hommes surgirent de l’ombre, bousculant Léa, s’emparant chacun d’un bras d’Angelo et le firent disparaître dans la pénombre de la ruelle. Léa, stupéfaite, n’avait pas eu le temps de réaliser ce qui s’était passé.

Je restais là, au milieu de la rue, paralysée sans savoir quoi faire. Je voulais crier mais aucun son ne sortait de ma bouche. Je me tenais à l’angle de cette rue mal éclairée, sidérée, abasourdie, comme frappée par la foudre.

- Angelo, ai-je hurlé soudain…

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chris 01/09/2006 20:06

Vite... vite.... la suite s'il te plait !

grapheus tis 01/09/2006 12:45

La suite ! La suite ! La suite !

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