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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #alain barré

Tout le monde a entendu parler de l'audimat, cet outil d'évaluation de l'audience des émissions télé qui est très vite devenu un moyen d'évaluer leur valeur, valeur financière d'abord (indispensable pour se faire rémunérer par la pub), puis, par une dérive inéluctable, leur valeur tout court ! Une émission est considérée comme « bonne » si elle a un « bon » résultat à l'audimat et « mauvaise » si son résultat est « mauvais ». Magie noire des notes ! déjà à l'école, on est « bon » si on a de « bonnes » notes et « mauvais » dans le cas contraire. 

Sur internet, l'évaluation procède, à peu de choses près, des mêmes critères : un site est « bon » si sa fréquentation est « bonne » et inversement.

Existe-t-il une autre façon de faire ? oui, l'évaluation par un comité d'experts ! Mais qui nomme les experts ? D'où vient la valeur de leur expertise ?...

En France on a (on avait) plutôt tendance à favoriser l'avis des experts. Dans les pays anglo-saxons, et surtout aux USA, on a plutôt tendance à faire confiance à l'audimat.

Les deux méthodes ont leurs avantages et leurs inconvénients. Aucune n'est parfaite. Elles sont même, toutes les deux passablement sujettes à caution.

On peut donc dire qu'il est difficile pour le spectateur de se faire son idée, sans se laisser influencer par les sentences des experts ou les décomptes de l'audimat, mais il est encore plus difficile pour les auteurs d'échapper à cette pression car toute la création artistique est orientée par cette implacable mécanique. Les auteurs pensent être libres, mais en réalité ils exercent leurs talents (presque) toujours sur commande. S'ils ne rentrent pas dans le moule des experts ou de l'audimat,  leurs œuvres resteront lettres mortes ! Mais, ce qui est moins connu, la réussite pour un artiste, elle aussi, n'est pas sans inconvénient. Elle peut très vite se révéler être le pire des étouffoirs.pour sa créativité. Seuls ceux qui auront, malgré leur succès, su conserver leur liberté, liberté de pensée, mais peut-être encore plus liberté de sentir, pourront y résister.

Un génie, largement méconnu en son temps : Baruch SPINOZA a résumé d'une phrase magistrale, les données du problème :  « La renommée a aussi ce grand recul, que si nous la poursuivons, nous devons gouverner notre vie de façon à plaire à la fantaisie des hommes, évitant ce qu'ils désapprouvent et cherchant ce qui leur plaît. »

Hmmm ! C'est peut-être Baruch Spinoza qu'il faudrait nommer à la tête de France télévision ?...

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yves ratiatum 30/05/2009 16:35

J'attends ce bandeau rouge : déjà trois millions d'exemplaires vendus.. Intéressant de noter que ça devient, en soi, un argument de vente...Si tant ont acheté... c'est que ça vaut le coup..Peut-être devrais-je le mettre d'office sur le prochain chef d'oeuvre que je m'en vais publier... Et nous voilà pris au piège du troupeau. Une fois de plus.. L Il nous reste à nous demander :  à partir de quand le déclic qui fait que la machine s'auto-entretient ? YJ

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