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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #La playmouette du dimanche
"La mer est là, magnifique, imposante et superbe, avec ses bruits obstinés. Rumeur impérieuse et terrible, elle tient des propos étranges. Les voix d'un infini sont devant vous." (Eugène DELACROIX)

"2012 », un film que la critique bien pensante éreinte avec un tel entrain (Télérama : « gros bourrin …», Libération : « Les effets numériques imposent leur tyrannie fumeuse…  », Le Monde « dérisoire…mièvrerie sentimentale et psychologique… » vaut sûrement que l’on aille y voir de plus près ! Premier essai à St Nazaire, dix minutes avant le début, la grande salle de Cinéville (près de la base sous-marine) affiche complet. Deuxième tentative, à Pornic, j’arrive un quart d’heure avant le début et la salle est déjà presque pleine. Sans aucun doute, les spectateurs ne sont pas du même avis que la critique bien-pensante. Je suis entouré de grands ados et de quelques couples plus âgés.

Le metteur en scène raconte l’apocalypse à sa façon. La fin du monde c’est son dada. Il l’avait déjà fait en mettant en scène un cataclysme occasionné par un dérèglement du climat (« Le jour d’après ». Il récidive avec « 2012 », le fin du monde, cette fois est la conséquence d’éruptions solaires bombardant la terre de neutrinos invisibles qui réchauffent l’écorce terrestre. D'époustouflants effets spéciaux, l'histoire intime d’une famille recomposée menée en parallèle aux évènements planétaires, du suspense, des rebondissements et un nappage de bons sentiments et quelques mièvreries, la recette est bien rodée !….

Mes jeunes voisins et voisines ont trouvé cela passionnant, pour eux, ça c’est du cinéma !...

Ils n’ont pas tort, dans le sens où ce n’est pas un film que l’on peut tourner avec sa caméra et quelques potes. Le budget est colossal et l’on en a pour son argent. C’est également un film destiné à une diffusion mondiale et pas seulement à l’occident. Au-delà des effets spéciaux et du scénario parfois indigent, la réflexion qui s’impose à moi, justement, est qu’il s’agit d’un film de la mondialisation. Il traite d’une façon fantasmatique de cette époque nouvelle dans laquelle nous sommes entrés. Les catastrophes servent de prétextes pour faire de beaux effets spéciaux (rien de neuf, l’histoire religieuse nous a habitué aux apocalypse ), mais l’histoire met d’emblée et sans discussion, ce jeune public d’ados devant le fait accompli. La mondialisation devient ainsi une réalité sur laquelle il serait stupide de tergiverser. Un point qui m’a surpris : la nouvelle répartition géopolitique après la crise est déjà intégrée : la Chine, dans le film, est traitée comme une grande puissance, c’est elle qui est chargée par l’assemblée des gouvernants du monde de construire les « arches » qui devront sauver les plus brillants et les plus riches spécimens de l’espèce humaine.  Cela nous vaut de superbes images de l’Everest et des montagnes du Tibet !

On peut ne pas aimer ce genre de film, mais il contient un certains nombre de messages, au second degré, qui me paraissent essentiels à décoder. Hélas, notre presse bien-pensante en est bien incapable. Elle préfère critiquer des détails formels au lieu d’essayer de comprendre ce qui incite les jeunes (et les moins jeunes) à faire la queue pour aller voir ce Blockbuster !

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