Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche
La psychologie évolutionniste, encore méconnue en France, suppose que des traits de comportements, des réactions émotionnelles ont été sélectionnés au cours des deux millions d'années qui nous ont précédés  et qu'ils s'expriment toujours à travers nous, mais dans un contexte décalé, qui n'est plus le même. Il y a "mismatch" selon l'expression consacrée. Nous ne sommes pas une pâte vierge que la culture pourrait façonnée à sa guise. Ainsi, par exemple, l'agressivité existe en nous, comme un legs des générations antérieures. La culture ne l'a pas éradiquée et elle ne le pourra pas, par contre nous pouvons inventer des règles, des lois pour la « domestiquer ».
 La violence du monde actuel peut parfois donner à penser que la culture est un échec et que nous en sommes toujours à l'âge de pierre. Des spécialistes estiment, pour leur part, que notre monde est moins sanglant qu'autrefois et que les civilisations « premières » n'avaient rien de pacifique !
En réalité, depuis cent mille ans nous n'avons pas changé (ou fort peu) et si l'un de nos ancêtres homo sapiens revenait sur terre et qu'il était élevé comme l'un de nos enfants, il s'intégrerait parfaitement dans notre société.
Nos émotions, nos désirs sont les mêmes car il n'y a pas eu de changements majeurs dans l'espèce. La culture nous a seulement appris à gérer les situations de plus en plus complexes, hélas, sans pouvoir éliminer les guerres !
Nos gènes sont les mêmes mais il est possible que l'éducation ait le pouvoir, même s'il est limité, de changer leur expression (ils pourraient être activés ou désactivés en partie ou en totalité).  C'est ce que commence à découvrir cette toute jeune science pleine de promesses : l'épigénétique, dont nous avons déjà parlé et dont nous reparlerons un jour.
Si cela est vrai, la culture, l'éducation, imprimeraient, dans une certaine mesure, et même si ce n'est que partiellement, leur marque en nous ?... Une lueur d'espoir, un peu de poésie dans ce monde de brutes !....
Commenter cet article

Pivoine 11/03/2009 11:02

Vous dites un peu de poésie dans ce monde de brut !!!!je viens de relire par hasard, le poeme " L'enfant " de Victor Hugo, tiré des "Orientales "  et je trouve qu'il résume assez bien ce que nous sommes réellement et il y a un canyon avec ce que nous aimerions être. L' humain est le plus dangereux , le plus cruel, bref le pire de toutes les espèces vivantes de la planète, il ne faudrait pas qu'il y ait une grosse famine ou autre parce qu'on verrait vraiment le pire , et meme sans cela on le voit déjà.  Bon mercredi malgré tout .

alain BARRE 11/03/2009 10:18

alain barré 11/03/2009 11:07



L’agressivité semble, en effet, bien liée au taux de testostérone qui est 50 fois plus élevé chez l’homme que chez la femme. Elle en est le « moteur » hormonal mais l’origine évolutive
viendrait plutôt des particularités de notre espèce : la lutte pour la domination, le pouvoir, l’accaparement des femelles. Conséquence toujours perceptible aujourd’hui : les hommes
tuent d’abord d’autres hommes avec qui ils sont en rivalité (et peu de femmes). Il arrive que des femmes tuent des femmes. Les statistiques montrent qu’elles le font 25 fois moins que les
hommes ! Il est probable que la différence de corpulence et de force physique entre les hommes et les femmes a, comme chez un nombre d’espèces animales la même explication : la rivalité
entre les mâles. A propos de la taille, il est étonnant de remarquer que, sous l’influence de l’alimentation, garçons et filles, en occident deviennent de plus en plus grands, mais la différence
de taille entre eux ne diminue pas. Elle aurait même tendance à s’accentuer !


Mais il ne faut pas se polariser sur les tendances à l’agressivité. La tendance à la coopération, à « l’altruisme » existe en nous avec la même intensité. Elles sont moins spectaculaires, elles
font moins de bruit mais elles sont également partout à l’œuvre… Décidément nous sommes COMPLEXES…le maître mot !







Chris 11/03/2009 08:41

Je croyais que la violence était aussi en partie liée à des réactions hormonales, comme un excès de testostérone. S'agit-il d'une idée reçue ou est-ce appuyé scientifiquement ?

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog