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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

S’il faut en croire un certain nombre de mes amis écologistes, le seul vrai problème de la planète, c’est l’homme ! J’en parlais dernièrement à mon chien qui a une opinion assez différente. Pour lui, sans les hommes, pas de chiens, et d’une ! (200 races aujourd’hui alors qu’il n’en existait que 4 il y a dix mille ans). Par ailleurs, a t’il poursuivi, si l’homme est le problème principal, il est également la meilleure solution, et de deux !

Ensuite, il m’a tenu des propos que j’ai estimé, à première vue, un peu incohérents. Il m’a dit, en faisant la moue « tu ne peux pas comprendre…c’est de la poésie ». Je vous les livre tels que je les ai recueillis, à vous de juger !

 

 

Pourquoi dans la rue une cage immense étrangle les oiseaux

Pourquoi, dans la rue les piétons se côtoient-ils

Plus muets que des carpes ?

La rue charrie des carcasses d’autos, de cyclos

Charrie des flics plantés dans le goudron

Comme d’anachroniques épouvantails…

Charrie une foule de vieux godillots

Et de pimpantes grôles avec des gens dedans

Les regards sont blasés, l’allure sans vie…

Entre les épaules remue faiblement une tête bougonne.

Le teint est blafard MAIS…

Les affiches sont sauvagement bigarrées

Les néons zigzaguent comme des reptiles sanglants

Les chromes, le vernis, l’or de pacotille, le clinquant

S’étalent abondamment !

Les vitrines sont entièrement réalisées toutes en glace

Pour ne rien vous cacher, cher client, sauf… la vérité !

Et dans les boutiques dorées

Derrière les grandes baies vitrées

Des mannequins au sourire automatique

Aux seins en plastique

S’apprêtent à vous cajoler, à vous bichonner

Et à vous foutre à la porte si vous ne pouvez pas payer !

Et malgré tout cela, malgré ce luxe inouï

Malgré cette exhibition de garce tapageuse

Les regards du passant errent désespérément

Glissent sur le vernis à la recherche d’une présence amie

Sans rien trouver où s’accrocher !…

Il faut avoir la patience de comprendre

Que sous l’écœurante insolence des banques

Des palais de la bourse, des repaires du commerce

Des bordels à la mode

Se tisse une autre toile

Tressée des joies et des peines

Des espoirs et des haines

De tous ces gens de rien qui vivent et qui peinent

Qui aiment et qui pleurent 

 Elle n’attend que l’instant favorable

Pour claquer au vent !….

 

 

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