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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Lectures - cinéma - citations -...

Le journal Le Point publie dans son numéro du 23 octobre 2008 des extraits des « Confessions d'une religieuse », l'autobiographie que sœur Emmanuelle rédigeait en secret depuis 20 ans. Ces confessions n'étaient pas destinées à une publication de son vivant, mais elle explique : « Pourtant je veux me dénuder. D'abord par exigence envers la vérité : voilà ce que je suis. Pour une autre raison ensuite : j'ai la conviction, ce faisant, d'être utile. »

Cette déclaration de principe, mise en préambule, me rappelle les confessions d'un autre personnage célèbre, Rousseau, l'orgueil en moins (ou en moins fort) ! L'orgueilleux Jean-Jacques déclarait lui aussi : « Je veux montrer à mes semblables un homme dans toute la vérité de la nature »

Comme Jean-Jacques, Sœur Emmanuelle pourrait dire « Je n'ai rien tu de mauvais, rien ajouté de bon ». Elle décrit, sans fausse honte, « son penchant pour la volupté et une obsession pour la sensualité dont l'intensité est difficile à décrire quand elle se tient prête à se déclencher. »

Ainsi, elle confesse, qu'étant enfant, elle se masturbait souvent à l'école. Quand on  sait l'opprobre que l'église a fait peser sur « le plaisir solitaire », on se dit que cette religieuse est courageuse. Elle ose ainsi s'affronter à un tabou de l'église : la peur du corps et du plaisir. D'autres religions n'ont pas ce genre d'interdit mortifère. Le tantrisme, par exemple, estime que l'accès au divin passe par la sexualité. Les multiples statues que l'on voit dans les temples montrent ainsi des hommes et des femmes pratiquant l'union sexuelle (dans des positions parfois acrobatiques !). Comme dans nos églises, la statuaire est destinée à l'édification des croyants. Il existe bien plusieurs façons d'élever son âme !...

Devenue adolescente, elle tombe amoureuse de son professeur de grec. Elle sent un sentiment « caniculaire » s'emparer d'elle...Un soir, elle n'y tient plus : « un soir, dit-elle, je me sens à bout. Il me faut un homme. Il est 8heures moins le quart. Avant de partir au cour de métaphysique... ». Soeur Emmanuelle, avant d'être une religieuse, est d'abord une femme, une femme de notre temps, qui a voulu faire quelque chose d'utile de sa vie, utile aux autres et pour elle-même. D'autres destins sont sûrement aussi intéressants que le sien, mais le tam-tam médiatique ne les a pas amenés jusqu'à nos oreilles. Elle mérite, me semble-t-il notre respect et notre affection. Sa foi et la religion catholique l'ont aidée à construire sa vie. Tant mieux pour elle, mais cela ne signifie pas qu'il n'y ait que cette voie pour y parvenir, bien d'autres chemins sont praticables.

Si vous voulez savoir la suite des "confessions d'une religieuse" courrez chez votre libraire. L'ouvrage est édité aux presses de la renaissance.

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CARAMBAOLE :0114: 06/11/2008 08:55

       
bonjour un passage matinal sur
votre blog et un billet plaisant
et interressant ,
si vous passez chez moi,j'aimerais
votre avis sur une lettre ouvertemerci ,jy cours ;j'adorais cette femme

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