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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

« Le communisme est une superbe idée, dommage qu'elle n'ait pas été appliquée à la bonne espèce ! » disait Edgar O WILSON, un grand spécialiste des fourmis. On pourrait dire la même chose du libéralisme. Le dirigisme d'état où le laisser-faire du marché sont les deux grandes théories économiques opposées, qui ne marchent bien « qu'en théorie », mais pas en pratique ! Les hommes sont trop impurs, possèdent trop de duplicité, de goût immodéré pour le pouvoir ou pour l'argent, pour qu'elles fonctionnent. Nous ne sommes pas des êtres rationnels, ou plus exactement, seulement  rationnels, une grande part de nos pensées et de nos actions est dictée par des forces inconscientes et les plus belles théories achoppent sur cette réalité humaine. « Qui veut faire l'ange, fait la bête » disait le philosophe PASCAL.

Assez fait la bête ! Nos dirigeants, sous la houlette de Sarkozy, reprennent la situation en main. Partout on entend dire que « l'on assiste à un retour de l'état ». En réalité l'état, ou plus précisément le capitalisme d'état, n'a jamais cessé d'intervenir, y compris aux USA. Les politiciens ne peuvent s'empêcher de favoriser ceux qui les ont élus et de faire des cadeaux à leurs amis de droite et de gauche ! Cela porte un nom : le clientélisme. Il est à l'origine de la crise des subprimes aux USA. C'est ainsi que les politiciens américains (en premier lieu les démocrates) ont favorisé l'accès à la maison individuelle pour des gens qui n'en avaient pas les moyens. C'était une manière de se faire des alliés poilitques dans les classes populaires et de faire tourner (artificiellement) l'économie.

Une régulation est donc nécessaire, mais elle ne peut pas être appliquée seulement au niveau d'un état. L'interdépendance de nos économies est telle, qu'elle doit l'être au niveau européen. C'est donc plus d'Europe qu'il nous faut dans un premier temps !

Mais l'Europe n'est pas isolée dans le monde et la régulation devra être appliquée à un niveau plus élevé encore, au niveau mondial. Elle nécessitera l'amorce d'une sorte de "gouvernance" mondiale.

Ainsi, non seulement la crise ne représente pas la fin de la mondialisation, mais elle en démontre la nécessité et l'accélère.  A l'échelon européen, malgré les hésitations de ces dernières années, des instances existent et ont fait preuve de leur efficacité (cela aurait-il été le cas si la présidence avait été entre les mains d'un petit pays ?). A l'échelon mondial, presque tout est à créer. On ne peut pas « réguler », éliminer les paradis fiscaux tout seul, pour soi, comme il n'est pas possible de désarmer unilatéralement. Cela doit être fait collectivement.

Cette crise nous met au pied du mur et nous indique la direction à suivre. Elle ne signe pas la fin du libéralisme ni du capitalisme, mais elle vient introduire un peu d'état, un peu de socialisme dans les rouages du marché. Les états vont donc réguler les marchés. Mais on sait bien que, dans ces conditions, la question fondamentale est : qui va réguler le régulateur ?

La réponse, nous la connaissons : la démocratie. Or, la démocratie est souvent dévoyée par l'inertie des citoyens et le clientélisme des politiciens et elle n'est pas partagée par tous les pays du monde, loin s'en faut ! Mais, comme le libéralisme, "la démocratie est le pire des systèmes à l'exclusion de tous les autres !" C'est encore une idée neuve dans le monde. Elle suppose d'abord plus de justice, plus d'égalité économique et politique, plus de fraternité... Un chantier immense qui s'ouvre pour tous ceux qui cherchent à consacrer leur vie à un bel idéal !


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