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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Une partie de la gauche en France et la totalité de l’extrème gauche imputent la crise financière américaine à l’ultralibéralisme et ricanent en constatant que l’état américain nationalise les 2 banques Fannie Mae et Freddie Mac.

Or il semble bien que ces deux banques aient reçu mission de l’état fédéral de garantir les prêts accordés aux défavorisés et surtout aux minorités, noires en particulier, pour l’achat de maisons (les "subprimes").

Où a-t-on vu, dans un système libéral, que des banques prêtent à des gens qui ne sont pas solvables ? Il est bien connu que les banques ne « prêtent qu’aux riches ! » Cette contradiction devrait mettre la puce à l’oreille !

Seules des banques comme la Grameen de Mohamed Younouss (http://www.yabiladi.com/forum/read-65-1170484.html ) prêtent aux pauvres, mais elles leur prêtent des petites sommes qu’ils sont tenus, bien entendu, de rembourser !

Ce n’est pas le cas de ces deux banques américaines qui ont eu obligation, du temps de Clinton en particulier, de prêter aux minorités pour l'achat de maisons, même si leur solvabilité était limite. Ceci pour des raisons politiques, pour favoriser leur intégration.

Cette façon de faire n’a rien de libérale ni de capitaliste, elle ressemble comme deux gouttes d’eau à de l’intervention étatique.

Rappelons que ce qui différencie les USA de nos pays européens ce n’est pas l’ultralibéralisme – les interventions de l’état à des fins politiciennes y sont aussi nombreuses que chez nous – mais plutôt la capacité d’entreprendre qui est moins bridée par les taxes.

Contrairement à ce qu’annoncent de nombreux politiciens relayés par les médias, cette crise ne condamne pas les dérives ultralibérales du système libéral mais des dérives étatiques courantes dans toutes les démocraties où les politiciens ont tendance à faire passer leur intérêt électoral - tout en donnant l’impression d’œuvrer pour une bonne cause - avant le bon sens. Une banque ne peut prêter qu’à des gens qui sont solvables ou alors il faut inventer un autre système bancaire : le micro-crédit, mais celui-ci est solvable car il ne prend que des micro-risques et parce qu’il prête non pas pour consommer, mais pour produire !

Les médias ne semblent pas s’intéresser à ces causes profondes de la crise financière. Il est beaucoup plus facile, comme d’habitude, de trouver un bouc émissaire. Cette vieille tactique évite de réfléchir et marche toujours ! L'actuel président ne s'y est pas trompé et il a su flatter l'opinion dans le sens du poil ! Le système financier devra sûrement être réformé. Cela est nécessaire et réalisable. Le comportement des politiciens devrait l’être aussi, et c’est déjà beaucoup plus compliqué !

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alain BARRE 29/09/2008 17:17

en politique comme en économie, il est plus facile de savoir ce qu'il ne faut pas faire que ce qu'il faut faire. Le clientélisme -faire plaisir à ces électeurs tout en se donnant bonne conscience- est une tare de la démocratie. Les politiciens français fonctionnent ainsi, mais en Inde, d'après ce que j'en ai lu, la dimension du pb est autrement importante et plombe le développement.  Pour les USA, Clinton n'est pas à l'origine du pb des subprimes, il l'a seulement accentué et ses successeurs ont laissé faire. Tout le monde y trouvait son compte jusqu'à la crise.Je suis persuadé que la richesse d'un pays vient de son travail et de sa créativité, càd des entreprises. Il est sûrement préférable de les laisser au privé quand il n'y a pas de raison d'intérêt public pour faire autrement. On sait que sur ce point l'appréciation peut varier suivant les époques et les circonstances et souvent les 2 secteurs, privé et public, peuvent cohabiter. Des taxes trop lourdes dissuadent les entreprises d'embaucher. Il ne s'agit pas de faire des cadeaux aux entrepreneurs. Ils ne connaissent qu'une seule loi : la loi du profit, mais de leur permettre de produire. Les syndicats doivent jouer le role de contre-pouvoir. Quand l'état sort de son rôle et se mêle des affaires privées, comme cela a été le cas pour les "subprimes" aux USA, les conséquences sont apparemment positives dans un premier temps (et tout le monde applaudit), dans un second temps, elles peuvent être catastrophiques (cf : crise actuelle).On ne peut pas faire confiance à l'état pour ce qui est de l'économie. On a vu ce qu'il en est résulté dans les pays communistes : le seul secteur qui marchait bien était le secteur militaire. L'économie réelle a besoin de souplesse, de réactivité, pas de raideur !Ceci dit, tu as parfaitement raison, on ne peut pas faire confiance aux entrepreneurs : ils travaillent pour leurs intérêts propres et ceux de leurs entreprises. On ne peut pas, non plus, faire confiance à l'état sur ce point. Le pouvoir économique n'est pas entre leurs mains, et quand les politiciens interviennent c'est dans leurs propres intérêts d'élus ou de partis.Rien n'épargne aux citoyens que nous sommes la nécessité de se renseigner, de réfléchir, de discuter et d'agir quand cela est possible. Pas de sauveur suprême, pas de bouc émissaire... Heureusement, en France, on discute de tout. Même quand on est amoureux de la poésie, on discute de politique. la preuve que tout n'est pas perdu !....

sido 29/09/2008 09:27

Point de vue d'une non-initiée aux difficiles arcanes financières : Penser que la crise n'est dûe qu'à l'étatisme bancaire de Clinton me parait un drôle de raccourci ( sois dit en passant il a au moins eu le mérite, clientélisme à part- quel homme politique n'en fait pas...- de vouloir aider une frange défavorisée). Si les banques ne prêtent qu'aux riches, c'est connu, tout irait dans le meilleur des mondes si les heureux bénéficiaires en faisaient profiter le "système" pour de réels investissements, condition du bon fonctionnement de l'économie, ce qui est très très loin d'être le cas, aux USA comme chez nous ou ailleurs. Détaxer les entreprises ? Bien entendu mais avec obligation de respecter des règles, et là non plus ce n'est pas le cas, on l'a vu avec les quelques mesures allant dans ce sens. Les mécanismes sont trop complexes, imbriqués, pour avoir LA solution, la bonne réponse. Les économistes se contredisent aussi. Un peu plus d'HUMAIN, c'est ce qui devrait être la base de tout.Bonne semaine. Bise.

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