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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Après les démagos d’extrème droite, les démagos d’extrème gauche ! Le nouveau parti de Besancenot vaut-il mieux que le parti de Le Pen ? Tous deux trouvent leurs références théoriques dans les dictatures du passé et tous deux s’inventent des ennemis, capables selon eux, en fédérant les haines, de rassembler le peuple pour prendre le pouvoir. Pour Le Pen, l’ennemi c’était l’immigré, pour Besancenot, l’ennemi c’est le patronnat. Ils sont « contre », mais on ne comprend pas très bien ensuite quel est l’aspect constructif de leur programme. Le Pen aspire à une vague révolution nationale (nationale-socialiste sûrement ?), Besancenot déclare en créant son nouveau parti, lors de l’université d’été des trotskystes, qu’il nous faut « une bonne vieille révolution », marxiste-léniniste évidemment !

Les recettes changent mais les ambitions des démagos sont toujours les mêmes : exploiter la peur, le mécontentement, les haines, la part sombre de ce qui est en nous, pour arriver à leur fin : le pouvoir. Besancenot va faire du neuf avec du vieux nous promet-il : avec les vieilles recettes de Marx, Lénine et de Trotsky on va créer un nouveau paradis socialiste !

 

De la même façon que le PS, à l’époque de Mitterrand, avait favorisé l’éclosion du parti de Le Pen, l’UMP de l’actuel président se réjouit et favorise l’éclosion du NPA (le Nouveau Parti Anticapitaliste).

Le Pen était convaincant par sa hargne et par sa tcatche, Besancenot l’est plutôt par sa tchatche et par son air d’angelo. L’un cherchait à séduire les électeurs conservateurs en quète d’un père autoritaire, l’autre cherche à séduire des idéalistes orphelins de la révolution. Cela ne les empêche pas d’avoir une base commune de mécontents de toutes sortes !...

Les démagos nous prennent toujours pour des gogos, pour eux, comme pour Goebbels, le ministre de la propagande à l’époque nazi, « plus le mensonge est gros, plus les gens y croient ! ». On ne peut pas discuter raisonnablement avec les démagos. Ils ne s’appuient pas sur la raison mais sur la haine et la passion. C’est en devenant aussi démago que le PC que Mitterrand avait réduit son influence et c’est en étant aussi démago que Le Pen que Sarkozy a réduit le Front National.

La démagogie a déjà bien payé pour Besancenot puisqu’il a été invité à l’émission de Drucker, « Vivement dimanche » il y a quelques mois. Quel succès ! Imagine-t-on Drucker inviter Le Pen a une telle émission ?

Les prochaines élections nous donneront bientôt une idée du nombre de gogos que le nouveau démago Besancenot est capable de mener en bateau !

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sido 09/09/2008 10:50

Oublié : Une bonne fête, puisque c'est la "Saint" Alain...

sido 09/09/2008 10:35

Ce ne sont pas des partis de "gouvernance" mais des partis d'opposition systématique. Je n'imagine vraiment pas que l'un et l'autre aient une autre ambition. Ceux qui leur donne leur voix sont, à mon avis, dans le même état d'esprit, en majorité (toujours une poignée d'irréductibles gaulois...). Le pb c'est que ces voix dispersées fragilisent les autres grands partis, voire créent un danger (frôlé on s'en souvient dans le duel Chirac- Jospin).Je partirai avant toi, dernière semaine d'octobre, j'aurai la primeure de la découverte ( bien encadrée pour ma part ) ! Bises.Sido

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