Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

Peut-on avoir une idée de ce qui fait agir un casseur ?

 

Devient-on un casseur seulement parce que l’on habite dans un quartier difficile ou que l’on a eu une enfance malheureuse ?… Les circonstances y sont, bien sûr, pour quelque chose mais elles n’expliquent pas tout. Seul un petit nombre, qui ne se recrute pas seulement parmi les plus défavorisés, lance des cailloux et incendie des voitures.

 

Dans les années 68 je me souviens d’un tel personnage. Pendant les réunions, il n’en avait rien à faire de l’idéologie, des bla-bla, il n’attendait qu’une chose : le moment où il pouvait expliquer comment fabriquer un cocktail Molotov et donner des coups là où ça fait mal. Ce genre de personnage n’est pas particulier à une époque, ni à un pays. On le retrouve aujourd’hui dans les manifs étudiantes, tout à la joie de casser quand le cortège se disloque. Il s’en est donné à cœur joie pendant la crise des banlieues. Pendant les périodes de calme plat, c’est l’ennui, la déprime, l’horreur… heureusement il y a les matchs de foot !

 

On peut avoir une idée de ce qui fait agir certains casseurs avec l’histoire de Tommy. Tommy est un vrai casseur, un dur de dur, un tatoué. Sa spécialité, c’est surtout le cassage de gueules. Son corps est marqué de cicatrices et ses doigts sont déformés par les coups de poings. Il fait de nombreux séjours en prison. Un jour qu’il est dans les chiottes, il s’écroule victime d’une hémorragie cérébrale. Il est sauvé. Il revient à la maison complètement transformé. Il ne se reconnaît plus lui-même dans ce type qui passait son temps à tabasser tout le monde. Il découvre les belles choses de la vie. Il se met à parler en vers, à faire de la peinture, à sculpter. Aujourd’hui il vit de son art et il regrette beaucoup tout le temps perdu dans son ancienne vie !

 

Il y a moins de « casseuses » que de « casseurs », cela ne signifie pas que la violence soit l’apanage des hommes. La violence des femmes est différente, plus psychologique que physique. Quand les femmes tuent, c’est plus avec du poison qu’avec une tronçonneuse ! Les hommes ont plutôt tendance à prendre tout ce qui leur tombe sous la main ! Cependant il faut remarquer qu’il y a tout de même une sacré disproportion : « d’une culture à l’autre, les hommes tuent des hommes de 20 à 40 fois plus souvent que les femmes ne tuent des femmes. Et c’est aux hommes jeunes, entre 15 et 30 ans que revient la part du lion. » Notre cerveau et son histoire joue sûrement autant que l’environnement et notre histoire personnelle.

Un film met superbement en scène cette problématique du changement de comportement après une atteinte cérébrale : « A propos d’Henry », avec Harrison  FORD. Un avocat brillant et cynique qui se contente de « casser » frauduleusement ses adversaires, lors des procès (c’est plus raffiné que le cassage de gueule, mais c’est également d’une terrible violence) reçoit un coup de revolver. La balle lui traverse la partie frontale du cerveau. Après quelques jours de coma, il se réveille et ne se souvient plus de rien. Sa personnalité va tellement changer qu’il va chercher à réparer les torts qu’il a causés dans son ancienne vie d’avocat ! Un film culte qui vous réconcilie avec l’humanité et qui réconforte également les personnes qui ont en charge le travail patient de la rééducation ! Vous pouvez le trouver sur internet. Cdiscount le propose à 10 €, la Fnac à 13.

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog