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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

À Douala, au Cameroun, les poulets congelés en provenance d’Europe coûtent moins chers que ceux vendus sur le marché par les petits producteurs locaux. Quelle importance me dira-t-on ? Les conséquences, en réalité, sont dramatiques. Les petits fermiers n’arrivent plus à vivre de leur production, il la délaisse et viennent gonfler le nombre des désoeuvrés qui peuplent les bidonvilles !

Comment des produits de l’agriculture européenne peuvent-ils être si peu coûteux ? Grâce aux subventions. Notre agriculture est subventionnée pour des sommes colossales (qui ne profitent pas essentiellement à ceux qui en auraient réellement besoin. A titre d’exemple :la reine d’Angleterre est subventionnée car elle possède des terres !!!)

Le déséquilibre introduit par ces subventions entre les fermiers européens et ceux d’Afrique (en particulier) dissuade ceux-ci de produire.

Le remède ? L’Afrique n’a pas besoin de subventions mais de justice affirme Sala-I-Martin, un économiste espagnol,cité par G. SORMAN dans son livre « L’économie ne ment pas ». sorman-economie.jpg
« Les Occidentaux, dit Sala-i-martin, en voulant tout produire par eux-mêmes, ne laissent aucune place aux entreprises africaines. Avec l’aide, nous purgeons nos péchés historiques, mais nous enfermons les Africains dans un statut d’assistés 
»

Pour sa part, José Bové, de passage à Yaoundé (la capitale du Cameroun), a sermonné les camerounais, leur recommandant de " boycoter les poulets en carton" et au gouvernement de Paul Biya de fermer la frontière aux poulets uropéens.

Le commerce équitable serait-il une meilleure solution ? Elle a des effets pervers :  « les producteurs africains repèrent l’aubaine, se précipitent vers ce que le Nord recherche ; la surproduction s’en suit, les stocks s’accumulent et les prix s’effondrent. »

Une amorce de changement viendra peut-être des Chinois, avance le même économiste (Sala-i-martin). « Des Chinois s’installent comme entrepreneurs, recrutent de la main d’œuvre locale et produisent sur place, à des coûts plus bas qu’en Chine. Serait-ce là l’esquisse d’une industrialisation de l’Afrique ? »

En conclusion : On n’aide pas l’Afrique à se développer avec de bonnes intentions et de mauvais remords. Les solutions ? En premier lieu ne pas leur faire subir le contre-coup de nos problèmes agricoles !

Un site pour en savoir plus  : http://www.gresea.be/avicol_DH_nov04.htm 

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