Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Pour déjouer les attaques des virus, nous avons inventé un type de reproduction qui ne consiste pas en une simple duplication à l’identique mais dans la mise en commun de deux moitiés de stocks génétiques différents. Pour accomplir cette mission, on pourrait imaginer que chaque partenaire introduit un organe branché sur sa réserve de cellules sexuelles personnelles et dépose sa semence dans une petite poche réceptrice de l’autre…et inversement. Cela pourrait se faire en même temps d’ailleurs, comme cela il n’y aurait pas de temps perdu !

On peut rire de cette proposition saugrenue mais c’est ce que font les escargots qui sont hermaphrodites (jouissent de deux sexes). Quand on les voit, parmi les salades, disposer tête bêche, dans un langoureux duo amoureux, c’est à cela qu’ils s’occupent. Do not disturb !...escargots.jpg

(voir le site :  http://www.gireaud.net/reproduction.htm )


Ce n’est pas la solution retenue pour notre espèce par l’évolution. C’est une belle idée de fabriquer un nouveau stock génétique à partir de celui de deux êtres différents, mais qui va nourrir l’embryon ? On ne peut pas partir pour un si long voyage sans biscuit…. La solution ? L’un des partenaires apporte ses provisions et fabrique un gros œuf (chez les oiseaux) ou un petit œuf (ovule) chez les humains, l’autre se contente de faire don de son ADN. L’ADN, ça tient dans une petite cellule de rien du tout (un spermatozoïde) et celui qui les dispense est généreux, il en envoie un demi milliard à chaque fois…tout cela pour un seul ovule !

Objection : les deux partenaires ne pourraient-ils pas apporter, chacun, son petit panier de provision utile au développement de l’embryon pour respecter une stricte égalité des rôles ?

Le « panier » ne contient pas de la nourriture en tant que tel, il contient une machine à fabriquer de la nourriture (une machine métabolique). Cette machine est dirigée par un composant de la cellule : les mitochondries. Celles-ci disposent de leurs propres gènes. Ils entreraient obligatoirement en conflit avec ceux du partenaire. Il faut donc choisir qui va apporter le « panier ». Pour notre espèce ce sont les femmes. Elles apportent donc la moitié du stock génétique et, en plus, la machine métabolique : les mitochondries. Les hommes se contentent d'arrosent le tout avec des millions de cellules mâles.

A partir de là une sorte d’association/compétition va s’installer et les différences Hommes/femmes vont s’affirmer dans de nombreux domaines. Notre survie en tant qu'espèce, notre existence même est fondée sur cette différence. Elle peut être créatrice et source d'une tonifiante diversité (imaginez l'ennui si nous étions une société de clones ou comme ces sociétés de robots que nous décrivent les films de Science-fiction !) ou cyniquement détournée pour justifier des inégalités (on peut remarquer, sur ce sujet, le rôle réactionnaire de la plupart des religions, islam en tête !) . Il faut le répéter, la dyssimétrie des rôles biologiques explique les différences mais elles ne peut, en aucun cas, justifier l'inégalité des droits !

Commenter cet article

lasidonie 07/03/2008 22:16

Un peu d'humour dans un article au ton par ailleurs scientifique en fait tout l'agrément...et ajoute à l'intérêt de la lecture.. Bon W.E, Alain.bise. Sido.

Archives

Articles récents

Hébergé par Overblog