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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Pour empêcher les délocalisations, j’entends, ou je lis, plusieurs idées :

De style nationalistes :

- Produisons français
- Mangeons français

- Achetons français

De style protectionnistes :
-Taxons les produits achetés à l’étranger

De style protectionnistes et écologiques :
- Instituons une taxe carbone

Ces propositions présentent un intérêt certain mais leurs limites sont vite atteintes. Un exemple permet mieux qu’un long discours de comprendre pourquoi. L’entreprise Cap Gemini est une SSII (Société de Services en Ingénierie Informatique), elle occupe le cinquième rang mondial et est dirigée par un français : Paul Hermelin. En 2000, lors de l’effondrement des valeurs technologiques à la bourse, elle a failli disparaître : 19000 de ses salariés, sur 60000, ont été licenciés ! Aujourd’hui, l’entreprise s’est agrandie et emploie 78000 salariés dont près de 15000 en Inde.

Pourquoi cette « délocalisation » ? Chaque année, l’Inde forme plus d’ingénieurs informatiques que l’Europe et les USA réunis. Les entreprises qui ont besoin de services informatiques s’adressent de plus en plus aux ingénieurs indiens, aussi compétents que les nôtres et payés 3 fois moins chers ! Pour ne pas disparaître, CapGemini s’est donc installé dans ce pays. (Remarquons, toutefois, ce qui n'est pas fréquent dans ce genre d'opération, que son effectif en Europe s’est accru également).

Contre ce type de délocalisation, les mesures nationalistes, protectionnistes ou écologiques ne peuvent rien !-vacheavion.jpg

Que faire alors ? Une chose est certaine, il n’y a pas de mesures simples ou simplistes. Une troisième révolution industrielle est en cours. Elle s’appuie sur les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (NTIC). Elle a débuté dans les années 80 et, en France, nous n’en avons pas encore suffisamment pris la mesure sauf pour la dénoncer (manifestations antimondialisations, déclarations hostiles,...). Lors de la deuxième révolution industrielle, certaines personnes se retranchaient déjà dans la critique. D’après elles, par exemple, l’organisme humain ne résisterait pas à la vitesse folle (40 Km/h) que les trains imposaient aux voyageurs. Alors, faut-il se contenter de s’asseoir, en ruminant, sur le bord de la voie et regarder passer les trains en poussant de grands meuglements tristes ?.... Ou vaut-il  mieux essayer de comprendre et de s’adapter ?...
Pour ceux qui veulent en savoir plus, vous pouvez consulter sur ce blog, les chroniques du 17 juillet 2007 : http://www.alain-barre.com/archive-07-17-2007.html, du 18 juillet : http://www.alain-barre.com/archive-07-18-2007.html et du 19 juillet : http://www.alain-barre.com/archive-07-19-2007.html

Commenter cet article

lasidonie 26/01/2008 10:22

Ravie, claudiogène.Vrai que tes articles, Alain , même s'il n'est pas possible parfois de les commenter par manque de compétences, apportent de "l'éclairage".Tu cites  l'exemple de délocalisations "presque" justifiées en Inde, mais combien d'autres plus banales pour le seul profit (salaires à bas côut ) ! Cela ne veut pas dire pour autant qu'il faille baisser les bras. Un autre système est à inventer en tenant compte du facteur humain. Il tarde un peu...Bon W.E, bisesSido( Petite réponse pour le poème)

Claudiogene 25/01/2008 07:14

J'ai trouvé mon blog de chevet. ;-)Merci à lasidonie de m'avoir indiqué ce chemin.

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