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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
J’entends souvent dire que notre époque est celle de l’égoïsme et l’on semble regretter le « bon vieux temps » qui aurait été celui de toutes les solidarités.
Dans la première moitié du XXème siècle la plupart des familles vivaient à la campagne et la maisonnée rassemblait plusieurs générations sous le même toit. Il en résultait, effectivement, une forme de solidarité, faite d’entraide entre les générations. (Rappelons, que depuis l’an dernier,sur le plan mondial, la tendance semble s’être complètement inversée : plus de gens vivent maintenant en ville qu’à la campagne !) La famille élargie résiste mal aux caractéristiques des logements et du travail en ville. En France, en particulier, le nombre de femmes seules élevant des enfants, est en constante progression et la taille des logements tend à devenir plus petite.
Du fait que les grands-parents n’habitent plus sous le même toit que leurs enfants et petits enfants, la solidarité immédiate s’est évidemment amoindrie. Elle existe tout de même, mais la distance la rend plus difficile. Elle s’est transformée et passe plus souvent qu’autrefois par une aide financière. Ce sont souvent les parents âgés qui soutiennent, financièrement, leurs enfants et petits enfants. L’inversion est totale par rapport à ce qui se passe encore aujourd'hui dans les pays en voie de développement où le rôle des enfants est toujours de subvenir aux besoins de leurs parents et par rapport à ce qui se passait dans les années 50-60 en France. A cette époque les enfants qui avaient un salaire (on commençait à travailler à l’âge de 14 ans) remettaient la totalité de celui-ci à leurs parents. Aujourd’hui, les parents aident financièrement leurs enfants jusqu’à 20 ans, 25 ans et même plus !... (en contrepartie, les actifs paient et paieront un tribut de plus en plus lourd pour les retraites des anciens dont la durée de vie a considérablement augmenté)
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Autrefois, me dit-on, les enfants s’occupaient de leurs parents vieillissant jusqu’à leur mort. S’il est vrai que les placements en maison de retraite sont plus fréquents aujourd’hui, ils ne sont pas gratuits ! Enfants et petits enfants sont tenus de participer aux frais en tant « qu’obligés alimentaires ».
Par ailleurs, la Sécurité Sociale, les mutuelles, les aides aux chômeurs, à la formation, etc… sont autant de formes de solidarités nouvelles.
En définitive la solidarité est toujours aussi importante sinon plus mais elle n’est pas aussi visible car elle n’est pas directe. Elle est si peu visible que beaucoup de jeunes sont très étonnés, et furieux pour certains, de voir l’importance des retenues sur leur premier bulletin de salaire et encore plus outrés quand ils reçoivent leur première feuille d’impôts ! Alors et seulement alors, mais c’est peut-être un peu tard, les solidarités modernes deviennent visibles…

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alain BARRE 14/01/2008 15:30

Merci pour ce commentaire. Je suis d'accord quand tu dis que la solidarité était plus naturelle autrefois. L'individualisme de nos sociétés modernes me semble résulter du passage de la famille élargie à la famille restreinte : mère, père, enfants et parfois seulement mère et enfants. Dans les familles d'autrefois, la solidarité s'exerçait sous l'autorité du pater familias, elle était patriarcale (et pas toujours facile à supporter). Aujourd'hui elle tend à être plus restreinte et plus démocratique. Je ne crois pas que ce soit l'esprit de compétition qui soit à l'origine de ce changement (il fait partie de la nature humaine). J'ai l'impression que l'individualisme est devenu une valeur fondamentale de nos sociétés modernes car on ne défend plus un "clan patriarcal" mais une petite cellule familiale et, seulement soi-même, dans certains cas !AB

lasidonie 14/01/2008 10:00

Assez juste mais cette solidarité est financière oblgée , et non "morale" ou naturelle du fait du mode de vie, comme par le passé. En somme, c'est un transfert.Il n'est pas contestable je pense que l'individualisme est l'apanage d'une société basée sur la promotion , la compétition personnelle. Nous échappons en France, un peu, encore pour combien de temps, au tout individuel, par un système public d'entraide. Mais les mentalités vont plus vers le repli dans la petite cellule familiale que vers l'ouverture au cercle d'autrefois. Du moins en grande partie, il y a toujours des exceptions...p.s j'ai le livre conseillé, lecture aisée et instructive...Bonne journée. Bise.

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