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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

Le bouddhisme à la mode thaïlandaise

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Autrefois, pour amadouer les dieux, il fallait des sacrifices de sang, aujourd’hui, les temps sont moins rudes et les divinités se contentent de prières et d’encens. Je sais, Je sais… Quelques islamistes assoiffés de haine et de pouvoir n’ont toujours pas compris que les temps ont changé !... Bouddha à la mode thaïlandaise est beaucoup plus pacifique et pragmatique : il aime ce que tout le monde aime dans le pays : l’argent, l'argent sous toutes ses formes ! Sous forme de bons vieux billets que l’on tient dans ses mains, que l’on déroule et que l'on entasse…

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Ou l’or, sous forme de feuilles millimétriques que l’on applique d’un geste délicat directement sur la statue.

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Cela donne aux Bouddhas un petit air de peau qui pèle après un coup de soleil. C’est du plus bel effet ! On reconnaît les maladroits à l’or qui reste collé sur leur pouce plutôt que sur la statue. C’est, hélas, ce qui m’est arrivé malgré les leçons expertes d’une dévote Thaïlandaise.

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On peut tout demander à Bouddha : aussi bien de gagner au jeu que de gagner des "mérites" pour une meilleure réincarnation... On peut aussi tout lui offrir : des fleurs : c’est simple, c’est frais et ça fait toujours plaisir !

Mais on peut faire des offrandes bien plus surprenantes. Par exemple : des nounours, des petits lapins en peluche, des chats…

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Un petit Bouddha miniature…

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L’offrande que je préfère, c’est un petit cochon minuscule qui tient sur l’ongle de la statue !

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Si l’on n’a rien à offrir à Bouddha, on peut tout de même lui proposer un bout d’étoffe, une étoffe jaune. Il s’allonge à même le sol, s’en recouvre et s’endort paisiblement…

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Bouddha n’est pas difficile. Il est même plutôt bienveillant et il semble toujours vous sourire d’un petit air narquois comme s’il nous disait : « Tu sais tout ça n’est pas sérieux… la vie, les emmerdes d'ici-bas, le stress au boulot… détends-toi…cool … sois Zen ! » Brave Bouddha, qui ne se prend même pas pour un Dieu !

Les moines essaient de faire comme Bouddha : un bout d’étoffe orange et hop, les voilà partis, les mains dans les poches !

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Façon de parler parce qu’ils n’ont même pas de poches. Ils n’en ont pas besoin, ils ne possèdent rien ! Ils vivent de mendicité. Le matin, on les voit se précipiter vers les bonnes maisons où la mendicité est bien récompensée… Conseil : si vous êtes une femme, ne donnez pas d’offrande directement à un moine. Ils ne sont pas de bois et pour éviter de tomber dans la concupiscence ils vous demanderont de la faire transiter par les mains d’un homme !

Ceci dit et sans plaisanter, le bouddhisme en Thaïlande est très vivant et respecté. Il se réclame de la tradition Theravada (petit véhicule). Il ne reconnaît aucun dieu et n'a donc pas besoin de clergé. Il s'appuie sur la responsabilité individuelle et il encourage l'abstension et le détachement. Les moines sont nombreux (250 000 hommes) et soumis à des obligations strictes. Un tiers d'entre eux est constitué de religieux "occasionnels" qui accomplissent une sorte de retraite qui vient interrompre pour un temps plus ou moins long, leur activité professionnelle.

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...Ainsi deux mondes peuvent se croiser dans la rue : le jeune moine dans le dénuement, très "zen" et la femme d’affaire thaïlandaise surbookée qui téléphone au volant de sa voiture…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

L’écrivain français à succès, Michel Houellebecq a écrit un roman en 2001, « Plateforme », dont l’action se passe en Thaïlande, dans le milieu du tourisme. Ce roman a connu, comme le dit la critique « un immense succès : près de 300 000 exemplaire vendus » ! Il a été également l’occasion d’un « scandale » médiatique (je dirais plutôt de publicité médiatique tapageuse) lors de sa sortie. Quatorze d’heures d’avion, voilà une bonne raison de se plonger dans « cet évènement littéraire à la française ».

Houellebecq met en scène un personnage qui n’aime pas les autres, qui n’aime pas la vie et qui ne s’aime pas lui-même ! Le héros, prénommé Michel, comme l’auteur, parle à la première personne. Il me fait penser aux personnages de Céline avec moins de verve et sans l’inventivité verbale époustouflante de ce dernier. Parfois, ses réflexions méprisantes sur l’humanité évoquent celles que Frédéric DARD met dans la bouche de son personnage récurrent : San Antonio. Frédéric DARD avait un regard décapant et désabusé sur ses compatriotes, en premier lieu sur ses deux inénarrables collaborateurs : Pinaud (simple inspecteur) et Bérurier (grand gaffeur devant l’éternel). Cependant on sentait dans les réflexions désabusées de Frédéric DARD/ San ANTONIO, de la chaleur humaine, de l’affection et même de la compassion pour ses contemporains. Ce n’est pas le cas pour Houellebecq. Le rapport est froid, le constat est distant et cynique. L’ouvrage commence par des réflexions sur la mort du père du narrateur : « T’as eu des gosses, mon con…me dis-je avec entrain ; t’a fourré ta grosse bite dans la chatte de ma mère. » Le ton est donné et il en sera ainsi pendant la première moitié du livre. Houellebecq décrit des touristes abroutis qui vont visiter un pays d’abroutis avant de revenir à leur vie d’abroutis ! Il excelle à décrire l’abrouti qui est parfois en nous (et qu’il semble très bien connaître en lui). On a envie de lui dire, oui, il nous arrive d’être des abroutis, mais pas tous les jours et pas tout le temps !... Mais pour lui et la plupart de ses personnages, c’est une occupation à temps complet !

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Ses descriptions ont souvent le souci du détail chiffré qui ne présente aucun intérêt. Cela me fait parfois penser à la façon particulière de voir le monde de personnes atteintes du syndrome d’Asperger (une forme d'autisme avec un bon fonctionnement intellectuel mais une grande difficulté à comprendre les relations humaines). Un Asperger triste qui aurait du mal à comprendre les autres et qui se cantonnerait à ce qui ne présente pas de risque d’erreur psychologique : les chiffres et les citations plaquées d’auteurs soi-disant compétents. (par exemple sur l’analyse des processus d’achat avec explication de plusieurs modèles dont on n’a, à vrai dire, rien à faire dans un roman !)

Michel le héros de Houellebecq, parle souvent de sexe. La seule chose qui l’intéresse un peu. Il en parle d’une manière mécanique, crue, dépourvue de sentiments. En définitive on pourrait penser qu’il n’est rattaché à la vie que par un petit bout de chair : son pénis  et ce n’est que, rendu à la 140 ème page, que l’on entrevoit que cela va peut-être le sauver ? C’est en effet l’histoire d’une rédemption (ou tout du moins du retour dans le monde des vivants ayant des sentiments) par le sexe. Il est aimé, -bien malgré lui- (l’auteur ne nous explique pas par quel miracle une belle femme intelligente peut s’attacher à ce personnage sans intérêt qu’est son héros), il aime et il est comblé sexuellement. Il a alors la révélation que « le bonheur existe » et que la vie lui offre peut-être une seconde chance !  

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 Suivent alors de longues descriptions sur le fonctionnement économique et financier de la société de tourisme où travaille sa nouvelle compagne. Ces considérations sont souvent intéressantes bien que parfois un peu ennuyeuses. Elles sont pimentées de nombreuses scènes de sexe (ou prévaut un point de vue essentiellement masculin) qui, il y a quelques dizaines d’années auraient fait classer le bouquin dans les rayons érotiques.

Quoi qu’il en soit cette relation sexuelle réussie, rapproche Michel, de la vraie vie. Il commence à se dégeler, des sentiments apparaissent, un peu de chaleur humaine,… Cela va-t-il s’étendre au reste de sa vie ? Voilà effectivement une question intéressante. Je ne vous donne pas la réponse cela désamorcerait votre envie de lire le livre… Je vous précise seulement qu’il se termine en Thaïlande sur l’une des plages paradisiaques du Sud.

Signalons toutefois que Houellebecq fait une description plutôt idyllique de la prostitution en Thaïlande qui montre une méconnaissance du sort des femmes en Thaïlande (voir ma rubrique d’hier)

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Houellebecq est l’un des romanciers français des plus réputés. C’est l’un des rares qui soit connu à l’étranger. « Plateforme » est-il un grand roman ? Le thème de la rédemption par l’amour est un grand thème même s’il est traité ici d’une façon réductrice, en ramenant l’amour essentiellement au sexe. L’auteur a du talent, il s’est creusé la tête pour inventer une intrigue, il a essayé de faire sentir la psychologie de son personnage par de longues (et parfois ennuyeuses) descriptions d’ambiance suivant un procédé très Balzacien. L’ensemble tient assez bien la route à part une invraissemblance du récit : la façon dont Valérie tombe amoureuse de Michel. Si vous avez quelques heures d’avion et que vous allez en Thaïlande ce n’est pas un mauvais choix de lecture.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

Femmes de Thaïlande entre modernité et tradition 

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Elles ne portent pas de voile, elles ont souvent un beau sourire et des traits harmonieux… mais leur sort n'est pas toujours enviable ! 52% de la population active est féminine et la bonne marche du pays repose beaucoup sur elles ! Mieux, 48% des cadres et dirigeants d’entreprises sont des femmes.

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      Ce statut particulier de la femme au travail est assez répandu dans les pays de riziculture dont la religion dominante est le bouddhisme. (La riziculture est, traditionnellement un travail plus féminin que l’élevage ou la culture du blé qui engendrent des sociétés patriarcales). En ville, elles font les mêmes métiers que les hommes, mais le soir elles sont seules à s’occuper du repas et des enfants. Il est vrai que beaucoup d’hommes (mais également des femmes) font un second métier pour arrondir les fins de mois ! - Dans les campagnes, le travail des champs repose beaucoup sur elles. En Thaïlande tout le monde travaille, mais surtout les femmes me dit la guide ! 

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Les mariages sont encore souvent arrangés, y compris en ville. La dot que le prétendant doit présenter pour « acquérir » sa femme est très importante ! Dans ce genre de mariage, l’épouse doit s’installer chez ses beaux-parents qui se chargent de veiller sur sa vertu. La société thaïlandaise est plutôt matriarcale, mais cela n’empêche pas un machisme très réactionnaire de régner à l’intérieur de la famille ! 

Les mariages se font tardivement (vers l’âge de 30 ans) et la surveillance __

sur les « bonnes mœurs » des filles est telle que l’homosexualité féminine est une réalité bien présente. Après le mariage (arrangé) la « respectabilité » des femmes reste un souci majeur. On tolère, par contre très facilement les aventures du mari. Les femmes de « basses conditions » sont moins surveillées. On tolère qu’elles aient ainsi une certaines liberté sexuelle et qu’elles s’adonnent également, pour 150 000 d’entre elles, à la prostitution. Des changements sont perceptibles en ville, les femmes accèdent au droit au divorce de fait, utilisent la contraception… Internet qui est un des éléments moteur de la mondialisation, leur apprend beaucoup de choses... Les hommes acceptent mal cette nouvelle répartition des pouvoirs dans le couple et dans la société et ont tendance à abandonner leur épouse à la naissance du premier enfant puis de recréer divers nouveaux foyers sans consistance. Ils ont également recours à la prostitution (qui n'a pas été inventée pour les touristes).

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C’est l’ancienne tradition du soutien familial matriarcal (des parents, même très éloignés, peuvent recueillir un enfant qui a besoin de soutien) qui sauve la société thaïlandaise. 

 Les changements sont chaotiques, mais c’est une société qui évolue et dont les structures ne craquent pas (comme on aurait pu s'y attendre après le krach financier catastrophique de 1997).

Quoiqu’il en soit le sort des femmes et des enfants en Thaïlande me paraît plus enviable que dans la plupart des pays arabes ou musulmans !...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

Danses traditionnelles :

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Je ne suis pas friand de ces spectacles folkloriques que les Tour operators proposent dans les divers pays que l’on visite. La nourriture y est moyenne, le temps minuté, le formatage pour le goût des touristes tellement prégnant que les vraies traditions ont tendance à s’y diluer !

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Celui-ci semble de prime abord ne pas échapper à la règle, puis, surprise, les danseurs arrivent et la grâce commence alors à régner sur scène. Princes et princesses évoluent  dans des habits étincelants mêlant les tons or et rouges symboles de pouvoir, de puissance, de gloire et drame.

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Par certains côtés ils me font penser à L’habit de lumière des matadors.

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Les attitudes et les gestes en dissymétrie surprennent le regard, le font sortir de son cadre habituel comme dans les meilleurs ballets de Maurice Béjart. Les doigts sont tirés en arrière et maintenus en hyper extension.

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 Leur tension est source d’un contraste saisissant avec l’expression paisible, détendue,accueillante exprimée par le visage. Les yeux sont grands ouverts, comme pour la séduction ou l’hypnose et vous invitent à vous absorber en eux…

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Comme d’habitude ces danses mettent en scène des dieux, déesses, amours, vengeances, réconciliation,…rien de nouveau sous le soleil ou sous les spots des projecteurs !

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 L’ensemble n’est pas seulement charmant, il touche quelque chose de profondément humain : fascination, guerre, amour, batailles… Ces danses traditionnelles cherchent à nous charmer et à nous leurrer. Elles nous rappellent, avec élégance que tout n’est qu’apparence, mais il est bon parfois de se laisser leurrer par les apparences !....

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

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Le marché de Damnoen Saduak est un des rares marchés flottant qui subsiste en Thaïlande. Il est situé à une centaine de Km de Bangkok.  L’afflux des touristes lui permet de survivre sans trop le dénaturer. On y vend de tout, surtout de la nourriture et des articles pour touristes. Je précise tout de suite que les touristes les plus nombreux ne sont pas européens. Comme dans tout le reste de la Thaïlande d'ailleurs, les touristes asiatiques me semblent l’emporter sur les européens !

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Ce marché est-il « authentique » ? Oui et non ! Il est comme beaucoup de nos marchés un compromis entre une vocation utilitaire et les nécessités du commerce touristique. Certains s’en offusquent. Pour moi cela ne semble ni plus ni moins artificiels que dans nos sites touristiques renommés.

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Je pense par exemple à Locronan avec ses faux bretons qui vendent des faux souvenirs, Rochefort-en-terre, Saint-Gustan, etc… Tous ces sites prestigieux jonglent entre un passé idyllique reconstitué pour les besoins de la cause et les nécessités commerciales !  Je dois dire que j’y trouve assez souvent mon compte, mais il est nécessaire de savoir faire la part des choses et ne pas se laisser abuser, mais seulement amuser.

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Vous l'avez compris je ne recherche pas "l'authentique" à tout prix, je crois que l'on peut s'amuser même avec du toc !

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Si je veux vraiment sentir l'âme d'un pays, je me contente de me promener dans les rues de la ville, je prends les transports publics et je regarde les gens vivre et travailler. Sous le vernis des civilisations, des coutumes et autres apparences, les humains se ressemblent : mêmes émotions fondamentales, mêmes peurs, mêmes joies, mêmes colères, tristesses, avidités, agressivités, violences, compassion...

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Cela j'aime le voir, le reconnaître chez l'Autre, chez ceux à qui je rends visite. Il suffit juste de gratter le vernis des civilités pour retrouver le fond commun des civilisations...

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Une femme sur son bateau m'a ému. Plutôt âgée... elle vendait des légumes qu'elle décortiquait entre deux clients... regardez ses mains. Des mains calleuses, comme celles des paysannes autrefois dans nos campagnes de France. Si le marché n'est pas très "authentique", ces mains-là, au moins le sont !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

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Mieux vaut être prévenu tout de suite, la Thaïlande ce n'est pas la porte d'à côté ! Un premier vol de 6 heures jusqu'à Doha (au Qatar),  escale de deux ou trois heures puis 7 heures de vol jusqu’à Bangkok ! Les sièges peuvent s’incliner un peu mais la position est plutôt inconfortable !  plus inconfortable qu’un long trajet en bus où l’on s’arrête tous les deux heures par exemple !

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L’aéroport de Bangkok est tout neuf. Il a été inauguré il y a 6 mois. Il est gigantesque, c’est le premier ou deuxième d’Asie ! Dès la descente d’avion l’on est saisi par l’ambiance chaude et humide. On est encore en saison sèche, la meilleure pour le tourisme. Dans quelques mois : pluies quotidiennes, chaleur et moustiques arriveront...

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Bangkok  est passé de un demi million d’habitants en 1950 à dix millions (peut-être 12). Il y a du monde partout, la circulation n’arrête pas. Les deux roues avec un, deux, trois ou même 4 passagers se faufilent entre les bus, les camionnettes, les tuk-tuk (taxis à trois roues), les taxis ouverts, etc… Rares sont les motocyclistes qui portent un casque, ou bien alors un casque fantaisie…Première surprise : le sourire Thaï n'est pas un vain mot. Je photographie des jeunes en deux roues, dès qu'ils m'aperçoivent ils m'adressent un grand sourire. C'est agréable, surprenant pour ceux qui connaissent les pays du Maghreb où l'on est volontiers grincheux et vindicatifs envers les touristes !

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Entre l’aéroport et l’hôtel, les bouchons sont nombreux et il faut bien une heure pour faire 20 Km ! il est 6 heures, la nuit est tombée (nous nous lèverons tous les matins vers 6 heures précédant de peu le soleil). L’hôtel est situé sur les berges du Chao Phraya, le grand fleuve de Bangkok. Il aère un peu la ville. Bangkok est une ville sur l’eau. Les Klongs qui sont des canaux habités, ont représentés longtemps un élément vital de la ville.  Autrefois on habitait, on commerçait sur l’eau. Il en reste encore quelques traces. Nous verrons cela demain.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

J'entreprends aujourd'hui et pour la dizaine de jours à venir, la rediffusion de chroniques sur un voyage en Thaïlande entrepris en 2007. Seules quelques modifications mineures et mises à jour ont été apportées.

 


J’aime les gares. Parfois c’est ce que je connais le mieux dans certaines villes. La gare de Nantes ne présente pas, à vrai dire, de charme particulier. Du marbre, ou du faux-marbre, de grands tableaux d’affichage, elle est plutôt claire et fonctionnelle avec ses deux entrées : Nord et Sud. Son véritable attrait ne se situe pas à l’intérieur mais dehors : le jardin des plantes. Elaboré dans la première moitié du XIXe siècle, c’est une petite merveille qui vaut le voyage à elle seule ! par contre si vous êtes arrêtés en pleine voie dans le train qui doit vous amener à l’aéroport Charles De Gaulle (CDG pour les intimes) et que l’on vous annonce un retard indéterminé, le prestige de la gare de Nantes en prend un sale coup !

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Tout le monde connaît le laconisme des annonces SNCF lorsque l’on est arrêté ainsi en pleine voie ! Mais aujourd’hui l’enjeu est de taille (beaucoup de billets à rembourser et peut-être des billets d’avion ?)  et tous les employés s’affairent. Première annonce : nous allons peut-être passer par Rennes ! Une demi-heure après, une autre annonce : nous passerions par Angers pour arriver à Montparnasse ? Entre temps l’agence de voyage imagine un plan de sauvetage en prenant l’avion Nantes Paris ! Je commence à imaginer que je vais passer mes douze jours de vacances à Rennes ou à visiter quelques gares de France qui manquent encore à ma collection. Enfin le train « décolle » en direction d’Angers…

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De nouveaux passagers montent. Un contrôleur annonce d’une manière officieuse que s’il y a « assez » de passagers pour CDG et Lille nous trouverons peut-être une solution ?… En somme la SNCF évalue ce qui serait le plus dommageable (financièrement pour elle) : laisser les passagers de notre train rater leur avion ou leur correspondance à Lille ou retarder un autre TGV pour l’aéroport CDG au Mans. Suspense…Contrôleurs et hôtesses circulent dans le train et enquêtent. Peu de temps avant d’arriver au Mans annonce est faite : les passagers initialement prévus pour Roissy et Lille  changent de train. Il ne reste plus à la SNCF qu’à trouver un chauffeur pour ce TGV retardé. On le fera venir de Nantes en taxi.

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Ouf ! je ne passerai pas mes vacances à visiter les gares de France. Si tout va bien, si le vol n’est pas supprimé à cause du vent qui soufflait avec un petit air de tempête dans la matinée, s’il n’y a pas d’alertes à la bombe diverses : dans quelques heures, en route vers Doha, au Qatar, puis vers Bangkok. Six heures de vol, une escale de quelques heures, puis 7 heures de vol et… bonjour le sourire Thaï ! Demain la Thaïlande… peut-être, peut-être ! Dans la vie, il faut savoir rester Zen… première leçon !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #THAILANDE

J'entreprends aujourd'hui et pour la dizaine de jours à venir, la rediffusion de chroniques sur un voyage en Thaïlande entrepris en 2007. Seules quelques modifications mineures et mises à jour ont été apportées.

 


 

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Je pars aujourd’hui pour la Thaïlande pour une introduction en douceur dans un continent que je ne connais pas, l’Asie. Beaucoup de déplacements en bus : de Bangkok au nord du pays vers Chiang Mai et le triangle d’or, plus de 1000 Km du Nord au Sud, et quelques centaines d’est en ouest autour de Bangkok, de la rivière Kwaï à Pattaya. Par contre j’évite les plages du Sud qui sont sûrement très belle, mais je n’y vais pas pour le farniente.

C’est encore la bonne saison pour le tourisme, la température oscille tout de même entre 25° et 33°. L’air est humide (plus de 50% d’humidité), le ciel légèrement nuageux. Suite au coup d’état de septembre dernier (2007) une série d’attentats s’est déclenchée à Bangkok il y a une quinzaine de jours mais le danger semble minime.

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Tout voyage commence par un premier pas ! D'abord il faut rejoindre Paris en prenant le train à la gare de Nantes. En théorie, aucun problème ! Il existe même un direct Nantes-Roissy. On ne peut rêver mieux !...

Mais tout cela, c'est la théorie, le parcours du combattant ne fait que commencer !....

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Publié le par alainbarresfr@sfr.fr
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Pourquoi cette surabondance de crimes, d’assassinats,  d’homicides, d’actes sadiques, de meurtres en tous genres décrits avec un luxe effrayant de détails dans les séries télé et dans les films ? Le genre n’est pas nouveau et la lecture des contes de Grimm, par exemple, nous montre que l’horreur séduisait déjà dans les chaumières, mais il a pris une ampleur de plus en plus grande depuis l’apparition  de la télévision et de la tyrannie de l’Audimat.

Nous sommes « programmés », nous humains en tant qu’espèce dépourvue de griffes, de crocs redoutables, de carapace ou d’une pointe de vitesse suffisante, pour être toujours en éveil, attentifs aux moindres dangers, prêts à fuir si nécessaire ! Notre force vient de notre intelligence qui anticipe, qui se souvient, qui coordonne mais qui n’est pas un bouclier contre un  danger soudain. Nous sommes donc condamnés à subir toujours un certain niveau d’anxiété.  Nous nous en arrangeons habituellement et nous aménageons notre environnement pour atténuer ce danger : nous nous regroupons dans des villages, des villes, nous avons des armes, des consignes dites de « sécurité », des codes, etc.,…mais aussi des assurances-vie », incendie, accident, et même des assurances décès !....

Pas de problème tant que notre système d’éveil est bien réglé, c'est-à-dire ni trop ni trop peu. Trop peu, cela est rare et peut résulter de certains handicaps ou de syndromes frontaux (suite à un type d’accident fréquent autrefois  - tête dans le pare-brise - avant la généralisation des airbags). Trop, on connaît bien, il s’agit des tempéraments anxieux, qui font eux-mêmes parfois partie de familles d’anxieux….Cela se soigne par des médicaments, si nécessaire, mais aussi par la relaxation, la thérapie, un style de vie, la « zen » attitude à la mode aujourd’hui, un environnement social et physique apaisant… mais l’échange entre personnes, la solidarité, l’affection, la poésie, la littérature, la philosophie sont également des remèdes connus et efficaces.

Le problème survient avec la généralisation des médias de masse capables de mobiliser tous les sens à la fois, comme le cinéma et la télévision en particulier (y compris et encore plus leurs évolutions récentes en 3D). Ces médias font appel à l’image, au son et aux mouvements qui sont précisément les signaux pour lesquels nos cerveaux primitifs sont programmés à réagir instantanément et d’une façon inconsciente, comme moyen de survie ! Un bruit inattendu nous fait sursauter qu’on le veuille ou non, une ombre qui surgit dans la nuit, un indice insolite dans l’environnement (l’avion qui tourne au-dessus des champs dans le film « L’homme qui en savait trop »),…. Mais il y a belle lurette que le cinéma et la télévision ont abandonné ces moyens hitchcockiens de nous faire peur, dans la course à l’audimat (ou au nombre d’entrées) les chaînes télé et les studios veulent nous scotcher sur notre siège et nous empêcher de zapper. Pour cela, une seule solution : nous sidérer par des émotions primitives de plus en plus violente. Ce n’est plus l’histoire qui compte, c’est le nombre de litres de sang répandu, le rendu spectaculaire des explosions, les chairs éclatées, j’en passe et des pires. D’autres images peuvent également faire appel à des émotions primitives : celles qui ont rapport au sexe. Alors si l’on peut mélanger la mort et le sexe dans un déluge d’images sadiques !... Cette dernière manière semble toucher particulièrement certains esthètes intellectuels qui boudent leur plaisir quand il s’agit de bagarre triviale ou de sexe pris séparément, mais qui crient vite au génie quand les deux sont réunis !

La solution n’est évidemment pas d’interdire ces films creux mais d’en faire de meilleur qui parlent à la totalité de l’être humain ! Il ne faut pas désespérer, l’un des plus grands succès en France, ces dernières années, a été « Les Chtis » qui est exactement le contraire de ces superproductions ! Je crois surtout qu’il est nécessaire de faire connaître ces mécanismes inconscients qui nous gouvernent et comment les producteurs de ces émissions ou films nous piègent !

Rien de simple ! A titre de comparaison on peut examiner ce qui se passe pour le problème de l’obésité. Elle est due essentiellement à une surconsommation de gras et de sucre associée à une diminution de l’activité physique. Cette attirance vers le gras et le sucré est naturelle, elle est préprogrammée comme notre attirance vers les images de situations anxiogènes. L’obésité se répand d’une manière endémique, elle devient une grande cause nationale de santé publique. Il ne s’agit pas d’interdire le gras et le sucre mais de donner les moyens de les repérer, de signaler les dangers que leur excès représente et de promouvoir des solutions alternatives. Je pense qu’aujourd’hui, la télé et le cinéma sont atteints, du même syndrome d’obésité mentale et qu’il faudrait commencer à entreprendre des campagnes d’information sur les dégâts qu'ils provoquent ! "Attention, ce film (ou cette émission de télé) est plein de trucs trop gras, trop sucrés, trop sanglants, trop sadiques, qui peuvent vous amener à une obésité mentale et avoir de graves conséquences sur votre santé psychique !"

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Nous ne brillons pas par nos inventeurs, ni nos artistes et nous sommes plutôt médiocre pour nos résultats économiques, mais il est un domaine dans lequel nous excellons et qui participe grandement au sauvetage de notre économie : le luxe.

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C’est un curieux paradoxe pour un pays qui n’arrête pas de faire la leçon aux autres sur la Liberté, l'égalité, la Fraternité !...

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Pourquoi le luxe se vend-t’il si bien ? Grâce à l’essor des classes moyennes dans les pays émergents depuis une trentaine d’années et grâce au savoir faire des ouvriers et patrons français de ce domaine. La patronne de LOREAL, Me Liliane Bettencourt – qui a fait tant parler d'elle il y a peu – fait vivre près de 70 000 salariés.  (http://fr.wikipedia.org/wiki/Liliane_Bettencourt )

A quoi correspond le désir de luxe ? Il trahit une façon de se distinguer, d’exister à ses propres yeux et encore plus aux yeux des autres. « Si je fais des dépenses somptuaires, c’est que je suis au-dessus de vous, je suis plus riche, j’ai plus de pouvoir….Donc, implicitement, je vaux plus que vous ! »

paon

Ce besoin de paraître est profondément ancré. Il fait partie de notre nature d'animaux sociaux. Ces « pratiques ostentatoires » ne nous sont pas propres On les trouve aussi chez d'autres animaux apparemment très éloignés de nous. Un exemple a été étudié par Darwin : le paon. Ce volatile, pour séduire les femelles, étale une queue "luxueuse" et fait la roue. Cette queue est un handicap face aux prédateurs mais elle envoie, à la femelle, le signal indubitable que son possesseur est tellement fort qu’il peut se permettre cette fantaisie dispendieuse rien que pour ses beaux yeux. Cette théorie est appelée « la théorie du signal coûteux » par les évolutionnistes. Un sociologue français célèbre, BOURDIEU, a repris cette idée dans son ouvrage « La distinction ». Il faut se distinguer des autres pour avoir une chance d'être au-dessus d’eux !

Le luxe serait-il une invention française ? Peut-être va-t-il falloir rallonger la devise de notre République :« Liberté, égalité, fraternité, luxe (pour tous évidemment !)

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