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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche
Femmes et hommes tendent à devenir égaux dans nos sociétés, c'est-à-dire qu’ils ont, de plus en plus, les mêmes droits (droit de vote en 1945 pour les femmes, par exemple ; de nouvelles mesures pour favoriser l’égalité de salaire sont en discussion aujourd'hui, etc…). Cette égalité est un droit qui dépend de l’avancement de la société. Nos sociétés occidentales sont, de ce point de vue, en avance par rapport à la plupart des sociétés musulmanes (bien que les femmes turques aient eu le droit de vote avant les femmes françaises) et très en avance par rapport aux sociétés de l’antiquité. Cette égalité est encore imparfaite et des progrès restent à faire.
Femmes et Hommes sont-ils identiques ? Pour moi, non ! Je pense que femmes et hommes présentent des différences physiques et psychologiques notables.
On prête à Simone de Beauvoir, cette phrase magnifique : « On ne naît pas femme, on le devient ». Cette idée n’est que partiellement vraie. Je dirais plutôt que l’on naît femme (ou homme) et qu’on le devient.

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(Effets de la pluie sur une fenêtre)


Je me souviens qu’après l’effervescence intellectuelle et sociale des années 68, de jeunes mamans voulaient élever leurs enfants, filles et garçons, de la même façon, persuadées que les garçons deviennent plus violents seulement parce qu’on leur fournit des jouets guerriers !... Fiasco sur toute la ligne ! Aujourd’hui encore, malgré les multiples tentatives, les fabricants de jeux vidéos constatent toujours le même engouement des garçons pour les jeux de baston et le même désintérêt de la part des filles.
Une étude intéressante en offre une bonne illustration. Elle a été menée sur 25 bébés de sexe masculin, nés sans pénis (« exstrophie du cloaque »). Des interventions chirurgicales leur ont remodelé un vagin artificiel et ils ont été élevés comme des filles. L’étude indique que « tous se comportaient en garçons, ayant une tendance à la bagarre et des attitudes et des intérêts typiquement masculins ».--pluie2.jpg







(Fleurs dans la tempête, à travers une fenêtre)

Où Beauvoir a raison c’est que, sur des différences réelles mais qui n'impliquent pas de jugement de valeur, la société patriarcale vient greffer ses propres exigences inégalitaires : par exemple, les pères et les frères s’assurent de la vertu de la fille en la couvrant de voiles, en l’empêchant de sortir, en l’empêchant de jouir (excision) et en la tuant si elle a «sali» l’honneur de la famille.
On a raison de dénoncer ce qui résulte de l’exploitation de la femme par l’homme.
On a raison de lutter pour l’égalité des droits mais l’on aurait tort de vouloir niveler les autres différences. C’est sur elles que se fondent l’attraction des sexes, la reproduction, une partie de la créativité et le goût de la vie.
 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

On choisit un conjoint pour sa beauté ou son prestige (son "statut social") mais on le garde pour ses autres qualités !

Ce que j’aime dans la psychologie évolutionniste c’est qu’elle ne fait pas de fioritures, elle va droit à l’essentiel. Ainsi BUSS, un psychologue, a soumis un questionnaire sur les qualités recherchées chez un conjoint, à 10 000 personnes de toutes cultures et toutes religions, dans 37 pays. Certaines qualités font l’unanimité : la gentillesse, l’intelligence, la compréhension. Pour d’autres, femmes et hommes ont des avis nettement différents. Presque partout, les femmes accordent plus d’importance que les hommes à :-sylv2.jpg

- La capacité du conjoint de gagner de l’argent

- A son statut social

- A son ambition

- A son ardeur au travail

- A son sens des responsabilités et à sa stabilité

Presque partout, les hommes accordent plus d’importance à :--sand2.jpg

- La jeunesse

- L’aspect physique, la beauté.

Cette enquête scientifique confirme les remarques que font les responsables d’agences matrimoniales. Ils expliquent : « Les femmes épluchent attentivement les fiches descriptives des candidats alors que les hommes se précipitent sur la photo ! »

À tout cela il y a de très bonnes raisons, que l’histoire des dizaines de milliers de générations qui nous ont précédés, explique très bien.

Nous sommes faits pour succomber à un coup de foudre dont les effets durent 3 ans (c'est-à-dire le temps minimum pour qu’un enfant acquière un peu d’autonomie). Dans la chimie et l’alchimie de cette rencontre, l’évolution n’a retenu que les critères qui permettaient d’avoir de « beaux » petits. La beauté de la femme en est précisément un et le statut social de l’homme aussi !

 Et après ?... Après ce sont les autres qualités qui reprennent le dessus. Lesquelles ? Quasiment les mêmes que l’on recherche quand on choisit un ami… AM-our et AM-itié sont différents mais ils ont une racine commune !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #alain barré

1,5 millions de vols de colis à la poste ! Certains employés « indélicats » sont tentés par tous ces nouveaux produits high-Tech qui leur passent sous le nez et le chapardage bat des records ! Effectivement ce sont bien les employés de la poste qui sont à l’origine de ce chapardage de masse : 95% des vols leur sont imputables ! On est stupéfait par de tels chiffres qui ont été révélés dans un article de la revue Capital de juillet 2007. L’administration est consciente du problème et fait des efforts pour limiter la casse. C’est dans le personnel à statut précaire que les voleurs sont les plus nombreux mais un certain nombre de postiers en CDI se sont également laissé contaminer !poste.jpg

Si l’on compare à ce qui se passe dans les grands magasins (qui emploient aussi du personnel précaire) le pourcentage de vols commis en interne à la Poste est très supérieur : 95% contre 50% dans les grands magasins (le reste est commis par les clients).

Les sociétés privées comme DHL s’en tireraient mieux car elle propose un suivi de leurs colis plus efficace.

L’une des solutions : si vous devez envoyer par la Poste un objet d’une certaine valeur, n’hésitez pas à l’emballer dans un gros paquet. Plus le paquet est gros et plus les voleurs ont de difficultés à le dissimuler !

Pour en savoir plus : http://www.itrmanager.com/articles/67133/67133.html

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

On ne se pose pas souvent la question : pourquoi tant de gens cherchent-ils à être célèbre ? Cette aspiration paraît peut-être trop naturelle pour que l’on s’interroge sur son origine. Ne dit-on pas « qu’il vaut mieux être riche, beau et bien portant que malade, moche et sans le sou ! » Pourtant les multiples émissions de télé réalité montrent bien qu’être « vu à la télé », avoir sa photo dans le journal ou passer à la radio est le but convoité de maints quidams. On peut penser aussi que l’objectif sous-jacent de certains criminels, serial killers et autres incendiaires célèbres, est d’acquérir la célébrité par l’audace spectaculaire de leurs crimes.

Ainsi, un quidam en mal de célébrité, brûlât-il en 356 avant JC, la quatrième des sept merveilles du monde antique : le temple d’Artémis à Ephèse. On peut toujours en voir les ruines dans l’extraordinaire site d’Ephèse, en Turquie, à une cinquantaine de Km d’Izmir. http://fr.wikipedia.org/wiki/Temple_d'Art%C3%A9mis_%C3%A0_%C3%89ph%C3%A8se

La célébrité est-elle donc si enviable ? Oui, et pour des raisons qui remontent à loin. Elle est l’un des éléments-clé du statut social (avec la richesse ; les deux font souvent la paire). Si les sociétés humaines modernes essaient de se construire sur une aspiration à « la liberté, l’égalité, la fraternité », elles n’échappent pas aux vieilles lois de l’individualisme qui poussent à être le meilleur, le plus fort, le plus grand, le plus beau, le plus intelligent…. Et si l’on ne peut atteindre ces objectifs élevés, à être ….le plus grand incendiaire ou le plus grand criminel ! Et ça marche ! Je ne vous ai pas dit le nom de l’incendiaire du temple d’Artémis mais l’histoire l’a retenu alors qu’elle a oublié celui des architectes qui l’ont construit (et encore plus des ouvriers…). Quant aux serial killers, sans eux la presse serait en faillite et l’on ne compte plus les films et les romans dont ils sont les héros !

Il ne faut donc pas se moquer de cette aspiration à la célébrité. Elle joue un rôle social essentiel et présente autant d’intérêt que son complément contradictoire, la recherche d’égalité et de fraternité. Mais faut-il en faire l’éloge à tout bout de champ, de télé et autres médias ? Non !

Par contre l’interdire n’amènerait que des effets pervers (comme la prohibition aux USA). On peut penser, par exemple, que le culte de la personnalité qui a sévi dans les pays communistes était le côté obscur et pervers du nivellement égalitaire ?...

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

Une certaine presse tente de nous faire avaler que nous ne sommes pas tous égaux, que certains hommes seraient bien au-dessus des autres, ils seraient des génies ! On en trouverait ainsi en politique bien sûr, en littérature, en sport,en sciences…

De là à dire que les hommes doivent être traités différemment, il n’y a qu’un pas !

 Qui n’a pas entendu ou lu que MOZART était un génie ? La preuve, à l’âge de 6 ans, il composait ses premières œuvres, plus tard, entendant un morceau de musique dont l’écriture était tenue secrète, il en note la partition après une seule écoute !...

En réalité on ne naît pas génie, on le devient. Si l’on se penche d’un peu plus près sur le cas de Mozart, par exemple, on se rend compte que ses œuvres vraiment intéressantes, celles que l’on joue encore aujourd’hui, n’apparaissent que lorsqu’il a 16 ans. Quand on dit qu’elles ont été écrites d’un jet - ce qui serait la preuve de son génie - on se trompe : pour quelques feuillets écrits sous le coup de l’inspiration, combien sont couverts de ratures ! Mais surtout, la musique de Mozart, ne surgit pas comme un ovni dans son époque. Elle est dans la continuité de ce qui se faisait alors. Je me souviens avoir entendu l’œuvre d’un musicien contemporain de Mozart : on y retrouvait la grâce et la légèreté du « divin » Mozart !

De 6 à 16 ans, âge de la maturité musicale de Mozart, 10 années se sont écoulées. Dix années d’un travail acharné, quotidien, pendant lesquelles il a multiplié, les gammes, les concerts sous la férule d’un père autoritaire (la figure du Commandeur dans Don Juan ?...). S’il est quelque choses de magique, c’est bien ce chiffre 10 ! On le retrouve chez presque tous les « génies ». Pour que leur potentiel puisse s’exprimer il leur faut ce laps de temps pendant lequel ils font « leurs gammes », leurs innombrables essais et erreurs, temps pendant lequel ils sont habités par leur sujet !

Mais, me direz-vous, bien d’autres enfants (ou leurs parents) ont fait preuve d’une telle constance sans devenir des « génies » ? Dire que nous sommes tous égaux, c’est affirmé que nous avons tous la même valeur, cela ne signifie pas que nous soyons des clones identiques. Ainsi, il est fort probable que Mozart ait eu un don particulier qu’on appelle « l’oreille absolue ». Dès l’âge de deux ans on peut déceler des bébés qui sont capables de reproduire avec justesse une note de musique (1 bébé sur 100 aurait ainsi cette capacité). Mais ce n’est pas parce que l’on bénéficie de ce don que l’on devient un grand musicien et de nombreux musiciens n’ont pas cette oreille-là ! De même il est probable que nous ayons des prédispositions différentes dans les domaines cognitifs, spatiaux, mémoriels,et physique. Mais ces prédispositions ne font pas, à elles seule, le génie. Elles peuvent faciliter les choses (ou les contrarier dans certains cas). Sans un travail acharné et une motivation sans faille, elles n’aboutissent à rien.

A cela il faut ajouter le rôle essentiel du milieu familial (le père de Mozart était musicien, la famille de Bach baignait dans un univers musical,…) et du milieu social. Enfin, la touche finale, est donnée par le hasard, les circonstances qui favorisent ou défavorisent tel ou tel.g--nie.jpg

Une fois le « génie » lancé, il multiplie les expériences les concerts, les compétitions, les rencontres et démultiplie ses capacités qui s’épanouissent pleinement. La différence se creuse alors avec les autres.

Les « génies » sont des experts. Comme ces derniers ils sont, la plupart du temps, incapables d’expliquer comment ils ont produit leurs œuvres (leurs conclusions). La masse d’expériences préalables est telle qu’elle s’appuie sur un cheminement extraordinairement riche et complexe. Les grand-maîtres aux échecs fonctionnent ainsi, ils « sentent » les choses mais quand on teste leur mémoire (y compris la mémoire spatiale) elle n’est pas meilleure que celle de bien d’autres !

Le « génie » n’est donc pas un être à part, c'est le résultat d'une interaction réussie. Il peut avoir des prédispositions dans certains domaines mais il est tout autant un « produit » de la famille et de la société dans laquelle il a été élevé que de ses dons et de son tempérament.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
J’entends souvent dire que notre époque est celle de l’égoïsme et l’on semble regretter le « bon vieux temps » qui aurait été celui de toutes les solidarités.
Dans la première moitié du XXème siècle la plupart des familles vivaient à la campagne et la maisonnée rassemblait plusieurs générations sous le même toit. Il en résultait, effectivement, une forme de solidarité, faite d’entraide entre les générations. (Rappelons, que depuis l’an dernier,sur le plan mondial, la tendance semble s’être complètement inversée : plus de gens vivent maintenant en ville qu’à la campagne !) La famille élargie résiste mal aux caractéristiques des logements et du travail en ville. En France, en particulier, le nombre de femmes seules élevant des enfants, est en constante progression et la taille des logements tend à devenir plus petite.
Du fait que les grands-parents n’habitent plus sous le même toit que leurs enfants et petits enfants, la solidarité immédiate s’est évidemment amoindrie. Elle existe tout de même, mais la distance la rend plus difficile. Elle s’est transformée et passe plus souvent qu’autrefois par une aide financière. Ce sont souvent les parents âgés qui soutiennent, financièrement, leurs enfants et petits enfants. L’inversion est totale par rapport à ce qui se passe encore aujourd'hui dans les pays en voie de développement où le rôle des enfants est toujours de subvenir aux besoins de leurs parents et par rapport à ce qui se passait dans les années 50-60 en France. A cette époque les enfants qui avaient un salaire (on commençait à travailler à l’âge de 14 ans) remettaient la totalité de celui-ci à leurs parents. Aujourd’hui, les parents aident financièrement leurs enfants jusqu’à 20 ans, 25 ans et même plus !... (en contrepartie, les actifs paient et paieront un tribut de plus en plus lourd pour les retraites des anciens dont la durée de vie a considérablement augmenté)
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Autrefois, me dit-on, les enfants s’occupaient de leurs parents vieillissant jusqu’à leur mort. S’il est vrai que les placements en maison de retraite sont plus fréquents aujourd’hui, ils ne sont pas gratuits ! Enfants et petits enfants sont tenus de participer aux frais en tant « qu’obligés alimentaires ».
Par ailleurs, la Sécurité Sociale, les mutuelles, les aides aux chômeurs, à la formation, etc… sont autant de formes de solidarités nouvelles.
En définitive la solidarité est toujours aussi importante sinon plus mais elle n’est pas aussi visible car elle n’est pas directe. Elle est si peu visible que beaucoup de jeunes sont très étonnés, et furieux pour certains, de voir l’importance des retenues sur leur premier bulletin de salaire et encore plus outrés quand ils reçoivent leur première feuille d’impôts ! Alors et seulement alors, mais c’est peut-être un peu tard, les solidarités modernes deviennent visibles…

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche

« Les qualités requises pour parvenir au pouvoir sont rarement celles qui sont nécessairees pour l’exercer ! » Depuis peu les sciences humaines s'intéressent à la psychologie des hommes et des femmes qui exercent le pouvoir (à la demande de l’armée, des chefs d’états, des diplomates et des candidats aux élections). Et l'on commence même à étudier cette discipline dans les facultés européennes.

Les résultats sont passionnants et assez conformes aux intuitions que l’on pouvait en avoir.

L’outil d’investigation le plus utilisé est le questionnaire de Million qui évalue la personnalité des personnages politiques sur 12 dimensions :

Domination 

Ambition 

Audace 

Extraversion 

Soumission 

Humilité 

Opposition 

Méticulosité 

Inhibition 

Retrait schizoide 

Méfiance 

Instabilité

Pou les hommes comme pour les femmes, on ne trouve pas beaucoup de personnalités timides, introvertis, modestes et humbles au sommet du pouvoir !

Pour les hommes, les scores les plus élevés se concentrent sur les thèmes de la domination, de l’ambition, de l’intrépidité, de l’extraversion et de la méfiance. L’item « conscience » (intégrité, moralité) est, par contre assez peu développé.

Chaque pays présente des particularités et des variantes sans que le profil général en soit profondément affecté. Ainsi aux USA, il semblerait que, pour être élu, le candidat à la présidence doive présenter un fort taux d’extraversion. 

Les femmes de pouvoir présentent également des caractéristiques spécifiques. Leurs scores sont particulièrement élevés dans les domaines « Audace » et « Domination ». Les psychologues « profileurs » estiment que ces qualités sont nécessaires aux femmes pour percer dans un milieu essentiellement masculins où les ambitieux déjà très expérimentés ne manquent pas !

L’autoritarisme des femmes de pouvoir (Thatcher, Bhutto, Golda Meier, Clinton, et notre Ségolène !...) est bien connu. Il serait une réaction à la réputation de douceur que l’on attribue au sexe féminin. Pour s’imposer il leur faudrait en prendre le contre-pied alors que cela n’est pas nécessaire à leurs collègues mâles !--psy-et-pouvoir.jpg

Ces « qualités » peuvent devenir de graves défauts dans certains cas. Tous les dirigeants sont « méfiants » mais quand leur méfiance tourne à la paranoïa (comme pour Staline par exemple) les dégâts peuvent être épouvantables ! Tous les dirigeants croient en leur génie (avec des phases dépressives semble-t-il pour beaucoup d’entre eux) mais quand cela tourne à la mégalomanie, bonjour les dégâts !

Enfin, l’isolement du pouvoir peut très bien induire une coupure insidieuse d’avec la réalité qui engendre une ignorance de la vraie vie des citoyens (en psychologie, on parle d’un retrait schizoïde). Cela mène le pays droit dans le mur (c’est peut-être ce qui est arrivé au shah d’Iran ?...)

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’ouvrage de Pascal de SUTTER : « Ces fous qui nous gouvernent » et l’article qu’il a écrit dans la revue « Cerveau et psycho » de janvier 2008. Dans cet article, il dresse les profils très réussis, de Ségo et de Sarko (réalisés 1 an avant l'élection).

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Récits

Simone de Beauvoir est morte en 1986, à l’âge de 78 ans. Elle était née le 9 janvier 1908 et, bientôt, l’on va fêter le centième anniversaire de sa naissance. On la connaît comme étant la compagne de Sartre. Peut-être faudrait-il dire l’inverse, que Sartre était le compagnon de Beauvoir ! En effet l’ouvrage de celle-ci, « le deuxième sexe », a fait date. Il a dégagé une voie que l’on n’a toujours pas fini d’explorer, alors que les ouvrages de Sartre semblent bien démodés !undefined

Cette clairvoyance de Beauvoir sur la situation des femmes ne l’a pas préservée des erreurs de jugements sur les autres problèmes de la société. Ainsi elle a fréquenté quelques dictateurs célèbres dont elle a fait l’éloge avec la plus grande naïveté. Elle a chanté ainsi les louanges de Castro, de Che Guevara et, après une courte visite en Chine, elle a écrit un gros livre : « La longue marche » (cela a souvent été une mode pour la Chine : plus la visite était courte et plus le livre était gros !). En voici une citation : « Le pouvoir que Mao exerce n’est pas plus dictatorial que celui qu’à détenu par exemple un Roosevelt. La constitution de la Chine nouvelle rend impossible la concentration de l’autorité entre les mains d’un seul : le pays est dirigé par une équipe dont les membres sont unis par une longue lutte en commun et une étroite camaraderie. »

Personne ne détient la vérité en tout et pour tout. C’est un cheminement semé d’embûches, de chausse-trappes et de pièges dans lesquels on tombe allègrement. Etre compétent dans un domaine n’immunise pas de tomber dans l’erreur pour les autres !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #ppp (Petite Psychologie de Poche
Le bon peuple aimerait-il les chefs qui l’ont tyrannisé ? S’il faut en croire les manifestations d’affliction et d’affection quasi hystériques que provoquent leurs funérailles, la réponse est oui !

Khomeiny meurt le 3 juin 1989, plus d’un million d’iraniens se réunissent sur le lieu de l’enterrement (lieu qui n’avait pourtant pas été divulgué officiellement) !

Staline meurt le 5 mars 1953, 5 millions de personnes assistent à ses funérailles à Moscou. Des scènes d’hystérie collective se déclenchent. Plusieurs centaines de participants meurent étouffées, piétinées par la foule… Dans le monde entier on rend également hommage à ce tyran, l’un des plus sanguinaires du vingtième siècle ! Le parti communiste français n’est pas le dernier : la façade du bâtiment du parti est entièrement drapée de noir, la CGT et le PC organisent des arrêts de travail à Rouen et dans diverses villes, des cheminots cégétistes en font tout autant. Le journal l’humanité titre : «  Deuil pour tous les peuples qui expriment dans le plus grand recueillement leur amour pour le grand Staline ».staline-copie-1.jpg

À l’occasion du décès du tyran, Picasso publie un portrait de Staline dans la revue « Les lettres françaises », ARAGON s’insurge :  « On peut inventer des fleurs, des chèvres, des taureaux, et même des hommes, des femmes - mais notre Staline, on ne peut pas l’inventer. Parce que, pour Staline, l’invention – même si Picasso est l’inventeur – est forcément inférieure à la réalité. Incomplète et par conséquent infidèle. »

Mao-Zedong est mort le 9 septembre 1976. Il a laissé derrière lui des dizaines de millions de victimes. Il a été pleuré dans tout le pays et dans le monde entier !...

La liste est longue des tyrans adorés !... Elle commence en Grèce, au VI ème siècle avant notre ère et n’est pas près de se terminer ! Le peuple aime les tyrans et c’est souvent sur lui que les tyrans s’appuient pour se hisser au pouvoir (http://fr.wikipedia.org/wiki/Tyran ).

Remarquons que, pour les trois tyrans que j’ai cité, outre l’immense narcissisme et l’avidité incroyable de pouvoir qui les caractérisaient, ils ont tous su représenter certaines aspirations populaires et devenir des icônes--mao.jpg--stalinenezrouge.jpg--khomeiny.JPG
dans leur propre pays, et souvent, à l’extérieur aussi… Ils ont parfois été des nationalistes efficaces, rendant l’espoir à des nations humiliées. Sans Mao, Staline, Khomeiny, la Chine, la Russie et l’Iran auraient-ils évolués mieux et avec moins de souffrances ? C’est tout à fait probable, mais on ne refait pas l’histoire !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #CHATEAUX de la LOIRE

Quand on parle du Cher me reviennent en mémoire les paroles de la chanson de Michel DELPECH : « Ma famille habite dans le Loir et Cher, ces gens-là ne font pas de manières... Ils me disent : "Tu viens plus, même pour pécher un poisson. Tu ne penses plus à nous. On dirait que ça te gêne de marcher dans la boue, On dirait que ça te gêne de dîner avec nous. » http://www.paroles.net/chanson/17536.1

CHENONCEAU est bien construit sur le Cher mais il n’est pas exactement dans le Loir et Cher, il est situé sur le territoire de l’Indre et Loire, à une trentaine de Km de Tour.-chenonceaux01A.jpg

A Florence l’on trouve des maisons construites sur un pont, c’est le cas du célèbre Ponte Vecchio http://fr.wikipedia.org/wiki/Ponte_Vecchio, à Chenonceau, on ne se contente pas de maisons, on édifie un château entier sur un pont ! Incredible ! incroyable ! umglaublisch ! Ils sont forts ces français !-chenonceaux02.jpg

En réalité Chenonceau est le résultat d’une longue histoire commencée sur l’eau, tout simplement car il s’agissait d’un moulin ! L’histoire s’est prolongée grâce au talent, à la ténacité de femmes, à commencer par Diane de Poitiers, maîtresse d’Henri II.

Tout est beau à Chenonceau, l’intérieur et l’extérieur !-chenonceaux03.jpg

Dehors il fait un froid glacial et les gardiens ont eu la bonne idée de faire du feu dans plusieurs cheminées. Cela contribue à redonner vie à cette vieille demeure !...

Au printemps il ne faut surtout pas oublier de visiter les jardins enclos…-chenonceaux04.jpg

…et la ferme…(j’ai eu la surprise d’y rencontrer une japonaise qui vend du vin de la propriété, spécialement pour les touristes japonais et assure les expéditions dans leur pays !)-chenonceaux06.jpg

Un passage par le musée de cire s’avère également indispensable, surtout si l’on y vient avec des enfants. N’est-ce pas princesse BB ?...-chenonceaux05.jpg

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