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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Ne vous y méprenez pas, nous ne sommes pas revenus au "musée d'art moderne" de Paris, nous sommes bien toujours à l'Orangerie et pourtant ceci est une œuvre d'avant-garde ! Elle date du début du 20ème siècle. Elle a remporté un énorme succès populaire. Elle orne les murs de nos cités, de nos maisons, de nos bâtiments publics et les halls récemment restaurés de l'Orangerie : c’est un morceau de béton. Le béton est utile, il peut être beau. Voici pourquoi, en prime à cette visite du musée de l’Orangerie vous allez avoir, en exclusivité mondiale sur ce blog, la visite des escaliers en béton du musée.

Le meilleur moment pour les admirer est l’après-midi quand la lumière commence à devenir rasante. Des rais de lumière les prennent alors en enfilade, accentuant ou brisant les lignes horizontales des contremarches.

 Les jambes et les pieds des visiteurs ajoutent juste la touche de couleur nécessaire pour égayer ces grands aplats de nuances de gris. Installez-vous en haut de l’escalier et admirez !...

L’œuvre n’est pas inscrite au répertoire, je ne peux donc pas vous dire quels en sont les auteurs. Mille précautions sont prises pour protéger certaines œuvres. Pour celle-ci, on peut s’asseoir dessus, marcher, sauter et même la photographier, personne ne vous dira rien ! Cela fait partie du charme de cette réalisation résolument moderne...

Une telle oeuvre mérite d'être encadrée....

PS : Une petite suggestion : tout le monde ne peut pas s'acheter des oeuvres d'art moderne souvent d'un prix prohibitif. Je vous suggère donc cette petite astuce : achetez un beau cadre à l'ancienne, dégagez une partie du mur de votre salon pour faire apparaître le béton et accrochez votre cadre. Effet garanti... et si vous y tenez je passerai signer l'oeuvre !

Demain petite visite des jardins des Tuileries et du LOUVRE... sans la Joconde, c'est promis !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Parmi les nombreux autres grands peintres représentés à l’Orangerie j’ai particulièrement apprécié :

-          un tableau du douanier Rousseau (mais que faisait donc Caline, ma chienne au milieu de ce tableau? damned !)

-          Plusieurs œuvres superbes de Matisse aux couleurs vives et gaies. Comme Renoir, Matisse peint souvent le bonheur. Et comme Renoir il saisit ses nus dans des attitudes simples et naturelles…

-          Un curieux nu de Derain réalisé suivant une technique photographique. On dirait qu’il a fait la mise au point sur la pointe du sein avec une grande ouverture, provoquant le flou presque sur tout le reste du personnage. Peut-être s’est-il inspiré des photographes pictorialistes de l’époque (qui eux-mêmes s’inspiraient des peintres !)

(Mise au point sur le sein gauche, le visage est également à peu près net et tout le reste est traité en dégradé de flou jusqu'au bras et à la jambe droite qui sont très flous).

Le musée de l'Orangerie abrite de nombreuses autres oeuvres, don d'un collectionneur : Paul Guillaume. On peut y voir également des tableaux de CEZANNE, PICASSO, Marie LAURENCIN, Amedeo MODIGLIANI,, Maurice UTRILLO, Chaïm SOUTINE,

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

L’Orangerie n’est pas dédiée seulement aux nymphéas de Monet, on y trouve les œuvres de nombreux autres artistes majeurs. Renoir est bien représenté par quelques somptueux tableaux reproduisant des nus. Autant Monet se complait dans des compositions gigantesques autant Renoir est intimiste ! Il a commencé sa carrière en peignant de fines porcelaines et ses tableaux ont gardé la délicatesse et la précision que requérait son premier travail. Renoir est le peintre de la gaieté, de la beauté, de la jeunesse.

 Un régal et une source d'inspiration inégalable pour un photographe ! Ses modèles n’ont pas les normes sous-alimentées et dépourvues de musculature des mannequins d’aujourd’hui. Sans être obèses, ils sont bien en chair, une peau bien blanche, un peu nacrée et de longs cheveux... On les voit dans des situations plutôt naturelles ou peu affétées : lors d’une baignade, jouant du piano, à la guinguette, ou posant mollement pour le peintre. Renoir aime la vie, pas la souffrance et quand il fait poser un modèle il ne lui demande pas des poses compliquées. Pour le tableau ci-dessous on dirait qu’il a dit tout simplement à son modèle : « Allonge-toi sur le divan, confortablement, et regarde-moi ! ».

 De toutes les peintures de Renoir se dégagent un hymne à la beauté, à la quiétude, au goût de la vie. Quelque chose de sain et naturel...

Cela pourrait être superficiel. Je crois plutôt que le malheur est notre pente naturelle et c’est bien ce dernier, que de nombreux artistes dépeignent avec tant de complaisance qui me paraît artificiel voyez comme j’ai souffert et comme le monde est noir, donc je ne peux peindre ou parler que du malheur ! »). Renoir ne se laisse pas aller à la (mauvaise) pente naturelle du genre humain, avec son pinceau et un peu de couleur il essaie de nous dessiner des chemins qui montent vers le bonheur.

Ps : Renoir a séjourné à Pornic où il a peint quatre toiles. J’en ai une à la maison (en repro) si vous êtes intéressés faites-moi penser à vous la montrer et à comparer sa peinture avec la photo prise au même endroit.

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Connaissez-vous le musée de l’orangerie ? Ce n’est pas difficile à trouver. Vous tournez le dos à la pyramide du Louvre et vous traversez le majestueux jardin des Tuileries en suivant la grande allée. Contournez le grand bassin (ce n’est pas l’époque des bains-de-pieds…) et, une fois arrivée au fond du jardin, vous voyez sur votre gauche une très grande bâtisse simple et rectangulaire, un peu dans le style des Grecs anciens. C’est l’Orangerie.

Ce musée a été fermé pendant plusieurs années pour cause de réfection. Il est réouvert depuis un an. A lui seul il vaut le voyage à Paris. Il abrite en particulier les Nymphéas de MONET. Souvent l’on a vu des reproductions de ces Nymphéas : c’est joli… de belles taches de couleurs jaunes sur un fond un peu mauve-violet… on perçoit des « impressions », c’est évocateur, mais bof…. Rien de transcendant. Pour que ces oeuvres de Monet deviennent magiques il faut les voir « en vrai ». Là on se dit que CLEMENCEAU, l’ami de Monet avait raison. Monet n’est pas un barbouilleur du dimanche ! Les Nymphéas sont situées dans des salles dédiées, éclairées par un puits de lumière central. La lumière est diffusée par une immense toile qui couvre presque tout le plafond. Les salles sont ovales et ne disposent que d’un banc central sur lequel on peut s’asseoir dos à dos. L’ambiance est magique, l’on n’entend pas de bruit, mais l’on sent la présence des gens. Ils ne sont pas distraits ni endormis… ils se sentent bien, c’est reposant, zen comme on dit aujourd’hui…. et l’on a envie de rester longtemps assis au bord de l’eau.

 A vrai dire les mares de Monet n’étaient pas bien grandes dans son jardin de Giverny. Dans le musée de l’orangerie, on en est enveloppé. Certains ont l’air d’en faire leur lieu de repos habituel. J’ai vu une dame qui lisait paisiblement un roman… Paix, sérénité… voilà les mots qui viennent à l’esprit en visitant cette salle dédiée à Monet. Une cure de beauté antistress. Alors, si vous vous sentez surmené….

PS : Une remarque critique. Comme d’habitude en France, les beaux musées de peinture sont à Paris. La France est toujours un pays hypercentralisé.

 

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Tiens, il y a encore de la lumière au Palais Garnier... Il est trop tard pour la visite, mais je remarque des gens qui font la queue. Je me joins à eux. "C'est quoi le spectacle ?..." Des japonaises, des chinois essaient de répondre. Ils n'ont pas l'air d'être très renseignés eux-non plus !... Après vingt minutes de queue le guichetier déclare :

- Il ne reste plus que des places tout en haut, il faut se tordre le cou pour voir la scène...

- Est-ce que l'on voit bien le plafond ?

- Oui, c'est de là qu'on le voit le mieux...

- OK !

Le plafond peint par CHAGALL est splendide : des couleurs chatoyantes. Les personnages nostalgiques et tendres de Chagall évoquent la musique : Debussy...

Mais le spectacle lui-même n'est pas inintéressant non plus, en particulier le 3ème ballet : "Yondering", sur des chansons populaires américaines (sur une chorégraphie de John NEUMEIER 1996). Presque autant d'hommes que de femmes sur scène, ce qui est rare, des mouvements inspirés du classique mais aussi du jazz et de la danse moderne. Superbe !...Le photographe en oublie de regarder le plafond !...

Vraiment un bon moment... Alors, si un soir vous passez devant l'opéra Garnier et qu'il y a encore de la lumière, allez donc voir à tout hasard et si vous n'avez pas les meilleures places pour le spectacle vous serez tout de même ébloui par le plafond de Chagall !

Le pied de la danseuse est à l'honneur à la sortie du palais (en bas du grand escalier). De multiples mains ont caressé cet objet magique...

Le palais est encore en travaux mais il a fier allure avec son éclairage de nuit !...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Petit retour sur le musée d’Art moderne de la ville de Paris. J’ai oublié de signaler un certain nombre de points particulièrement remarquables de ce glorieux musée d’une ville prestigieuse. Comment ne pas parler des couloirs ! Les couloirs sont très beaux, surtout quand il pleut ! On doit s’y sentir à l’aise également par temps de canicule !... Il se dégagent de ces boyaux sombres et bétonnés une atmosphère de grand recueillement. Qu’est-ce que je vous disais : regardez, là,… sur la photo… un gardien en attitude de méditation !

Ici, une guide explique à deux aveugles les subtilités d’une toile…

Dans cette atmosphère survoltée, les gardiens eux-mêmes sont parfois pris d’une frénésie de créativité. Alors on ne peut plus les retenir. Regardez, ci-dessous, l’une de leurs compositions. Sûrement l’une des plus belles, des plus extraordinaires, des plus énigmatiques et des plus lourdes de signification de ce musée …

La foule, qui se presse nombreuse, dans ces caveaux de la créativité, s’écroule parfois d’un bloc, assommé par tant de beauté !...

 

En principe, je ne le devrais pas, mais je sens que ce musée est digne d'un don et je vais faire un don... un don d’une œuvre résolument avant-gardiste qui viendra enrichir les collections de ce temple de la moderne modernité. Elle est intitulée ; « prière de ne pas stationner… »

 

 Le sens n'est pas tout à fait évident au premier coup d'oeil. Il faut rester longtemps devant, immobile, sans bouger d'un cil, avant d'en comprendre toute la profondeur...Puis enfin notre esprit s'ouvre, c'est l'illumination et l'on se retire... avec un PV... Damned !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Le musée d’Art moderne de la ville de Paris présente de nombreuses collections accumulés au cours des ans (provenant pour certaines de dons, un peu hétéroclites) . Elles sont « modernes » ou elles l’ont été !... Elles couvrent à peu près le vingtième siècle. Des expos ponctuelles d’artistes contemporains s’y tiennent régulièrement. Quelques œuvres m’ont intéressé ! Je pense en particulier à la grande décoration de Dufy « la fée électricité », commandée par EDF en 1937. Cet immense décor ne fait pas moins de 600 mètre carré ( oui, six cents...). De quoi donner des frissons à plus d’un manieur de pinceau ! http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6472&document_type_id=4&document_id=15968&portlet_id=14646&multileveldocument_sheet_id=1684

La salle MATISSE présente les 3 panneaux de « la danse » qui ont gardé leur force d’évocation : mouvement, simplicité, économie de moyen… une réussite ! http://www.insecula.com/salle/panorama_ME0000067267.html?java=0 

Sur le mur d’en face s’étale une œuvre de BUREN (celui des colonnes ). Plus simple… tu meurs ! Si, il y a encore une toile entièrement blanche et vide, tellement vide que je ne me souviens plus de qui elle est….(trou…)

J’ai apprécié la statue bleue de Yves KLEIN (« Portrait en relief de Martial Raysse)

… Le nu dans le bain de Pierre BONNARD

…. FAUTRIER qui peint comme mon amie Nicléane, ou inversement….

… les enfants qui prennent leur premier cours d’art moderne avec le personnel du musée…

 

Un musée où je retournerai, surtout si j'arrive à me faire admettre dans un groupe d'enfants ! À signaler : l’entrée est gratuite (ou alors je n’ai pas vu la caisse !) et le restaurant est sympa. On y voit beaucoup de jeunes venus du monde entier et l’on y sent de la gaieté ce qui n’est pas toujours le cas dans ce genre d’endroit !

Un lien : http://www.paris.fr/portail/Culture/Portal.lut?page_id=6450

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Il fait beau, le ciel est bleu, le soleil rayonnant.

Est-ce un temps pour aller s’enfermer et visiter une expo ? Heureusement, le bâtiment est superbe, les deux salles largement aérées et le soleil rentre à flot !

Les visiteurs viennent un à un ou par deux, par petits groupes... Des amateurs passionnés, des gens qui aiment l’art sous toutes ses formes, d’autres qui veulent retrouver des paysages connus et beaucoup de personnes qui découvrent la photo grâce aux nouveaux appareils numériques si simples et efficaces et parfois… si compliqués ! On discute, on échange, on commente, on signe parfois le livre d’or… Oui, même par un soleil printanier, rien qui ne fasse regretter de rester enfermé. Merci à la commune de Parigné et peut-être à l’année prochaine !

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

"Saison et hors saison à la plage" (suite 04) : les tempêtes de l'hiver.

"Les premières tempêtes de l'automne arrivent. Mouettes, sternes et goëlands frôlent la crête des vagues, plongent dans l'écume, redressent leur trajectoire au dernier moment !... Un coup de vent plus fort les projette vers le ciel. Bientôt ils replongeront dans les rouleaux écumant où se trouvent les proies qui les attirent."

Un vent de tempête souffle sur le mur Ouest du port de la Noëveillard, à Pornic. Le mur est submergé par des gerbes d'écume qui montent à plus de dix mètres !...

Un énorme paquet d'eau se jette à l'assaut des bateaux...

Le mur de jetée joue bien son rôle protecteur et l'énorme gerbe se désagrège en une brume épaisse qui se disperse au-dessus des embarcations...

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Publié le par alain barré
Publié dans : #Ateliers d'artistes...

Saison et hors saison à la plage (suite 03). L'automne arrive...

Il est tard. Le dernier bateau pour l'île d'yeu quitte l'embarcadère de Fromentine eet passe sous le pont de NOIRMOUTIER. Il lui faudra 30 minutes pour parcourir les 20 Km qui mènent à l'île.

Les plages sont presque désertes. Un homme, accroupi près d'une cabine bricole on ne sait quoi. Un lapin, bientôt suivi par toute sa famille, reprend possession des lieux...

Les grandes marées arrivent avec l'équinoxe de septembre. Un coefficient de 115 est annoncé ! Les spectateurs se sont rassemblés sur la digue à l'entrée du Gois.

 Il arrive que la marée surprenne des pêcheurs à pied ou que des voitures restent prisonnières des flots. Des refuges sont prévus tout le long des 4 Km du passage et les incidents sont rarement graves, mais le spectacle de cette grande nappe scintillante qui avance imperceptiblement et submerge la route en quelques instants fascine chaque fois les curieux !

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