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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits

 J'ai rencontré à la boulangerie, il y a quelques jours, une personne qui cherchait à quoi servait cette baguette fendue et cochée.

Payer à la coche !

Le boulanger était trop jeune pour savoir et il n'a pas pu lui répondre, pourtant cela concerne bien son travail.

Autrefois on payait le pain à la coche. Cela correspondait à une façon de faire crédit et de payer à terme sans qu'il y ait besoin de documents papier signés. 

On fendait une baguette de noisetier, le boulanger et le client gardait chacun une moitié. Quand le client achetait un pain, les deux parties étaient réunies et cochées. Les coches étaient différentes selon qu'il s'agissait d'un pain de 6 livres ou de 4 livres. Quand la coche était pleine, il fallait la payer, la preuve de l'exactitude étant apportée par la continuité des entailles.

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mariejoclaude 09/02/2018 17:15

Je me souviens de cette pratique , pas bète du tout , maintenant on va payer son pain avec notre smartphone !
bonne soirée

alain BARRE 09/02/2018 17:44

oui, c'est moins poétique de payer avec son smartphone !

DLB 29/10/2015 13:35

Je n'ai pas pratiqué la coche dans la baguette de noisetier pour payer le pain.
Dans mon jeune âge, le meunier passait à la ferme avec sa charrette et son cheval, empruntant les petits chemins, prendre le blé pour le moudre au moulin à eau. Il en gardait une partie pour se payer, en ramenait une partie sous forme de farine et de son pour les animaux et une partie chez le boulanger. En contre partie nous avions des " bons de pains" c a d de tous petits cartons sur lesquels il était manuscrit "bon pour un pain d'1 livre ou pain de 2 livres ou encore 3 livres, 4 livres, jusqu'à 6 livres ou alors "bon pour un pain de seigle. Nous les enfants nous devions souvent ramener un ou deux pains de 4 livres en revenant de l'école. Le pain était pesé, le boulanger ajoutait une pesée pour arriver au juste poids. Nos parents nous donnaient des conseils ; surtout ne pas perdre ou égarer le ou les bons, ne pas écraser le pain surtout si il était frais, avec les tendeurs sur le porte bagage du vélo, ne pas grignoter la tourte avant d'arriver à la maison, la pesée passait encore mais surement le pain.
C'était une époque, pas si éloignée que cela, dans le fin fond de la Bretagne, le temps de l'auto consommation et du troc.
Bonne fin de journée.
DLB

alain BARRE 29/10/2015 13:38

Merci pour ce témoignage passionnant !
ab

Reneke 29/10/2015 09:24

Joli ! J'ai appris qqchose ce matin, merci, Alain !

BN 29/10/2015 08:49

Le musée de Bourgneuf est très intéressant pour nous apprendre toutes ces pratiques finalement pas si lointaines...
Bonne journée.
BN

alain BARRE 29/10/2015 09:02

Merci Béa. Bonne journée à toi et aux petits enfants !
ab

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