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  le blog alain Barré

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Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)

Une partie de la gauche n’a toujours pas fait le deuil du grand soir et rêve toujours de la mort du capitalisme ! Pour le remplacer par quoi ? On n’en sait rien et les militants non plus. Parfois certains citent de micro exemples, sympathiques mais très loin d’être à la hauteur des problèmes. D'autres évoquent, avec des arguments qui ont beaucoup plus de poids, les possibilités d'échanges, de troc, d'un nouveau type de consommation, offertes par internet. Enfin certains rêvent encore d’un renouveau du communisme et lorgnent vers la Bolivie de Morales ou même de Cuba… (Font partie de ces derniers utopistes retardataires, en vrac, Mélenchon et le parti de gauche, le PC, Mediapart, la gauche extrême et la gauche de la gauche, Ceux qui parmi eux sont sincères – de loin les plus nombreux - ne se rendent pas compte qu’ils vont à l’encontre de leurs désirs et participent à l’augmentation de la misère et du chômage.)

La gauche a une chance historique de faire son aggiornamento grâce au prix d’économie que le Nobel vient d’attribuer à un brillant chercheur français mieux connu à l’étranger que dans son propre pays : Jean TIROLE. Celui-ci peut inspirer autant les gens de bonne volonté de gauche que de droite. Ce n’est pas un idéologue. Il traite l'économie comme une science. Il cherche à faire au mieux avec le monde tel qu’il est. Il accepte donc la loi du marché, mais il en connaît les imperfections et cherche à les corriger en ajustant, point par point (micro-économie) l’équilibre entre la liberté du marché et l’État. Le marché est premier, mais on ne peut lui faire totalement confiance, il doit être corrigé par des interventions judicieuses et équilibrées de la puissance publique. Pas de laisser-faire, mais pas non plus d’interventionnisme étatique habituellement pratiqué avec autant de délicatesse que la déambulation d'un éléphant dans un magasin de porcelaine ! Tout est question de mesure. Oui, la mesure, parlons-en justement, les mathématiques en particulier (et pas l'idéologie), sont une référence pour Jean Tirole, comme pour le grand Gary Becker dont il s’inspire en partie.

Les politiciens au pouvoir, leurs thuriféraires et leurs contestataires de toutes tendances, ont souvent l’impression qu’ils ont tout pouvoir sur l’économie. La réalité leur prouve le contraire. Ils ne sont pas tout puissants leur dit Jean Tirole, mais ils peuvent faire des choses utiles s’ils ont la dose de détermination et d’humilité qui convient.

A tire d’exemple, voici ce qu’il préconise pour l’emploi. Taxer les employeurs qui licencient et diminuer la protection des salariés en CDI tout en augmentant celle des contrats précaires…. Pas bête ! Voilà qui déplairait aux syndicats, aux employeurs, aux révolutionnaires et aux réactionnaires…

Quel politicien aura la carrure pour imposer une telle mesure ?

 

Le Nobel Jean TIROLE, une chance pour la gauche de se réformer !

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Aredius 15/10/2014 14:35

http://lefenetrou.blogspot.fr/2012/09/une-imposture.html

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