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  le blog alain Barré

le blog alain Barré

Un peu de poésie dans ce monde de brutes, un peu de réalité dans la poésie !

Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits

“A la fin de la guerre, une terrible épidémie de grippe Espagnole sévit un peu partout en Europe. Ce fut terrible. Les morts ne se comptaient plus. Ma mère fut touchée. Elle me nourrissait au sein. Je prenais du mauvais lait qui, bientôt, se tarit. Je ne profitais pas. Heureusement une voisine, mère d'un solide garçon, me prit en nourrice. J'ai eu un départ difficile dans la vie. J'étais maigre et chétive. Je le suis restée longtemps.”
En cherchant dans les souvenirs de ma mère pour réaliser un album de famille je suis tombé sur ce passage qui m’a incité à revoir les chiffres de la pandémie de 1918-19. Elle a fait 400 000 morts en France et une cinquantaine de millions dans le monde. Pour comprendre l’importance de ces chiffres il faut les rapporter à la population qui n’était que de 1,8 milliards pour le monde et 39 millions pour la France.
Pour en savoir plus sur cette pandémie on peut lire l’article de l’encyclopédie gratuite Wikipedia : 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Ateliers d'artistes...
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont

François Dumont, la musique, il connaît, il est tombé dedans quand il était petit ! A 5 ans il adore le piano, à 14 ans il entre au conservatoire de Paris, puis rafle quantité de prix !...
Hier il dirigeait le prestigieux orchestre Pasdeloup tout en jouant lui-même au piano. Pour lui ce n’est pas un exploit. Il a déjà enregistré les concertos de Mozart avec l’Orchestre de Bretagne de cette même façon !... Il passe en une fraction de seconde de la direction au piano et du piano à la direction, tout cela sans partition et….sans baguette ! Cela confère à ses gestes un pouvoir de conviction et une élégance fascinants. François Dumont est non seulement l’un des meilleurs pianistes de sa génération mais c’est un excellent chef d’orchestre ! 
En cette année qui fête le 250ème anniversaire de la naissance de Ludwig van Beethoven, deux de ses œuvres ont été jouées  : le concerto n° 3 en ut mineur pour piano, et le concerto n° 5 en mi bémol majeur et l’Angélus de Franz Liszt
La foule a applaudi avec enthousiasme et du haut de leurs petits nuages Beethoven et Liszt se sont joints aux applaudissements  !...

Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont
Pornic Classic : l'orchestre Pasdeloup et François Dumont

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Ateliers d'artistes...
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet

Une particularité de Sangoma Everett est qu’il aime les gens. Il a envie de leur faire plaisir et il joue un jazz gai, entraînant propre à vous débarrasser de vos soucis. Ce n’est pas qu’il soit léger, superficiel. Il connaît les difficultés de la vie et encore plus celle d’un afro-américain venu travailler en France. Et justement l’un de ses morceaux les plus émouvants est celui qu’il a dédié à Joséphine Baker, chanteuse d’origine américaine qui a participé à la résistance française.
Il en va ainsi de la musique. Un jour elle est toute neuve, elle sort toute chaude de la bouche des trompettes, du claquement des cordes, du déclic des percussions, puis elle entre dans le coeur des gens, elle fait le tour du monde et devient “un classique” !...
Classique ne veut pas dire ennuyeux, mais désigne seulement la beauté qui a résisté à l’usure du temps !...

 

Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet
Pornic Classic : le Sangoma Everett jazz quartet

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Ateliers d'artistes...
le trio Guarneri et Beethoven
le trio Guarneri et Beethoven
le trio Guarneri et Beethoven

Pour aller écouter le “Trio des sourcières” de Beethoven il fallait bien un mauvais temps du diable ! Pluie et vent au programme avant d’entrer dans la grande salle du Val Saint-Martin à Pornic…
Le trio guarneri était à la hauteur : Cenek Pavlik au violon, Marek Jerie au violoncelle et Yvan Klanski au piano.
Ces trois-là se connaissent depuis 1986. Ils n’ont même plus besoin de se regarder pour s’ajuster l’un sur l’autre. C’est une mécanique merveilleusement huilée et une harmonie sans faille...D’ailleurs quand je suis sorti, dans le vent qui soufflait en tempête, j’ai vu passer Beethoven, l’air sombre comme d’habitude mais un sourire furtif aux lèvres….

 

le trio Guarneri et Beethoven
le trio Guarneri et Beethoven
le trio Guarneri et Beethoven
le trio Guarneri et Beethoven

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Ateliers d'artistes...
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince

Heureusement le complexe du Val-Saint-Martin est grand et comporte un très vaste hall. Ainsi les spectateurs venus assister au premier concert du festival Pornic Classic ont-ils pu former une longue queue respectant les distances d’un mètre avant de donner leur nom et leur numéro de téléphone, se laver les mains et présenter leur billet. La grande salle s’est très vite remplie et, malgré les distances de sécurité, on se serait presque cru à un concert normal !
Il faut dire que PPDA (Patrick Poivre D’Arvor est une vedette de la télé connue par tout le monde sauf des enfants venus assez nombreux pour l’entendre raconter l’histoire du Petit Prince de Saint-Exupéry.
Il était accompagné par deux princesses : Helen Kearns une soprano qui a chanté des mélodies de Duparc, Ravel, Fauré...et Anja Linder.
Anja Linder est une harpiste. Son destin a basculé lors d’un concert en plein air. Un coup de vent déracine un platane qui tombe sur l’assistance. elle perd l’usage de ses jambes…
Deux ingénieurs créent pour elle une “harpe électro-pneumatique" pilotée par ordinateur. Depuis elle joue en concert et enseigne au conservatoire de Strasbourg. On ne pouvait rêver meilleur instrument et meilleure artiste pour accompagner le Petit Prince.
La foule était émue et enthousiaste et quand elle est sortie certains ont vu l’étoile du Petit Prince briller dans le ciel !...

Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince
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Pornic Classic : le Petit Prince
Pornic Classic : le Petit Prince

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Publié le par alain BARRE
Patrick Poivre d'Arvor à la première journée de Pornic Classic

19 H , espace culturel du Val Saint-Martin à Pornic : Le petit prince de Saint-Exupéry

- Patrick Poivre d'Arvor, récitant

Il est accompagné par :

-Helen Kearns, soprano

- Anja Linder, Harpe

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #PePoPo (Petite Politique de Poche)
L’assassinat du professeur Samuel Paty

L’assassinat du professeur Samuel Paty est le signal qui mobilise une nation. Pas de chefs d'État étranger à la cérémonie, c’était une cérémonie à usage interne, à l’usage des français qui ont compris que des ennemis se sont installés à l’intérieur de leur nation. Certains ont la nationalité française ou ne  l’ont pas encore acquise, mais ils n’ont que haine pour la patrie qui les a accueillis. Ils veulent détruire nos valeurs et les remplacer par la loi islamique. Pas un islam de tolérance qui est pratiqué par la majorité des musulmans, mais une caricature de religion dont on a déjà vu les méfaits avec Daesh.
Il est temps de faire preuve d’autorité avec les fanatiques islamistes qui attaquent la république et aussi avec ceux qui les soutiennent.
Oui à l'islam qui respecte la laïcité et les lois de la république, non, absolument non, aux islamistes qui veulent la détruire !

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Poèsie et chansons d'ici et d'ailleurs...

1941, les allemands ont envahi la France, un instituteur, René-Guy Cadou se rend à son école. En chemin il croise trois camions qui transportent les 27 otages qui seront fusillés le 22 octobre dans la sablière de Châteaubriant. Le poète a immortalisé leur sacrifice dans un hymne à la liberté et à la fraternité.

René-Guy Cadou :les fusillés de Châteaubriant

Ils sont appuyés contre le ciel
Ils sont une trentaine appuyés contre le ciel,
Avec toute la vie derrière eux
Ils sont pleins d’étonnement pour leur épaule
Qui est un monument d’amour

Ils n’ont pas de recommandation à se faire
Parce qu’ils ne se quitteront jamais plus
L’un d’eux pense à un petit village
Où il allait à l’école
Un autre est assis à sa table
Et ses amis tiennent ses mains
Ils ne sont déjà plus du pays dont ils rêvent
Ils sont bien au dessus de ces hommes
Qui les regardent mourir
Il y a entre eux la différence du martyre
Parce que le vent est passé là où ils chantent
Et leur seul regret est que ceux
Qui vont les tuer n’entendent pas
Le bruit énorme des paroles
Ils sont exacts au rendez-vous
Ils sont même en avance sur les autres
Pourtant ils disent qu’ils ne sont plus des apôtres
Et que tout est simple
Et que la mort surtout est une chose simple
Puisque toute liberté se survit.

René-Guy Cadou

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits

L'assassinat d'un enseignant, professeur d'histoire, par un islamiste, suscite une réflexion par un autre professeur d'histoire : Claude Barré. Voici sa réflexion.

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Un prof peut-il tout dire, doit-il se restreindre à son programme ?
Ou bien doit-il éveiller l’esprit critique, amener le jeune à réfléchir ? 

L’enseignant Samuel Paty était-il ‘hors limite’ en parlant, montrant des caricatures du prophète Mahomet à ses élèves de Collège ? 
Si l’on reprend les faits, l’enseignant a montré ces caricatures dans le cadre d’un cours d’Education Morale et Civique (EMC) durant  la semaine 41, pour lequel il a invité les jeunes musulmans présents à sortir du cours. Le père d’une élève -qui était absente lors du cours- est venu rencontrer l’enseignant qui lui, était soutenu, accompagné de sa Proviseure (Directrice). Le jeune qui a tué et décapité le professeur est âgé d’environ 18ans, donc en âge Lycée et non en Collège, vraisemblablement suite à des propos tenus sur les réseaux sociaux.

Au-delà des faits qui seront précisés et du jeune homme qui a tué dont nous connaîtrons mieux la personnalité et l’adhésion aux idées islamiques, l’horreur du drame choque, suspend le temps dans un halo de suffocation, de l’inimaginable accompli.
Oui, les enseignants en histoire-géographie EMC, en Français, en Arts plastiques, en Education musicale, en philosophie, en sociologie, en sciences politiques et plus largement en toutes disciplines, enseignent et à ce titre doivent éveiller les consciences, apprendre aux jeunes à exercer leur esprit critique, à prendre du recul face à un document, un texte, une vidéo, un événement, une démarche expérimentale, intellectuelle ... 
Autant ils doivent suivre un programme, autant ils ont à aborder des thèmes qui touchent à des aspects sensibles qui peuvent heurter des habitudes, des modes de pensée, des ‘certitudes’ culturelles, religieuses.... L’Ecole publique – de la République- comme celle de l’Enseignement Privé (catholique sous contrat) est parfaitement consciente des ‘lignes rouges’, du ‘jusqu’où aller’ surtout quand le public jeune ne saisit pas toujours correctement les propos de l’enseignant ou s’arrête à la perception d’un mot, d’une phrase qui l’a marqué, sans remettre le propos dans son contexte. 
C’est peut-être ce qui s’est passé, qui a provoqué le souhait de rencontre entre le père de l’élève -absente au cours- et l’enseignant S. Paty.
Comment faire comprendre en effet à des élèves de 3èmes qu’Adolf Hitler est bien arrivé légalement au pouvoir malgré un Parti de chemises brunes et des S.A. bien enclins à la violence et faisant régner l’ordre dès 1932 ? Comment leur faire saisir que cet homme au pouvoir comme Chancelier a remis l’Allemagne debout économiquement alors qu’elle était au fond du gouffre en 1930 ? (et de parler des choix économiques de relance, évidemment) ...
Comment ‘relativiser’ cet homme qui a exécuté le programme de son « Mein Kampf », déportant et faisant exécuter des millions d’hommes et femmes Juifs mais aussi opposants politiques, homosexuels et handicapés mentaux et aussi des Résistants ? Rien n’est toujours tout noir ni tout blanc. En tout il faut discerner, prendre du recul. Voilà bien un exemple qui contribue à faire prendre conscience à nos jeunes que l’on ne peut pas tout noircir ni tout excuser sans analyser préalablement.
Enseignant moi-même, j’ai enseigné les Addictions en éducation civique en ce début d’année. Comment aborder -se basant sur le manuel- les addictions aux écrans, mais aussi à la nourriture, aux jeux d’argent, à la vitesse, au dopage dans les sports etc... quand des jeunes le vivent parfois au quotidien soit en famille, soit par eux-mêmes ? 
Faut-il se taire ou faire prendre conscience ? Doit-on impérativement ne pas heurter et restreindre le contenu du cours ou pointer du doigt sans en rajouter mais que chacun puisse comprendre ? 
Comment œuvrer sur la ‘ligne rouge’ ? ou doit-on l’éviter et rester dans sa bonne conscience d’avoir fait son programme ? 
Evidemment, tout sujet de cours ne pose pas question ! Les élèves éveillés ou curieux en posent et souvent en plein cours. Certaines sont gênantes, provocantes. Si on peut les évincer un instant, il faut y revenir et là...toucher du doigt le souci... aller sur la ‘ligne rouge’. Enseigner, c’est éveiller !
Durant cette période du Covid 19, avec le confinement du printemps dernier, bien des parents ont pu s’apercevoir qu’enseigner n’est pas qu’une simple explication à donner. Il faut se faire comprendre, que le jeune saisisse vraiment, qu’il puisse reformuler ou refaire à son tour. Si les enseignants ont pu bénéficier d’une prise de conscience positive, le drame qui a touché Samuel Paty et sa famille est une véritable douche froide pour toute la profession.
L’obscurantisme est toujours là, différent d’hier ou des siècles passés mais toujours présent. S’il s’appelle aujourd’hui islamisme, intégrisme... comme ceux d’hier, il vient tenter d’imposer ses limites à ce qui peut être dit, abordé en cours car vécu comme une remise en cause de certitudes, de tabous.... 
Le prophète Mahomet comme Jésus ou Dieu, le thème des religions comme celui de la politique ne sont pas à cantonner à la sphère privée, familiale sans aucune question à se poser, à réfléchir. 
Aborder le sujet des caricatures du prophète n’équivaut pas à approuver ces caricatures de même qu’aborder les idées défendues par un Parti d’extrême droite ou de gauche ne signifie pas approuver les idées de ce Parti. Par contre l’enseignant ne doit-il pas éveiller les consciences, apprendre aux jeunes ce que montre, ce que dénature ou pointe ces caricatures et les valeurs portées par le Parti ? Cela afin que les jeunes puissent exercer leur réflexion et commencent à réfléchir par eux-mêmes.
L’enseignant prépare le citoyen-ne de demain. Ce jeune qui va voter doit pouvoir discerner, réfléchir, se poser des questions avant de placer son enveloppe. Bien souvent j’ai pu sans regret dire en cours qu’un jeune peut voter différemment du choix familial, s’il en a la conviction à l’instant du vote et dire de même que son vote est secret et donc peut ne pas être divulgué à ses proches. Ai-je franchi alors la ‘ligne rouge’ ? J’ai la ferme conviction d’avoir éveillé des consciences, posé un questionnement qui mûrira peut-être : avoir enseigné.
Comment peut-on face à cela aller jusqu’à décapiter ? L’aspect difficile de la tâche, l’espace ténu pour dire sans froisser mais pointer du doigt ce qui doit amener à réfléchir ...face à un acte d’une telle cruauté, d’une telle fermeture d’esprit. La volonté d’éveiller face à celle de faire taire, ne pas aborder ce que l’on érige en règles, dans notre pays de Libertés.  Cette liberté qu’ils ont eu d’entrer ou d’y naître, de vivre parmi nous, de jouir comme tous de leurs droits et s’ériger en Censeur de l’admis et des interdits. 
Tuer alors que même la Loi ne tue plus ! 
Ne nous leurrons pas. Aujourd’hui, nous nous insurgeons, nous compatissons, nous montrons une façade quasi unie devant l’Ennemi..... C’est certainement un temps nécessaire pour le recueillement, la compassion, le deuil.
Demain, dans nos pratiques, nos doutes quotidiens, quand le soufflé sera retombé, qu’en sera-t-il ? Le mur de l’Invincible que nous sommes prêts à ériger dès à présent, ne sera-t-il en fait que de paille, de mesures immédiates, politiquement ‘correctes’ répondant à l’instant ? Ou bien sera-t-il de Lois, de vrais Intangibles protecteurs des enseignants éveilleurs de conscience et formateurs de la réflexion ? 
Oui, enseigner n’est pas que faire apprendre des poèmes, réciter des formules mathématiques ou des verbes irréguliers ou encore faire écrire des dictées. Même pour ces apprentissages, une réflexion est possible. Enseigner est bien autre et au-delà. Il est pour le jeune jusqu’à se former lui-même, être apte à prendre ses décisions, établir ses choix politiques, sociaux, religieux.... devenir un être Libre et non contraint d’interdits de toutes parts.

Claude Barré 19 oct. 2020


 

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Publié le par alain BARRE
Publié dans : #Récits
Mère courage

Mes parents avaient de l'ambition pour leurs enfants. La République offrant «des bourses » pour les élèves méritants mais nécessiteux, ils nous firent passer ce fameux examen et décidèrent de nous placer, mon frère et moi, en internat dans un lycée public. 
La réaction fut immédiate. Le curé monta en chaire pour dénoncer ces mauvais chrétiens qui envoyaient leurs enfants dans ce lieu de perdition : un lycée public !
Après mûre réflexion, notre mère prit sa plus belle plume pour écrire au curé et à l'évêque. Voici cette lettre :
“Si je prends l'initiative de vous écrire, permettez que je m'adresse à l'homme et non au prêtre que je respecte infiniment, car un prêtre, dans le vrai sens du mot, n'aurait pas agit avec ce manque de charité. En quoi notre situation de famille, intéresse-t-elle le monde, pour donner des précisions et des chiffres qui ne pouvaient vous être fournis que par des commérages?
            Il vous est facile, du haut de votre chaire, d'humilier les familles. Je ne suis pas la première. Je ne crains pourtant pas une explication loyale, cela aurait été normal et beaucoup plus franc de votre part. Mais votre but est tout autre. Nous faire encourir la réprobation générale... Peu en rapport avec la belle maxime chrétienne : "Aimez-vous les uns, les autres..." 
            Vous m'avez douloureusement atteinte et, si je devais tous les dimanches entendre des discours de ce genre, je me verrais dans l'obligation de rester chez nous... Cette extrémité répugnerait profondément à mon âme chrétienne et si j'ai la responsabilité de l'âme de mes enfants, vous avez, plus que moi, la responsabilité des âmes de votre paroisse. Ne craignez-vous pas d'aller à l'encontre de votre devoir ? 
            Quant aux personnes soit disant héroïques, je suis bien placée pour savoir que leur héroïsme ne tenait qu'à un fil !...”

On ne peut être qu'infiniment reconnaissant à ses parents d'avoir eu un tel courage !
Il m'arrive souvent de penser à cette histoire quand je voyage dans des pays musulmans ainsi que dans certains quartiers en France, où l'intégrisme religieux gagne du terrain. Je me dis : ces pauvres gens se font manipuler. Chez nous, autrefois, il n'y a pas si longtemps, nous avons connu le même aveuglement. Un jour le fanatisme et l'intégrisme disparaîtront et il ne restera que le meilleur de la religion musulmane comme cela s’est déjà produit pour la religion catholique. Pour cela il faudra des mères-courage parmi les mères musulmanes comme le fut la nôtre à qui je dis encore merci aujourd’hui !
Hommage aux enseignants et en particulier à ce professeur d'histoire assassiné par un fanatique islamiste.

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